mood

Beaucoup de fatigue physique, mais beaucoup d’envie aussi. Beaucoup de choses en cours et à cœur. Bientôt quelques jours au Maroc. Et l’organisation pour le printemps prochain d’un week-end au royaume des loups entourée de celleux que j’aime, des 4 coins du pays (et même un peu du monde), pour mes 40 ans. Moi qui ne fait quasiment jamais rien pour mes anniversaires, cette fois-ci je veux marquer l’épilogue de cette première moitié de ma vie, et du chemin que j’y ai accompli. 2020, 40 ans, je veux en prendre acte, parce que la deuxième moitié de ma vie doit être à la hauteur de ce qui m’est possible et de ce que je mérite. Je déconstruis le système de pensées limitantes venant de mon héritage familial, et j’en dessine un nouveau, où j’ai le droit, le devoir de fêter chaque jour de mon existence, et de me construire la vie qui est la mienne, la place qui est la mienne, l’existence de tous les possibles. Ca prend du temps mais ça marche plutôt pas mal.

semer les graines

Beaucoup de gratitude. Beaucoup d’humanité aussi.

Le festival Witch s’est merveilleusement déroulé. La quiétude de me sentir à ma place et entourée de personnes qui partagent globalement ma vision du monde et de la vie. Atelier avec une herboriste absolument passionnant, qui donne envie de reprendre le pouvoir de prendre soin de soi en autonomie grâce aux merveilles de la nature et des forêts, telles nos ancêtres les sorcières et leurs savoirs si précieux. Première expérience publique avec mes cartes super positive, même si ça demande beaucoup de concentration, quels beaux échanges, quels beaux partages avec ces personnes prêtes à s’en remettre aux cartes pour retrouver ce qui est en leur pouvoir. Le sentiment aussi d’être légitime, crédible, suffisamment compétente sur le sujet pour être là.

Et puis le reste, ma vie, ce qui s’est transformé et se transformera encore, la foi en d’autres possibles qui me nourrit en ce moment, et l’élan serein dans lequel cela me guide. Mon nid, mon autre, mes autres, mes capacités, mes maîtrises et mes pouvoirs.

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Je lis actuellement ‘La Voie du Tarot’ d’Alexandro Jodorowski. Longtemps que je pensais le faire. Son film ‘La Danza de la Realidad’ m’avait beaucoup interpellée il y a quelques années. Je devrais le revoir aujourd’hui, au regard du chemin spirituel que j’ai parcouru.
Son livre sur le tarot de Marseille est passionnant, même si je ne suis pas toujours 100 % d’accord avec absolument tout, son analyse et son étude des cartes est brillante, très poussée, très intelligente. Et puis il me permet de me plonger enfin plus en profondeur dans le tarot de Marseille, qui reste un trésor historique, artistique, philosophique, et un système extraordinaire de symboles et de sens profonds, malgré ses arcanes mineurs à priori plus difficiles d’accès que ceux du Rider Waite Smith. Les archétypes des arcanes majeurs et leurs significations, psychologiques comme ésotériques, traversent avec tant de puissance la magie de l’âme humaine, que je peux comprendre les ‘puristes’ qui boudent la relecture et la vision de Waite, pourtant fascinante elle aussi, et tellement divinement illustrée par Pamela Colman Smith.
J’aime à penser que je peux personnellement aimer les deux, utiliser les deux, pour des raisons différentes. Par exemple pour tirer les cartes aux autres, je trouve que le Rider Waite Smith reste plus lisible, plus facile d’accès, par rapport au Marseille. Les arcanes mineurs illustrés aident quand même beaucoup à s’y projeter pour le consultant profane.
Mais qui sait, peut-être qu’à l’issue de la lecture de ‘La Voie du Tarot’… En tout cas pour mes lectures personnelles je me sens aujourd’hui bien plus proche du Tarot de Marseille qu’il n’y a pas si longtemps… Cœur Rider Waite Smith, cœur Marseille ❤

la mazette gitane

En 2016 tout est devenu réalisable après que j’aie visité ce petit appartement d’un de mes quartiers préférés. Rentrer à la maison. Revenir à Montpellier. Y reprendre ma vie là où je l’avais laissée quelques années plus tôt. M’y réparer. Y soigner mes blessures. Y renaître.
Aujourd’hui trois ans ont passé. Et l’Univers m’a offert encore un cadeau, que je n’aurais même pas osé imaginer. L’Univers m‘a montré une fois de plus que tout est possible.
Aujourd’hui trois ans ont passé et j’aime toujours autant m’asseoir sur ces petites marches. Celles de mon retour à la maison, le cœur empli autant de cicatrices que de trésors. Les cicatrices sont des chemins. Les trésors brillent éternellement. La gratitude est infinie et l’amour est inconditionnel.

photo argentique Alban Van Wassenhove

(photo argentique Alban Van Wassenhove)

 

histoires de pouvoir

« L’amour de Genaro est le monde qui nous entoure. La terre sait que Genaro l’aime, et elle lui accorde sa protection. Voilà pourquoi la vie de Genaro est remplie à ras bord et pourquoi sa situation, où qu’il aille, sera toujours comblée. Genaro se promène dans les sentiers de son amour et, où il se trouve, il est satisfait.
(…) On ne peut se libérer de sa tristesse que si on aime cette terre d‘une passion inébranlable. Un guerrier est toujours heureux parce que son amour est inaltérable et que sa bien-aimée, la terre, l’embrasse et lui octroie des cadeaux inestimables. Cette chose merveilleuse, qui vit dans ses derniers replis et qui comprend chaque sentiment, m’a apaisé et m’a guéri de mes souffrances et, lorsque j’ai enfin réussi à comprendre l’amour que je ressentais pour elle, elle m’a appris la liberté.
(…) Écoute cet aboiement. Cet aboiement de chien est la voix nocturne d’un homme. Elle vient d’une maison dans cette vallée, du côté du sud. Un homme est en train de crier sa tristesse et son ennui par l’intermédiaire de son chien, puisque ce sont tous les deux des compagnons, réduits à l’esclavage pour toute leur vie. (…) Cet aboiement et la solitude qu’il crée témoigne des sentiments des hommes. Des hommes pour qui la vie entière a été comme un après-midi de dimanche, un après-midi pas tout à fait malheureux, mais chaud, lourd et désagréable. Ils ont sué et se sont beaucoup tracassés. Ils ne savaient pas où aller ni que faire. Cet après-midi ne leur a laissé que le souvenir de petites contrariétés et beaucoup d’ennui, puis il s’est achevé brusquement : c’était déjà la nuit.
(…) Seul l’amour pour cette terre magnifique peut donner la liberté à l’esprit d’un guerrier ; et la liberté est joie, efficacité et abandon, devant n’importe quelle situation. »

Carlos Castaneda – Histoires de pouvoir

la perception de la petite cane

Peut-être que les ailes de ma perception sont celles d’une petite cane.

Hier entre midi et deux j’ai terminé le quatrième volet de l’œuvre de Castaneda, ‘Histoires de pouvoir’, au bord de l’eau avec les canards. Une petite cane est sortie de l’eau, accompagnée de son mâle, alors qu’il me restait une vingtaine de pages. J’hésitais à terminer le livre sur place car mon temps de pause réglementaire touchait à sa fin. La petite cane m’a alors dit que je devrais continuer maintenant. Elle s’est approchée très près de moi. Je lui ai demandé de ne pas faire un pas de plus, parce que bon, elle était mignonne mais elle m’impressionnait un peu à ne pas avoir peur de moi comme ça. Son petit regard foncé sur moi, elle est restée là. Séchant ses plumes au soleil. On a discuté un peu. Elle a finit par ranger son bec sous ses plumes et ne plus bouger, clignant des yeux sans me quitter du regard, comme assoupie mais attentive quand même.

A la lecture des toutes dernières pages, je me suis mise à pleurer doucement. Surtout pas de tristesse. Je pleurais d’amour et de gratitude pour cette terre et ce monde, et ces livres, et ce sorcier arrivé sur mon chemin pour illuminer ma voie spirituelle et donner sens à tout ce que j’ai traversé, guide ultime pour réapprendre ma place, apprivoiser mon gouffre pour en faire une force, briser les croyances limitantes et toxiques, continuer ma quête vers ma nature sauvage et libre. Et en me retournant, la petite cane était toujours là à veiller sur moi, son compagnon un peu plus loin, et j’ai pleuré encore plus d’amour pour cet univers et cette vie sacrée, et cette magie qui est partout.

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‘L’amour de Genaro est le monde qui nous entoure. La terre sait que Genaro l’aime, et elle lui accorde sa protection. Voilà pourquoi la vie de Genaro est remplie à ras bord et pourquoi sa situation, où qu’il aille, sera toujours comblée. Genaro se promène dans les sentiers de son amour et, où il se trouve, il est satisfait.
(…) On ne peut se libérer de sa tristesse que si on aime cette terre d’une passion inébranlable. Un guerrier est toujours heureux parce que son amour est inaltérable et que sa bien-aimée, la terre, l’embrasse et lui octroie des cadeaux inestimables. Cette chose merveilleuse, qui vit dans ses derniers replis et qui comprend chaque sentiment, m’a apaisé et m’a guéri de mes souffrances et, lorsque j’ai enfin réussi à comprendre l’amour que je ressentais pour elle, elle m’a appris la liberté.
(…) Écoute cet aboiement. Cet aboiement de chien est la voix nocturne d’un homme. Elle vient d’une maison dans cette vallée, du côté du sud. Un homme est en train de crier sa tristesse et son ennui par l’intermédiaire de son chien, puisque ce sont tous les deux des compagnons, réduits à l’esclavage pour toute leur vie. (…) Cet aboiement et la solitude qu’il crée témoigne des sentiments des hommes. Des hommes pour qui la vie entière a été comme un après-midi de dimanche, un après-midi pas tout à fait malheureux, mais chaud, lourd et désagréable. Ils ont sué et se sont beaucoup tracassés. Ils ne savaient pas où aller ni que faire. Cet après-midi ne leur a laissé que le souvenir de petites contrariétés et beaucoup d’ennui, puis il s’est achevé brusquement : c’était déjà la nuit.
(…) Seul l’amour pour cette terre magnifique peut donner la liberté à l’esprit d’un guerrier ; et la liberté est joie, efficacité et abandon, devant n’importe quelle situation.’

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Et j’ai entamé le cinquième livre, ‘Le second anneau de pouvoir’. Et avec l’homme-chouette nous avons mis en terre son abricotier, ensemble, dans notre jardin, et l’odeur de la terre câlinait nos cœurs, et nous avions envie de nous occuper de la terre, ensemble, pour le reste de nos jours.

ça sent le jasmin

On a l’appart. Remise des clés prévue pour le 1ier avril. Je manque d’émoticônes pour exprimer mon état.

Wow le truc de fifou. A nous le jasmin l’olivier les petits-déjeuners dans notre jardin arboré les tomettes la cheminée le double-séjour immaculé de soleil les chats libres et l’amour fou ❤

Merci l’Univers 🙏

En attendant à moi le tri par le vide et la quête de cartons :3
Je vais donner des trucs aux copaines et à la Croix Rouge. Et jeter ce qui ne peut plus être utile à personne.

Ca me fera quelque chose de laisser la Mazette, le nid idéal pour moi en mode solo, ce quartier, mi barrio, cette vue, cette ambiance… Mais aussi il me tarde tellement d’être là-bas. Le nid idéal pour nous, dans cette ville et dans cette vie.

en vrac

J’ai envie de retourner au taf à peu près autant que de me couper une jambe. Pendant ces vacances j’ai été moi, j’ai vécu ma vie. La base de l’existence quoi.

Et s’il reste quelques questions pour lesquelles l’Univers ne m’a pas encore donné de réponses claires, et qu’il y a encore des éléments qui m’échappent, j’ai néanmoins commencé cette nouvelle année en prenant les devants sur une chose : j’ai réglé ma cotisation Wwoof, pour un an, valable jusqu’au 1ier janvier 2020.

J’ai aussi trouvé le dentiste de ma vie, qui a donné une seconde jeunesse à mes crocs de petit dragon. J’ai géré un truc administratif m’ouvrant des droits auxquels justement j’avais droit depuis belle lurette. J’ai été gâtée et j’ai essayé de gâter autant que possible, j’ai vu Mu, j’ai réécrit Roméo et Juliette, j’ai trouvé une sainte sanguine de la passion, bu des litres de Yogi Tea (et quelques Ricard Piscine), attrapé quelques Pokémons, enfin lu les Accords Toltèques et bien entamé Castaneda, et j’ai même pris le temps pour un peu de ukulélé.

Bref, la vie.

 

 

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mood

Je crois que je n’ai jamais été aussi épuisée de ma vie. Travailler auprès autant d’interlocuteurs différents, sur deux sites, me prend une énergie démesurée.
Mais je les aime tant… Les étudiant·e·s, les doctorant·e·s, les livres, la bibliothèque… Tout indiquait que j’étais faite pour devenir enseignante, les choses de la vie en ont simplement décidé autrement. Mais aujourd’hui, par un chemin tortueux mais incroyable qui m’a nourri de 1000 vies, je me retrouve quand même, de nouveau, au milieu des amphithéâtres, des livres et des copies. Et ça, même avec la pire des fatigues, ça me remplit d’une gratitude infinie.

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Mon humeur à 14h.
J’en ai marre des contingences. J’en ai marre de devoir me retenir de roter, de péter, me faire regarder de travers si je m’étire sous prétexte que je suis au boulot. J’en ai marre qu’on me fasse sentir que ça se fait pas de remonter mon collant dans la rue. J’en ai marre qu’on essaie de me conditionner. Je suis une humaine allô, oui mon corps émet des sons et des odeurs et c’est tellement très bien comme ça. Les odeurs c’est l’envie l’amour l’instinct et je ne veux plus faire semblant du contraire pour avoir l’air adaptée. Je me sens comme une animale. Je veux que le monde entier redevienne animal. Je devrais peut-être me remettre à la lecture de Femmes qui courent avec les Loups. Ce livre qui suit ma vie. J’ai envie d’aller hurler à la lune jusqu’à la nuit des temps.