musical moods

Toujours cette saturation générale, de toutes ces obligations toxiques, dont je ne peux me défaire pour l’instant. Je me réfugie pas mal dans les cartes. Mais surtout, comme souvent quand la cocotte est prête à exploser, dans la musique.

Quand je ne sors pas mon ukulélé, je prends enfin le temps d’écouter ce que fait Julian Casablancas en parallèle des Strokes.

Et il y a ça :

Alors, bon, il est un peu nul cet effet voix on est d’accord. Inutile voire assassin quand on connaît la voix originelle de Julian Casablancas (la voix, que dis-je, l’Organe*…). Mais… Mais il se passe quand même quelque chose de magique avec ce morceau. Il se passe un truc vintage, sensible, sensuellement désinvolte. Ce clip me fait penser à Aktarus, le capitaine Flam, Albator, ces héros de l’Univers dont j’étais folle amoureuse quand j’étais enfant… [ Que des hommes je te l’accorde, mais en fait j’étais aussi folle amoureuse de Lady Oscar ]. Ca touche quelque chose de très lointain au fond de moi, loin loin mais du coup très profond aussi, très ancré dans mon ADN sensoriel.

 

Et puis il y a The Voidz. Cet ovni artistique. Et ce morceau. Totalement obsédant.

Bim. Pur chef d’œuvre du début à la fin. Lynchéen. Grandiose. Diable quelle sensibilité à la fois dramatique et désinvolte, à fleur de peau.

Enfin voilà, sans la musique je serais probablement complètement folle depuis longtemps. La musique est ce refuge surpuissant, un chemin vers toutes les imaginations et tous les possibles, à la force nourrissante incommensurable.

 

*Quand je parle de l’Organe de Julian, je parle de celui-là :

 

l’évidence

Quelques jours avec la famille du coeur à la maison. Gratitude infinie.

J’ai du mal à trouver les mots. Ils apportent l’amour, la paix, les rires et la lumière. Ils le portent en eux à fleur de peau et irradient tout ce qu’ils regardent, tout ce qu’ils touchent. J’ai grandi si introvertie, si timide, si réservée, pas à l’aise en groupe, et aujourd’hui je réalise combien je me sens à ma place dans une vie de meute, un quotidien ensemble, comme un pack chantant à la lune de la liberté, riant au nez des codes et des croyances limitantes… Sauvages et libres.

La famille est une histoire de naissance. Au début. Puis, parfois, quand on va chercher sa place ailleurs, c’est une histoire d’évidence.

Ma famille du coeur. Ma famille de l’évidence. J’ai une chance telle que j’ai le devoir d’en faire quelque chose. Papou a raison, je dois prendre encore plus conscience de ma valeur, que je vaux mieux que certaines choses que je supporte alors qu’elles ne sont pas acceptables. Pas quand l’Univers me montre le chemin d’or sur lequel je pourrais m’élancer, si je fais les bons choix et si je lâche totalement prise sur certains vieux démons.

Ils apportent l’amour, la paix, les rires et la lumière. Ils apportent l’évidence et je ne dois pas la perdre même quand 300 km nous séparent. Elle doit s’enraciner en moi, faire partie de moi.

Je vous aime. Je vous aime tant. Je ne désespère pas du jour où j’oserai vous le dire, dans les yeux et pas seulement avec les yeux… Avec des mots, le son de ma voix, avec toute l’évidence que cela représente pour moi.

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la paz

Tout va merveilleusement bien. A ma place, à mon rythme, à ma vie. One Life.

Les jeux de rôle sur table, l’Aubrac, l’Aveyron, le Cantal. Les nuits fraîches, la lune, les criquets, les bondieuseries biélorusses. Et dans 3 jours les loups à la maison ❤

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Gifts of the Universe (bis)

Les cicatrices sont des chemins. Les trésors brillent éternellement. La gratitude est infinie et l’amour est inconditionnel.

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(photos argentique Alban Van Wassenhove)

Du coup voilà, 3 jours avec Alban et ses images, et je replonge le nez dans ces possibles créatifs infinis, alors si en plus le résultat peut être aussi instantané qu’imprévisible, et prendre corps physiquement entre mes doigts… Bref j’ai cassé ma tirelire et me suis offert un Polaroid ❤

Avec une petite manip manuelle je peux même faire de la double exposition, deux prises superposées et développées sur le même film, résultats parfois hasardeux, parfois magiques ❤

Ce matin l’homme-chouette s’est prêté au jeu et j’ai fait ça :

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❤ ❤ ❤

la mazette gitane

En 2016 tout est devenu réalisable après que j’aie visité ce petit appartement d’un de mes quartiers préférés. Rentrer à la maison. Revenir à Montpellier. Y reprendre ma vie là où je l’avais laissée quelques années plus tôt. M’y réparer. Y soigner mes blessures. Y renaître.
Aujourd’hui trois ans ont passé. Et l’Univers m’a offert encore un cadeau, que je n’aurais même pas osé imaginer. L’Univers m‘a montré une fois de plus que tout est possible.
Aujourd’hui trois ans ont passé et j’aime toujours autant m’asseoir sur ces petites marches. Celles de mon retour à la maison, le cœur empli autant de cicatrices que de trésors. Les cicatrices sont des chemins. Les trésors brillent éternellement. La gratitude est infinie et l’amour est inconditionnel.

photo argentique Alban Van Wassenhove

(photo argentique Alban Van Wassenhove)

 

Merlin Tarot

Encore un tarot que j’avais repéré il y a longtemps, et que j’ai trouvé récemment pour une bouchée de pain et en très bon état sur Priceminister. Un coffret sorti en 1988. De R. J. Stewart et illustré par Miranda Gray. The Merlin Tarot.
Le livre qui va avec est super complet et passionnant, bon il est en anglais et je galère un peu pour le lire, mais je m’accroche parce que c’est vraiment une approche différente et enrichissante.
Les illustrations sont proches de la nature et des éléments, avec de nombreux animaux, un peu comme mon Tarot des Druides même si le style des illustrations est différent. J’aime. Je le trouve positif, paisible et apaisant.

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Et donc je suis enfin en fuckin’ vacances, je peux enfin ressortir mon tambour, mon storax, m’occuper de mes trucs, avancer dans mes réflexions, cheminer ma spiritualité, bref redevenir moi.

Gifts of the Universe

Merci l’Univers.

Tout est possible.

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Avec Alban on a même eu le temps de faire quelques Polaroids ❤

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Edit >> et chaud au cœur d’avoir découvert le nouveau morceau de Fab composé avec le texte que j’avais écrit il y a quelques années sur ma Baie du nord, la Pointe du Siège…

Machefer – Guts

et parfois je mange des livres

Sur mon A Propos FB, parmi les toutes premières phrases figurent : ‘La musique me fait bander. Et parfois je mange des livres.’

Hier en sortant du taf, je suis passée chez Gibert, justement pour acheter un livre. D’occasion, je privilégie toujours les occasions autant que possible, j’aime l’idée que les livres circulent et servent toujours, et d’économiser les arbres et les forêts, poumons de la terre, en minimisant l’impression de livres neufs.

Je sors de chez Gibert donc, mon livre dans un petit sac en cordes, ajouré, que j’utilise pour trimballer mes livres, cahiers, carnets… En plus de ce nouveau livre, il y a dedans mon agenda, un carnet et un autre livre. On peut les distinguer à travers les cordages du sac. Je remonte l’avenue Foch en direction du Peyrou. Un monsieur d’un certain âge, je dirais entre 70 et 80 ans, mais en forme, frais et l’allure sereine, bien vêtu d’une chemise et d’une veste de costume, chaussé de souliers à l’ancienne, marche dans le même sens que moi et arrive à ma hauteur.
‘ – Vous mangez des livres ? ‘
Je lui demande pardon, pas sûre d’avoir bien compris.
‘ – Vous mangez des livres ?’
  – Ahah, exactement !’
  – C’est bien, c’est une bonne activité, ça nourrit l’esprit…
– Tout à fait.
– Moi aussi je lisais beaucoup quand j’étais plus jeune…

  – Et maintenant ?
  – Maintenant je relis surtout les livres que j’ai déjà lus il y a longtemps… Je lisais aussi le Canard Enchaîné, et je le posais sur mon bureau au travail, comme ça, quand des collègues venaient m’emmerder, je leur tendais… Parfois, dans les petites entreprises, il y en a qui prennent juste un grade, et après ils deviennent bizarres, ils changent… Enfin bref, je fais ma petite montée…
  – Ah oui c’est un peu un faux plat l’avenue Foch.
  – Ah mais de toute façon je fais des zigzags, je ne sais pas si vous connaissez, j’habite à côté du parc de la Guirlande, dans une petite résidence. J’avais acheté un petit appartement là-bas pour ma fille, quand elle était en poste ici. Maintenant j’y habite. Mais j’en ai marre… Je suis un alsacien moi, je suis né dans les Vosges, alors quand y’a pas un peu de montagne, de relief, de neige en hiver…
  – Oui je vois, je suis née en Franche-Comté.
  – Ah oui, de quel côté ?
  – Dans le Pays de Montbéliard.
  – Ah oui, j’ai de la famille à Besançon. J’ai un pied-à-terre par là-bas, que je loue pas cher à une vieille femme. Je voudrais bien le récupérer, mais elle n’a pas envie de s’en aller, et bon, quand on est vieux, et qu’on peut plus trop bouger… C’est comme ça.’
Nous traversons devant l’Arc de Triomphe. Je regarde une dernière fois ce vieil homme absolument charmant. Petit, le teint clair, l’air éveillé mais posé.
‘ – Je passe par le Peyrou. Bonne soirée !
  – Bonne soirée…’
Il part tranquillement, en direction de Figuerolles. Je traverse le Peyrou sous un soleil qui m’inonde de lumière. Je remercie l’Univers pour ce cadeau, ce vieil homme venu me faire oublier ma journée de taf, le manque de sommeil, les comportements toxiques, en étant simplement avenant, cordial, gentil, fluide et serein dans son envie d’échanger sur un bout de chemin, au milieu de cette grande ville pas si anonyme que ça. Me rappeler combien les rapports humains peuvent être simples et bienfaisants même avec des inconnus. Merci monsieur vosgien de la Guirlande.

fire walk with Khaleesi

********** ATTENTION SPOIL GAME OF THRONES **********

Malgré les ellipses grossières et les blagues à ras des pâquerettes montrant combien les réals étaient totalement perdus une fois livrés à eux-mêmes sans G. R. R. Martin pour guide, il aura suffit d’un passage pour ma part absolument déchirant, pour faire remonter à la surface tout ce pourquoi j’ai tant aimé GoT durant ces 8 saisons.

Si Arya a toujours été pour moi un personnage fabuleux, égérie féministe des femmes guerrières qui ne seront jamais de simples ladies, libérée de tous les masques et de tous les égos (quand on a appris à n’être plus personne, on devient tout et on se mue partout dans ce monde, on fait partie de chaque détail de l’Univers, a girl has no name, en cela Arya aurait plu à Don Juan Matus), et si le chemin de Melisandre la sorcière solitaire et sensuelle a su résonner en moi malgré ses apparitions trop rares, je crois que la destinée de Daenerys est celle qui restera gravée en moi longtemps, très longtemps après la fin de la série.

Ce passage déchirant donc, m’a fait oublier ces deux années beaucoup trop longues avant cette dernière saison beaucoup trop courte, cette précipitation et ce manque de cohérence parfois, parce que ce passage déchirant donc (oui j’aime bien ce mot dans ce contexte, parce que c’est vraiment ce que j’ai ressenti, ça m’a littéralement déchirée), est pour moi la quintessence de ce que m’a si souvent provoqué Game of Thrones.

La mort de Daenerys. Son corps inerte comme flottant sur la neige immaculée, ce corps si fragile, cette vie réduite à si peu si soudainement, son dernier dragon qui s’en approche, pour la pousser doucement du bout de son museau géant, les hurlements insoutenables de douleur qu’il lâche de sa gueule brûlante dressée vers le ciel, pour finalement, de rage, réduire le trône de fer en bouillie. Son départ, seul au milieu des cieux gris et lourds, le corps de sa mère porté délicatement entre deux griffes, dernier dragon de tous les mondes, dernier symbole de la fin d’une ère… Il ira finir ses jours seul, à l’abri des regards et de la folie des hommes.
Tout cela m’a rappelé si besoin était d’où vient Daenerys, adolescente vendue par son frère à des guerriers assoiffés de sang, revenue des flammes telle un phœnix et donnant ainsi naissance à trois dragons, avec lesquels elle tissera un lien plus puissant encore qu’un lien mère-enfants humanoïde. Jeune femme bafouée, violée, méprisée, elle gagnera la confiance d’un peuple de sauvages nomades montés sur leurs chevaux, et deviendra pour eux la Khaleesi qui les guidera jusqu’au-delà des mers et des océans, eux les hommes de la terre et des déserts.

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Alors oui, après avoir effectivement sauvé dignement plusieurs peuples opprimés, ça part en sucette pour la Khaleesi. Sans doute parce que dès lors que l’amour ne la guide plus, cet amour qu’elle sent lui échapper, elle se réfugie dans le règne de la peur. Sans doute parce que, une fois le pouvoir en mains et les victoires en poche, prendre la grosse tête et avoir le règne aveugle guette n’importe quel·le chef·fe de guerre.

Alors je veux bien mettre de côté Brienne qui de femme chevalier inébranlable – qui combat même un ours avec juste un bout de bois – se transforme d’un coup en amoureuse éplorée suppliant son homme de rester (what the fuck), je veux bien mettre de côté Sansa qui justifie toutes les horreurs qu’elle a subit en disant que sans ces épreuves elle serait restée a little bird (non, une personne n’a pas à vivre de multiples agressions répétées pour s’épanouir et devenir forte…), je veux bien mettre de côté le Roi de la Nuit qui singe le T-1000 de Terminator et nous adresse même un petit sourire (c’était vraiment Sheitan de faire ça), et puis la blague de Sam sur la démocratie (seriously), sans parler de l’ellipse monumentale après la mort de Daenerys, ce qui aurait dû plonger King’s Landing dans un chaos terrible, sous la colère des Immaculés et des Dothrakis ayant perdu leur reine (mais non au lieu de ça allez on dit qu’il s’est passé deux semaines et on fait une petite réunion tranquille en petit comité et on vote gentiment à main levée, là iels ont bien craqué chez HBO)…
On va dire qu’une fois privés du support des livres, iels ont dû bien galérer à garder le cap et le niveau. Mais même si j’énumère ces quelques points qui m’ont dérangée, il me faudrait genre 6 mois pour énumérer tout ce que j’ai aimé dans GoT, tout ce qui m’a bouleversée et tenue en haleine pendant toutes ces années, et me donne envie d’avoir des journées de 72 heures pour pouvoir tout revoir depuis le début, tant cette série est riche et puissante.

Jaqen H’ghar, Arya, Littlefinger et Melisandre me manqueront. Je n’oublierai jamais Daenerys et ses petits chats.

Dracarys

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mood

Nous avons mis en terre l’abricotier et le rosier. Je dévore ‘Le second anneau de pouvoir‘. J’essaie de recentrer mon esprit qui part un peu trop dans tous les sens depuis quelques semaines. Calmer le flot des énergies et me focaliser en priorité sur ce qui est essentiel. Il y a toujours des questions existentielles qui restent sans réponses ou incomplètes, mais j’imagine que c’est parce que ce n’est pas le moment. J’espère. J’espère que je fais ce qu’il faut, quand il le faut. J’ai encore du travail à faire sur mon dialogue intérieur et la façon de mieux le maîtriser. Il me tarde déjà de pouvoir retourner au royaume. Aujourd’hui cela fait un an que j’y suis arrivée pour la première fois. C’est là-bas que je fais des bons considérables. C’est ici que je dois apprendre à les consolider, quel que soit l’environnement. Enfin j’imagine que c’est ça que je dois faire. En me nourrissant de l’énergie de mon jardin-refuge, et en fusionnant avec celle de l’homme-chouette, par exemple.
Dans un autre registre j’ai enfin vu Wayne’s World, ce film est extraordinaire, il est la consécration des vrai·e·s gentil·le·s. J’aime Garth d’amour.
Je voudrais écrire d’autres trucs mais je ne trouve pas la forme, je repasserai. Des mis.