musical moods

Toujours cette saturation générale, de toutes ces obligations toxiques, dont je ne peux me défaire pour l’instant. Je me réfugie pas mal dans les cartes. Mais surtout, comme souvent quand la cocotte est prête à exploser, dans la musique.

Quand je ne sors pas mon ukulélé, je prends enfin le temps d’écouter ce que fait Julian Casablancas en parallèle des Strokes.

Et il y a ça :

Alors, bon, il est un peu nul cet effet voix on est d’accord. Inutile voire assassin quand on connaît la voix originelle de Julian Casablancas (la voix, que dis-je, l’Organe*…). Mais… Mais il se passe quand même quelque chose de magique avec ce morceau. Il se passe un truc vintage, sensible, sensuellement désinvolte. Ce clip me fait penser à Aktarus, le capitaine Flam, Albator, ces héros de l’Univers dont j’étais folle amoureuse quand j’étais enfant… [ Que des hommes je te l’accorde, mais en fait j’étais aussi folle amoureuse de Lady Oscar ]. Ca touche quelque chose de très lointain au fond de moi, loin loin mais du coup très profond aussi, très ancré dans mon ADN sensoriel.

 

Et puis il y a The Voidz. Cet ovni artistique. Et ce morceau. Totalement obsédant.

Bim. Pur chef d’œuvre du début à la fin. Lynchéen. Grandiose. Diable quelle sensibilité à la fois dramatique et désinvolte, à fleur de peau.

Enfin voilà, sans la musique je serais probablement complètement folle depuis longtemps. La musique est ce refuge surpuissant, un chemin vers toutes les imaginations et tous les possibles, à la force nourrissante incommensurable.

 

*Quand je parle de l’Organe de Julian, je parle de celui-là :

 

en vrac

J’ai envie de retourner au taf à peu près autant que de me couper une jambe. Pendant ces vacances j’ai été moi, j’ai vécu ma vie. La base de l’existence quoi.

Et s’il reste quelques questions pour lesquelles l’Univers ne m’a pas encore donné de réponses claires, et qu’il y a encore des éléments qui m’échappent, j’ai néanmoins commencé cette nouvelle année en prenant les devants sur une chose : j’ai réglé ma cotisation Wwoof, pour un an, valable jusqu’au 1ier janvier 2020.

J’ai aussi trouvé le dentiste de ma vie, qui a donné une seconde jeunesse à mes crocs de petit dragon. J’ai géré un truc administratif m’ouvrant des droits auxquels justement j’avais droit depuis belle lurette. J’ai été gâtée et j’ai essayé de gâter autant que possible, j’ai vu Mu, j’ai réécrit Roméo et Juliette, j’ai trouvé une sainte sanguine de la passion, bu des litres de Yogi Tea (et quelques Ricard Piscine), attrapé quelques Pokémons, enfin lu les Accords Toltèques et bien entamé Castaneda, et j’ai même pris le temps pour un peu de ukulélé.

Bref, la vie.

 

 

(clic sur les images pour les voir en plus grand)

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Je suis fatiguée. Je trouve le temps long. J’aime les gens mais le flux quotidien me fatigue, les échanges obligatoires, la présence obligatoire, me lever le matin me demande déjà des efforts considérables, je n’arrive pas à m’endormir le soir depuis plusieurs semaines et je fais des rêves mouvementés, alors le matin je voudrais juste rester dormir un peu. Je voudrais acheter une vingtaine de tarots et partir les étudier dans une grotte. Je voudrais partir en vacances dans les Cévennes, là où tout est calme et où on peut vivre au bon rythme, celui qui est le nôtre. Et j’y resterais jusqu’à la fin de mes jours dans une maison en bois en kit à monter soi-même, avec un chien et un âne, bref je m’égare.

Je voudrais aller voir mes ami·e·s en Normandie, ma famille en Comtée, je voudrais partir faire du woofing en Espagne, je voudrais aller rendre visite à Muriel à Montréal. Je voudrais reprendre mon ukulélé en mains, je voudrais me raser la tête et que ça repousse long en une semaine au cas où. Je voudrais le temps pour tout ça, je voudrais pouvoir utiliser mon énergie à ce dont j’ai envie, c’est mon refrain éternel.

J’ai un travail où je me sens plutôt bien, un homme chouette à mes côtés, un entourage riche et bienveillant, des idéaux et des convictions, des passions, plein d’envies. Des roses sur ma table basse. Une chatte qui me monte dans les bras comme un bébé, ses pattes et sa tête sur mes épaules et dans mon cou, c’est notre nouveau rituel de câlin et ça fait un bien fou de l’entendre ronronner dans mes cheveux. Mais simplement en ce moment je sature parce que la vie va trop vite, le monde va trop vite, et moi je ne suis pas faite pour aller vite.

Je suis faite pour passer une demi-heure à observer un clan de canards au bord de l’eau. Je suis faite pour passer des heures à admirer et déchiffrer des cartes. Je suis faite pour prendre le temps. Pour moi et avec les autres. En ce moment j’ai besoin qu’on me ménage, qu’on m’écoute, et surtout pas qu’on me presse ou qu’on me foute la pression (je veux dire encore plus que d’habitude quoi, ahah).

Voilà. Sinon ça va. Ca fait 3 semaines que je ne suis pas allée au yoga parce que, si ça me ferait du bien, je suis découragée par l’idée de croiser encore et encore des gens, me changer avant, me changer après, je suis trop une éponge alors dans ces périodes je me préserve. Et j’ai commencé à bosser pour les concours. Bon je suis grave à découvert. Mais en réalité je n’ai objectivement aucune profonde raison de me plaindre. D’ailleurs je ne me plains pas, je vide juste le trop-plein pour tenter de repartir plus légère.

Ah oui, aujourd’hui ma gardienne céleste a un mois ❤

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Au risque de me répéter, je voudrais davantage de temps, avoir le temps de prendre le temps, j’en ai besoin pour mon équilibre et tout va si vite… Encaisser les cumuls d’urgences et les humeurs survoltées des un·e·s et des autres dans le cadre professionnel m’épuise psychiquement, j’ai besoin de me recharger, dans le calme. Je ne m’entends plus penser dans ce vacarme d’énergies contrariées.

J’aime la vie que je me construis, je suis heureuse de ce qui s’y passe. Mais je sens de plus en plus que vraiment, j’ai besoin de vacances. Faire moins, et mieux. Calmer le jeu. Encore deux semaines et demi et enfin je pourrai mieux respirer, mieux dormir, mieux penser. Jouer du ukulélé pendant des heures. Ecrire sereinement. Retrouver mes marques. Avoir de l’énergie disponible pour moi et pour celleux que j’aime. Avoir l’esprit serein et reposé pour savourer pleinement tout ce beau qui entre dans ma vie et s’y fait une place solaire et joyeuse ❤

Lula du dimanche

Lula c’est ma clownesse (cf. la rubrique « plateau » dans les menus en haut de page).
Oui c’est une forme de schizophrénie. Mais l’une comme l’autre nous le vivons bien.

Elle a boudé pendant longtemps, elle en avait bien marre, elle s’est enlaidie puis enterrée. Maintenant ça va mieux, elle est revenue le soir de la pleine lune du 12 janvier. Ce soir elle a repris le ukulélé.