Gifts of the Universe (bis)

Les cicatrices sont des chemins. Les trésors brillent éternellement. La gratitude est infinie et l’amour est inconditionnel.

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(clic sur les images pour les voir en plus grand)

(photos argentique Alban Van Wassenhove)

Du coup voilà, 3 jours avec Alban et ses images, et je replonge le nez dans ces possibles créatifs infinis, alors si en plus le résultat peut être aussi instantané qu’imprévisible, et prendre corps physiquement entre mes doigts… Bref j’ai cassé ma tirelire et me suis offert un Polaroid ❤

Avec une petite manip manuelle je peux même faire de la double exposition, deux prises superposées et développées sur le même film, résultats parfois hasardeux, parfois magiques ❤

Ce matin l’homme-chouette s’est prêté au jeu et j’ai fait ça :

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❤ ❤ ❤

mood

Maître-mot : me préserver.

Ouf, l’explosif mois de mars est terminé, on va enfin pouvoir se calmer.

Toujours autant envie de partir vivre dans une yourte loin de toute cette merde ambiante, après tout je pourrais peut-être devenir maraîchère dans les Cévennes, je ferais les marchés à dos d’âne, je vendrais des légumes et des fleurs… Ne me tentez pas trop…

Ce week-end c’était Escale à Sète avec l’homme chouette et petit lapin, il faisait un temps divin, encore encore du soleil du ciel bleu et la liberté.

Ah bah ça tombe bien, en mai, escale à Marseille, enfin !

 

Marie Rose

Aujourd’hui j’ai découvert avec stupeur qu’une des statues de la Chapelle des Pleureuses avait été… Décapitée… Accident dû à leur grand âge, ou acte malveillant, je ne sais pas. Mais la dernière fois que je les ai vues entières, c’était il y a 2 ans, quand je suis venue passer quelques jours à Montpellier en plein questionnement sur la nécessité d’y rentrer pour toujours ou non. J’avais alors passé une matinée à Sète, et j’étais passée par le cimetière marin. Là, les pleureuses m’avaient confortée dans mon idée qu’il fallait que je rentre. Qu’ici est ma maison, le cœur de ma lumière intérieure. Elles avaient oh combien raison…

Aujourd’hui, je les ai retrouvées partiellement écroulées. Une cassure nette d’une des statues, au niveau du flanc, comme si elle avait été fendue en 2 avec un sabre. Malaise. Et puis, comme j’étais avec lui, nous avons continué notre balade, enveloppés dans le bleu de la Méditerranée tout autour de nous, et rassurés par les rires des mouettes au-dessus de nos têtes dorées de lumière. Et alors, suivant son instinct, il m’a amenée dans ce recoin où je n’étais encore jamais allée, malgré mes nombreuses errances dans cette ville pleine de secrets et dans ce cimetière de lumière. Et là, nous avons rencontré Marie Rose. Morte en 1919 à l’âge de 16 ans, cette statue magnifique a été érigée pour elle. Elle y repose pour l’éternité, des ailes d’ange sur son dos, ses petits pieds juvéniles fendant l’air dans une danse légère et candide, son doux visage reposé, alanguie contre une branche comme sur un nuage.

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Je crois qu’aujourd’hui les pleureuses ont tiré leur révérence dans ma vie. Je crois qu’aujourd’hui, Marie Rose est venue prendre leur place près de moi, en paix avec elle-même, pour veiller sur moi et sur ma paix avec moi-même. Ce soir, j’ai le sentiment que Marie Rose est notre ange gardien.