mood

Il fait enfin moins chaud depuis quelques jours et ce n’est pas pour me déplaire. Je ne suis pas faite pour les climats extrêmes, trop chaud ou trop froid c’est définitivement pas mon truc. Là le soleil est toujours là, bien présent toute la journée et particulièrement l’après-midi, pas un nuage dans le ciel bleu électrique, mais il y a aussi du vent, les nuits sont plus fraîches, il ne fait plus genre 3000 % d’humidité dans l’air, je respire, j’aime.
Voilà c’était la minute ‘parlons météo’ :3

J’ai un peu le trac pour le 14, ce sera ma première expérience publique avec mes cartes, les tirer à des personnes que je ne connais pas et que je découvre sur l’instant, ce sera passionnant, j’espère y faire de belles rencontres. Il y aura aussi un atelier auquel je participerai, pour fabriquer des élixirs naturels, et un sabbat le soir, autour du feu et sous la pleine lune, et puis le lieu, cet endroit si unique, bref viens ✨ 

Pour le reste j’ai mis en route (ou je continue) plusieurs questionnements, certains existentiels et d’autres plus pragmatiques, mais qui finalement se rejoignent, liés les uns les autres. Et j’essaie d’entamer cette rentrée en protégeant au maximum mon moi profond, réel et personnel, ce qui fait que je suis moi, j’ai l’impression de répéter ça toutes les rentrées depuis moult temps, je ne désespère pas d’y parvenir un jour avant tant de facilité que je n’en parlerai même plus. Etre une éponge hypersensible donne la possibilité de s’émerveiller de tout, de ressentir la vie à fond, de faire preuve d’empathie et de compassion et de s’ouvrir aux autres avec une sincérité absolue. Mais ça amène aussi à sentir de plein fouet les névroses des autres, à avoir du mal à laisser glisser sans l’absorber l’éventuelle merde croisée ici ou là… Bref, plus le temps passe et mieux je gère l’équilibre de tout ça, laisser entrer dans ma bulle ce qui est positif et laisser dehors ce qui est toxique, spirituellement voyager léger en somme, pour l’instant je garde dans cette rentrée mon détachement, ma recul et ma liberté, pourvu que ça dure.

C’est aussi ce qui me rend aujourd’hui la vie citadine plus ou moins difficile. Je réalise que mon hypersensibilité me rend perméable à tout ce qui se passe autour de moi, ce qui rend le quotidien certes poétique, dans le sens où je vois les gens autour de moi,  je veux dire j’ai vraiment conscience de leur existence en tant qu’êtres, j’entends leurs mots, je lis leurs ressentis… Mais si toute cette humanité est touchante et belle de vie et de diversité, à l’échelle d’une ville c’est un peu l’overdose par moments. Alors soit je ferme les vannes pour ne plus voir ni entendre ni sentir cette vie autour de moi, soit j’apprends à laisser couler, je vois j’entends je sens et hop je laisse couler (un peu comme le yoga m’y engage), soit vite la forêt la nature la vie au calme. Ce qui vraisemblablement finira par arriver, mais en attendant, laisser entrer les sensations puis les laisser repartir sans m’y attacher me semble une bonne formule.

Je relisais hier des bribes d’un carnet dans lequel je note en dilettante les choses positives de ma vie. Il y avait ce passage datant d’avril dernier, où j’étais chez les loups. Je racontais qu’en me levant j’étais allée écouter le vent de la montagne descendre entre les arbres pour arriver jusqu’à moi et m’envelopper doucement, puis je suis allée ouvrir aux poules et les nourrir, et nourrir un des chats, celui qui dort dehors, et en relisant ces mots ça transpirait tellement que c’était là que j’étais bien, à ma place, au milieu des arbres, du vent et des animaux.

Hier soir je suis restée dans le jardin à écouter le vent souffler dans les branches et les feuilles. Je murmurais au vent que je voulais être comme lui, libre et puissante, à la fois forte et légère. Je veux être ancrée comme la terre et libre comme le vent 🍀⚡️ 

hashtag mon jardin

Je passe beaucoup, beaucoup de temps dans le jardin, j’avoue, c’est mon refuge, y lire pieds nus au soleil comme y regarder tomber la pluie m’apaise totalement, y creuser la terre me ravit, y tailler rosiers et jasmins me met le cœur au bord des lèvres. Y croiser des êtres merveilleux me laisse sans voix (ou me fait pousser des petits cris de bébé chat, ça dépend).

Aussi, même si je garde un goût certain pour le violet, le pourpre et le noir, j’ai maintenant une robe d’été d’un jaune vif, citron, canari, je l’appelle ma robe Pikachu. Moi qui n’achète presque plus de fringues neuves et priorise la seconde main, les trocs, les vide-dressings…, j’ai craqué dessus en me baladant à la Grande Motte, peu de temps après le soin prodigué par Aline, qui m’a recommandé de me tourner en ce moment vers la citrine (pierre jaune donc), entre autres. J’en ai trouvé une chez Lisa, mais il faut croire que ce n’était pas assez, il me fallait au moins une robe de fille du soleil pour aller avec :3

 

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Les étudiant·e·s bien apprêté·e·s pour leurs oraux. Un autre oral, le mien, qui approche, pour espérer décrocher une titularisation à la rentrée, parmi les 8 postes ouverts, surtout un, le Graal ultime pour moi. Le soleil. L’huile de protection solaire au Monoï. Les pages des livres à dévorer. Lui. Les copaines à la maison pour fêter notre crémaillère, leurs mouilles heureuses, leurs rires sous le chèvrefeuille en fleurs. Le chèvrefeuille en fleurs. Mes fauvettes dans le jardin, siestant en plein soleil. Bowie y passe des heures entières, jusqu’à la tombée du jour, quand on vient l’appeler le soir pour qu’elle rentre, elle se retourne vers nous, assise au milieu de son royaume, contemplative, et semble se demander pourquoi on voudrait bien qu’elle quitte ce lieu magique. Lui. Nous. Ma robe jaune Pikachu. Chanter sur sa ligne de basse. Bientôt les troubadours punk-à-roulettes de la Comtée et le lien depuis l’enfance à la maison. Bientôt l’anniversaire de Mu. Beaucoup de choses à faire, à penser, à gérer, à intégrer, mais beaucoup de fous-rires aussi, de joie, de passion, de tendresse, d’envie d’encore ❤

et parfois je mange des livres

Sur mon A Propos FB, parmi les toutes premières phrases figurent : ‘La musique me fait bander. Et parfois je mange des livres.’

Hier en sortant du taf, je suis passée chez Gibert, justement pour acheter un livre. D’occasion, je privilégie toujours les occasions autant que possible, j’aime l’idée que les livres circulent et servent toujours, et d’économiser les arbres et les forêts, poumons de la terre, en minimisant l’impression de livres neufs.

Je sors de chez Gibert donc, mon livre dans un petit sac en cordes, ajouré, que j’utilise pour trimballer mes livres, cahiers, carnets… En plus de ce nouveau livre, il y a dedans mon agenda, un carnet et un autre livre. On peut les distinguer à travers les cordages du sac. Je remonte l’avenue Foch en direction du Peyrou. Un monsieur d’un certain âge, je dirais entre 70 et 80 ans, mais en forme, frais et l’allure sereine, bien vêtu d’une chemise et d’une veste de costume, chaussé de souliers à l’ancienne, marche dans le même sens que moi et arrive à ma hauteur.
‘ – Vous mangez des livres ? ‘
Je lui demande pardon, pas sûre d’avoir bien compris.
‘ – Vous mangez des livres ?’
  – Ahah, exactement !’
  – C’est bien, c’est une bonne activité, ça nourrit l’esprit…
– Tout à fait.
– Moi aussi je lisais beaucoup quand j’étais plus jeune…

  – Et maintenant ?
  – Maintenant je relis surtout les livres que j’ai déjà lus il y a longtemps… Je lisais aussi le Canard Enchaîné, et je le posais sur mon bureau au travail, comme ça, quand des collègues venaient m’emmerder, je leur tendais… Parfois, dans les petites entreprises, il y en a qui prennent juste un grade, et après ils deviennent bizarres, ils changent… Enfin bref, je fais ma petite montée…
  – Ah oui c’est un peu un faux plat l’avenue Foch.
  – Ah mais de toute façon je fais des zigzags, je ne sais pas si vous connaissez, j’habite à côté du parc de la Guirlande, dans une petite résidence. J’avais acheté un petit appartement là-bas pour ma fille, quand elle était en poste ici. Maintenant j’y habite. Mais j’en ai marre… Je suis un alsacien moi, je suis né dans les Vosges, alors quand y’a pas un peu de montagne, de relief, de neige en hiver…
  – Oui je vois, je suis née en Franche-Comté.
  – Ah oui, de quel côté ?
  – Dans le Pays de Montbéliard.
  – Ah oui, j’ai de la famille à Besançon. J’ai un pied-à-terre par là-bas, que je loue pas cher à une vieille femme. Je voudrais bien le récupérer, mais elle n’a pas envie de s’en aller, et bon, quand on est vieux, et qu’on peut plus trop bouger… C’est comme ça.’
Nous traversons devant l’Arc de Triomphe. Je regarde une dernière fois ce vieil homme absolument charmant. Petit, le teint clair, l’air éveillé mais posé.
‘ – Je passe par le Peyrou. Bonne soirée !
  – Bonne soirée…’
Il part tranquillement, en direction de Figuerolles. Je traverse le Peyrou sous un soleil qui m’inonde de lumière. Je remercie l’Univers pour ce cadeau, ce vieil homme venu me faire oublier ma journée de taf, le manque de sommeil, les comportements toxiques, en étant simplement avenant, cordial, gentil, fluide et serein dans son envie d’échanger sur un bout de chemin, au milieu de cette grande ville pas si anonyme que ça. Me rappeler combien les rapports humains peuvent être simples et bienfaisants même avec des inconnus. Merci monsieur vosgien de la Guirlande.

Namasté

Hier mon anniversaire, les copaines qui me font des câlins, les chats qui sourient, le soleil et le chant du vent dans les arbres, les papillons, les petits mots enchanteurs de celleux qui sont loin, les rebelles comtois prochainement dans la place, la tarte aux fraises vegan de l’homme-chouette dans le jardin, et son cadeau mon tambour qu’il me tarde de décorer avec les empreintes des enfants-loups en peinture.

Nous avons le cœur sauvage, et nous sommes amour, force et magie.

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la perception de la petite cane

Peut-être que les ailes de ma perception sont celles d’une petite cane.

Hier entre midi et deux j’ai terminé le quatrième volet de l’œuvre de Castaneda, ‘Histoires de pouvoir’, au bord de l’eau avec les canards. Une petite cane est sortie de l’eau, accompagnée de son mâle, alors qu’il me restait une vingtaine de pages. J’hésitais à terminer le livre sur place car mon temps de pause réglementaire touchait à sa fin. La petite cane m’a alors dit que je devrais continuer maintenant. Elle s’est approchée très près de moi. Je lui ai demandé de ne pas faire un pas de plus, parce que bon, elle était mignonne mais elle m’impressionnait un peu à ne pas avoir peur de moi comme ça. Son petit regard foncé sur moi, elle est restée là. Séchant ses plumes au soleil. On a discuté un peu. Elle a finit par ranger son bec sous ses plumes et ne plus bouger, clignant des yeux sans me quitter du regard, comme assoupie mais attentive quand même.

A la lecture des toutes dernières pages, je me suis mise à pleurer doucement. Surtout pas de tristesse. Je pleurais d’amour et de gratitude pour cette terre et ce monde, et ces livres, et ce sorcier arrivé sur mon chemin pour illuminer ma voie spirituelle et donner sens à tout ce que j’ai traversé, guide ultime pour réapprendre ma place, apprivoiser mon gouffre pour en faire une force, briser les croyances limitantes et toxiques, continuer ma quête vers ma nature sauvage et libre. Et en me retournant, la petite cane était toujours là à veiller sur moi, son compagnon un peu plus loin, et j’ai pleuré encore plus d’amour pour cet univers et cette vie sacrée, et cette magie qui est partout.

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***

‘L’amour de Genaro est le monde qui nous entoure. La terre sait que Genaro l’aime, et elle lui accorde sa protection. Voilà pourquoi la vie de Genaro est remplie à ras bord et pourquoi sa situation, où qu’il aille, sera toujours comblée. Genaro se promène dans les sentiers de son amour et, où il se trouve, il est satisfait.
(…) On ne peut se libérer de sa tristesse que si on aime cette terre d’une passion inébranlable. Un guerrier est toujours heureux parce que son amour est inaltérable et que sa bien-aimée, la terre, l’embrasse et lui octroie des cadeaux inestimables. Cette chose merveilleuse, qui vit dans ses derniers replis et qui comprend chaque sentiment, m’a apaisé et m’a guéri de mes souffrances et, lorsque j’ai enfin réussi à comprendre l’amour que je ressentais pour elle, elle m’a appris la liberté.
(…) Écoute cet aboiement. Cet aboiement de chien est la voix nocturne d’un homme. Elle vient d’une maison dans cette vallée, du côté du sud. Un homme est en train de crier sa tristesse et son ennui par l’intermédiaire de son chien, puisque ce sont tous les deux des compagnons, réduits à l’esclavage pour toute leur vie. (…) Cet aboiement et la solitude qu’il crée témoigne des sentiments des hommes. Des hommes pour qui la vie entière a été comme un après-midi de dimanche, un après-midi pas tout à fait malheureux, mais chaud, lourd et désagréable. Ils ont sué et se sont beaucoup tracassés. Ils ne savaient pas où aller ni que faire. Cet après-midi ne leur a laissé que le souvenir de petites contrariétés et beaucoup d’ennui, puis il s’est achevé brusquement : c’était déjà la nuit.
(…) Seul l’amour pour cette terre magnifique peut donner la liberté à l’esprit d’un guerrier ; et la liberté est joie, efficacité et abandon, devant n’importe quelle situation.’

***

Et j’ai entamé le cinquième livre, ‘Le second anneau de pouvoir’. Et avec l’homme-chouette nous avons mis en terre son abricotier, ensemble, dans notre jardin, et l’odeur de la terre câlinait nos cœurs, et nous avions envie de nous occuper de la terre, ensemble, pour le reste de nos jours.

le feu des corbeaux

Après un accident de tramway hier soir qui me vaut une belle frayeur, de nombreuses courbatures et une grosse bosse derrière le crâne, ce matin je n’ai pas boudé le plaisir de profiter des caresses généreuses du soleil de ce mois de mars. Déjà 26 degrés cet après-midi, faut espérer que ça ne va pas se terminer en canicule de fifou comme l’été dernier…

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En fait je voulais faire une petite présentation d’un jeu de tarot. Le tarot divinatoire du Corbeau, par Maggie Stiefvater. Une artiste écrivaine et illustratrice. Son tarot est une petite merveille. Je trouve les illustrations sublimes. Je ne sais pas comment le dire autrement, les images parlent d’elles-mêmes. En tout cas un tarot qui me touche beaucoup, très intuitif, à la fois mystérieux et lumineux.

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Le jeu vient avec un livret assez complet, et très personnel à l’auteure. Elle y explique chaque carte selon sa propre sensibilité, donnant des indications sur ses choix d’illustrations. C’est écrit simplement et sincèrement, sur un ton léger, c’est sympa. Les bordures sont dorées et ça donne vraiment un chouette rendu, que ce soit côté recto avec les contours couleur citrouille, ou côté verso avec les contours noirs.

Des oiseaux, du feu, des mains humaines sur lesquelles sont gravés les éléments du tarot… Quelque chose de witchy dans ce tarot qui me parle forcément. Un univers mystique proche de la Terre et des éléments. Youpi ❤

 

Riot Tarot

Hier j’ai reçu un tarot qui m’interpellait depuis longtemps. Un tarot queer, militant, féministe, punk. Aux illustrations donnant aux archétypes du tarot tout le lien possible avec le monde d’aujourd’hui. C’est le Next World Tarot de Cristy C. Road. Une artiste cubaine qui dessine, peint, joue dans des groupes de punk-rock… La première édition de son tarot était sortie en crowdfunding, et comme souvent, après un rapide sold out, elle a lancé une réédition, qui est celle que j’ai reçue.

Wow. Les illustrations sont tellement parlantes. Finis les archétypes stéréotypés, toutes les couleurs, toutes les morphologies, tous les genres sont représenté·e·s (comme le fait déjà aussi un peu le World Spirit Tarot dans une toute autre ambiance). Ici on est pas là pour caresser le système et le patriarcat dans le sens du poil. On est là pour la révolution. Pour un prochain monde, un monde meilleur. Faire taire les oppressions et avancer ensemble. L’acceptation totale de soi, de notre unicité, ‘being spiritual and queer, and broken or fixed, but being okay’.

Les cartes viennent dans une boîte cartonnée avec un livret écrit par Cristy C. Road (en anglais). Je suis en train de le lire et c’est vraiment cool, engagé et libérateur.

Les convictions, les mots et les images de Cristy C. Road me font un peu penser aux morceaux de L7.

Ou de Bikini Kill.

Ou de Seven Year Bitch.

 

Bref, ces cartes font remonter à la surface toutes mes connections avec l’esprit Riot Grrrl ❤

Ce matin j’ai pu en faire quelques photos à la lumière suave et enveloppante du soleil naissant.

Couleurs hyper vibrantes.

 

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Pour le côté matériel, les cartes sont hyper grandes, ce qui permet de profiter pleinement des illustrations. Par contre elles sont du coup moins évidentes à mélanger, et assez fines donc relativement fragiles. Le fini est super mat et doux (contrairement à la première édition très brillante). Le livret est mis en page avec les pieds ahahah, pas de pagination, pas de sommaire, texte non justifié, mais le contenu vaut vraiment la peine. Pour l’instant je garde la boite d’origine, faute de pouvoir ranger ce jeu dans mes étuis habituels trop petits, je vais voir si je peux trouver un autre contenant adapté.

Voilà. Pour moi des cartes hyper inspirantes, et des premiers tirages justes, vifs et bienveillants.

Hugues

Hier, après plusieurs semaines de grand soleil, il a fait à Montpellier un temps normand. Le ciel était lourd et gris, et pendant une petite heure, au matin il a bruiné. Un crachin à la normande, qui m’a gentiment fouetté le visage, laissant sur mes joues des milliards de petites gouttes d’une eau froide mais douce, comme des poussières d’étoiles liquides. Aujourd’hui, le soleil est revenu, comme si de rien n’était. C’est en cette matinée d’hier, cette matinée de crachin normand à Montpellier, que tu as fermé les yeux sur ce monde.

L’hiver passé j’ai voulu monter te voir, mais mon emploi du temps et mes finances ne m’ont pas permis de faire le voyage. J’habite maintenant à 1000 km, passer pour boire une bière n’est plus une mince affaire. Je pensais te voir cet été, pour moi il était évident que tu serais encore là.
La dernière fois que je t’ai vu c’était en juillet 2017, pendant la résidence d’Alban à la Fabrique. Nous avons fait ces belles photos en argentique. C’est le même été que la maladie t’a frappé.

Hugues, tu es aimé par tant de monde que tu seras toujours parmi nous. Grâce à toutes les petites parts de toi qui dansent dans le cœur de celles et ceux qui ont eu la chance de te connaître.  Tu étais un être humain et un auteur hors du commun. Je suis si fière de t’avoir connu, amicalement et artistiquement. Je n’oublierai jamais les tournages, les résidences, les repérages à la Pointe du Siège, les réveils chez toi pendant le festival Off Courts, tes mots si justes pour les 7 Sœurs du Sort, tes conseils, tes mots rassurants, ta bienveillance, ton feu intérieur. Lors de nos premiers échanges il y a presque 10 ans, j’ai tout de suite aimé ta folie, ta lumière. Tu étais un homme de connaissance, un homme de pouvoir, un être rare. Merci Hugues pour tous ces moments ❤

De retour sur Terre, à cloche pied d’abord, évidemment, mais en sautillant, on finit par s’amuser de tout. Enfin, on essaie, et à force, cela vient tout seul. Je souhaite que tu sautilles à cœur joie et, comme ça, on aura peut-être l’occasion de gigoter en mesure en bondissant au dessus d’un grand feu de joie.‘ – Hugues Fléchard

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(polaroid Alban Van Wassenhove – mua Fabiola Louang Phi Xay) 

ça sent le jasmin

On a l’appart. Remise des clés prévue pour le 1ier avril. Je manque d’émoticônes pour exprimer mon état.

Wow le truc de fifou. A nous le jasmin l’olivier les petits-déjeuners dans notre jardin arboré les tomettes la cheminée le double-séjour immaculé de soleil les chats libres et l’amour fou ❤

Merci l’Univers 🙏

En attendant à moi le tri par le vide et la quête de cartons :3
Je vais donner des trucs aux copaines et à la Croix Rouge. Et jeter ce qui ne peut plus être utile à personne.

Ca me fera quelque chose de laisser la Mazette, le nid idéal pour moi en mode solo, ce quartier, mi barrio, cette vue, cette ambiance… Mais aussi il me tarde tellement d’être là-bas. Le nid idéal pour nous, dans cette ville et dans cette vie.