witchy rendez-vous (bis)

Si tu souhaites participer au financement du festival WITCH dont je parlais précédemment, qui aura lieu à Montpellier le 14 septembre prochain… C’est par ici 🙏🔥💜

(contreparties inside)

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(illustration Gala PRZ)

witchy rendez-vous

Au fait. Je serai le 14 septembre prochain avec mes cartes, à la ferme urbaine collective de la Condamine à Montpellier, dans le cadre du festival Witch, organisé autour des thématiques de la sorcière et de l’écoféminisme. Il y a aura des ateliers, des conférences, un sabbat autour du feu sous la pleine lune…

lien vers l’event FB

Je suis en train de me créer une petite carte à distribuer sur place, avec l’idée d’intervenir avec mes cartes sur d’autres évènements, d’organiser d’autres moments dédiés dans d’autres lieux, tout ça tout ça…🌕🔥⚡️🍀💜

 

preview
(avec Vistaprint)

love & gratitude

Au moins 8 ans que je n’étais pas retournée à Albi. L’intérieur de la cathédrale Sainte-Cécile a été métamorphosé par une rénovation incroyable. J’ai un peu regretté de ne pas avoir pris mon appareil photo avec moi. Je me suis débrouillée avec mon téléphone.

C’était encore un week-end love & gratitude avec l’homme chouette ❤

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Gros crush pour Sainte-Cécile, patronne des musiciens, que son bourreau n’a pas eu le coeur de décapiter à 3 reprises, alors laissée mourante par les romains dans les années 200, et retrouvée dans son caveau au 16ème siècle dans sa position initiale, telle que sculptée et peinte dans la cathédrale d’Albi qui porte son nom.

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Pour le reste c’est une ville toujours aussi solaire, colorée et paisible.

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le fabuleux destin des hirondelles

Depuis quelques jours quelqu’un·e se met au piano dans le quartier. Des fenêtres ouvertes, j’entends quels morceaux iel apprend. La BO d’Amélie Poulain. Inlassablement. La bande son de ma vie depuis que j’en ai pris les rênes en 2004. Et que quelqu’un m’a dit ‘alors va, va le vivre ton fabuleux destin‘.

Et le retour de cette saison aux fins de journée où ma place s’anime, où les hirondelles qui n’en sont pas crient leur liberté au ciel dans des danses effrénées, et les séances de théâtre ou de musique improvisées, les enfants qui jouent, les sonnettes des vélos, les gens qui rient et s’aiment… Et moi accoudée à ma fenêtre, qui murmure à Bowie, le cœur au bord des lèvres… ‘Dis Bowie on pourrait rester là pour toute la vie..

Sinon, l’ami normand Vincent Trefex a encore frappé.

mood

Comme chaque soir, je suis à la fenêtre de ma Mazette. Les martinets chantent et dansent tout leur saoul dans le ciel rosé mordoré. Sur la placette 2 meufs causent sur le banc. Et 3 enfants jouent au ballon. Puis une des meufs leur demande si elles peuvent jouer avec eux. Ils disent oui. Elle pose sa bière, et iels décident des règles, où sont les buts, iels forment les équipes… Et depuis iels jouent ensemble et rigolent.. et pfiou j’aime tellement mon quartier d’amour.
Je suis tellement pleine de gratitude d’avoir trouvé la force de rentrer à la maison. Et pour celleux qui m’y ont aidée. Et les martinets chantent de plus belle. Comme pour crier sur les toits tout l’amour que je ressens à tue-tête ❤

mi barrio de amor

J’en ai eu les larmes aux yeux d’amour, de voir ma place comme ça, inondée de vie, de musique, d’envie humaine… Et cet orme au milieu de tout ça, noble et tendre, dansant dans le vent. Et la cathédrale au-dessus de nos visages souriants, veillant sur nous.
Ce soir je me suis souvenue qu’il y a un an j’ai fais ce choix de rentrer à la maison. Il y a un an je voyais les photos de la Candolleta, la fête du quartier, et je me disais ‘ce sera le quartier de mon retour à la maison’. Il me tardait.
Et ce soir j’y étais. J’étais à cette fête. Au milieu de cette foule. Dans mon quartier. Ma ville. Ma vie. Mon amour.

Cet endroit est mon Paradis ❤

mood

J’aime tellement mon quartier. Ce soir il y a un truc musical bonne ambiance au petit bistrot en bas de la rue. Il y a plein de gens différents. Des familles avec leurs enfants, des jeunes, des vieux, des un peu clodo avec leurs chiens. Les enfants jouent ensemble autour de l’orme où tout à l’heure les oiseaux chantaient. Un chien est venu jouer avec eux et tous les enfants se sont glués au chien, attirés aussi naturellement que le sont les enfants avec les animaux, avec tendresse et amitié, sentant qu’ils leur sont égaux. Le chien était tout penaud et prenait les câlins sans bouger. Son pelage beige était recouvert de petites mains douces et de petits visages heureux. Le propriétaire du chien s’est approché, un vieux un peu à la ramasse. Il en a profité pour discuter avec les enfants. Pour avoir avec eux un moment d’humanité. Tout ça sous la bienveillance d’un ciel marin étoilé.

J’aime mon quartier d’amour. J’aime ma ville d’amour. Et même s’il y a quelques profonds regrets, et même s’il reste encore beaucoup à faire, aujourd’hui, enfin, après tant d’errances et de douleurs, j’aime la vie d’amour.

la paz

J’essaie d’utiliser ces 4 jours – au chaud à la maison à soigner ma trachéite – pour retrouver ce que le quotidien de ce boulot alimentaire stressant me fait parfois perdre de vue : bienveillance, paix, empathie, amour.

Je fais partie de ces personnes qui sont vite happées par la violence d’un quotidien trop rapide et trop subi, et je suis une éponge émotionnelle. Si autour de moi les gens sont en fête, je suis en fête, si autour de moi les gens sont colère, je peux vite me braquer, si je suis entourée de tristesse, j’ai tendance à déprimer, si je suis entourée de stress, j’angoisse, etc.

J’ai besoin de prendre le temps de faire les choses en conscience pour qu’elles aient du sens. Et mon quotidien actuel ne me le permet pas toujours. Alors sous pression, je replonge dans des vieux démons, angoisses, stress, mauvaise humeur, perte de confiance, difficultés à aller vers les autres même quand j’en crève d’envie… Ce qui a été durement acquis à force de travail personnel – à savoir retrouver et nourrir ma vraie nature, aimante, sociable et généreuse, apprendre à apaiser ma part d’ombre et à aimer ma propre lumière – peut se trouver au moins temporairement étouffé par un quotidien qui ne me correspond pas. Je peux m’adapter bien sûr, je peux composer avec ce qui m’entoure, mais dans une certaine mesure seulement, et là j’avoue que cette trachéite et cette tension basse me permettent de me retrouver un peu. Quand je pense qu’avant je n’avais pas le yoga pour lâcher prise et me recentrer… Je ne sais pas comment je faisais. Ah oui je gardais je gardais je gardais, ça me rongeait et je pétais les plombs. You-pi.

Ca fait tellement longtemps que je ne me sens pas en harmonie avec le rythme que la société nous impose. Hum, depuis toujours. J’écris depuis plus de 15 ans et ça fait plus de 15 ans que je me plains plus ou moins régulièrement que ce rythme-là me sabote la vie. Je sais bien que je ne suis pas la seule, et qu’il y a bien pire, et qu’on est nombreux à rêver d’aller vivre au bout de l’Univers peinard sans horaires et sans obligations. Mais je préfère continuer à croire qu’un jour, l’utopie d’un quotidien plus harmonieux sur le long terme sera possible, plutôt que me résigner et me soumettre totalement. Il s’agit juste de trouver l’équilibre et d’avoir la force intérieure pour ne pas subir trop de dommages, en restant le plus hermétique possible au pourrissement du système. Mais voilà, des fois on y arrive bien, et des fois on n’en peut plus. C’est humain. Respirer. Rester positive.

Alors ces 4 jours, j’en profite pour retrouver mon chemin vers ce que je veux au plus profond de moi, sans être parasitée par des énergies toxiques pour moi. Et je veux la paix, m’offrir la paix que je mérite et la partager avec ceux qui en manquent (et rire et danser et chanter aussi, et passer du temps avec les gens que j’aime, et dévorer des livres incroyables, et regagner confiance en caressant une barbe blonde, coucou).

Hier soir sous ma fenêtre il y avait de nouveau Casquette et Chien Blanc. Le SDF à casquette et son gros chien blanc qui trainent entre mon quartier et les Beaux-Arts. Un petit gabarit aux cheveux et aux yeux noirs, le teint buriné et les mains caleuses, sans âge – il peut faire 35 ans comme 50 – , plutôt tranquille, et son magnifique chien blanc aux poils mi-longs, un peu comme la Belle de Sébastien, plus tout jeune à en voir sa façon de s’économiser, la sagesse dans son regard, ses postures et la forme de son corps. Cet été ils se posaient souvent sur les marches de la placette. Maintenant que le froid et l’hiver s’installent, Casquette est un peu moins marrant. Il ne fait plus de blague sur mon teint de porcelaine alors qu’il est tout noirci par le soleil, il ne me souhaite plus bon appétit quand je passe avec un sandwich. Non maintenant il perd patience et s’énerve sur son chien. C’était le cas hier soir, il voulait lui attacher une déco de Noël sur son collier, et comme il n’y arrivait pas il engueulait le chien, le forçait à se coucher, le poussait méchamment. J’ai ouvert la fenêtre quand j’ai entendu Chien Blanc aboyer. Cet aboiement aigu que font les chiens pour rappeler à leurs maîtres qu’ils agissent mal. Des gens qui habitent là aussi essayaient de calmer Casquette. ‘Ne fais pas de mal à ton chien hein, c’est ton meilleur ami. Tu nous as aidé tout à l’heure c’était super sympa. Ne fais pas de mal à ton chien.’. Casquette a ronchonné et a fini par ôter son collier à Chien Blanc, pour faire sa déco en se posant sur les marches, son bric à brac sur ses genoux et à ses pieds. Chien Blanc a filé sur la place sans demander son reste, s’est ébroué dans tous les sens du plaisir de ne plus avoir d’attache, puis s’est couché, à distance de son maître, face à lui, et ne l’a pas quitté des yeux une seule seconde, l’air mi-inquiet mi-bienveillant.
Alors j’ai pensé aux chants que nous font faire Aline et Ippei à la fin de leurs cours de yoga. Des Om les plus longs et les plus profonds possible. Aline nous indique toujours la destination de ces Om. A l’intérieur de nous-même, à l’ensemble du groupe, à l’attention de tout l’Univers… On les fait toujours par 3. Alors depuis ma fenêtre j’ai fait 3 Om, un pour Casquette, un pour Chien Blanc, et un pour l’entité, le couple, la famille qu’ils forment. Pour qu’ils retrouvent un peu de paix et de chaleur, à l’intérieur de chacun d’eux, et l’un envers l’autre. Pour qu’ils trouvent la force de rester unis malgré l’arrivée du froid.
Je suis restée un moment à la fenêtre à leur envoyer toute la paix que je pouvais. Quand j’ai refermé la fenêtre et que je me suis retournée, Bowie et Gloria étaient juste là derrière moi à m’observer, incrédules, dans une immobilité totale. Je leur ai demandé de veiller à leur tour sur les âmes de Casquette et Chien Blanc. Les chats font ça tellement mieux que n’importe quel.le humain.e.

Un jour j’aimerais avoir le courage, la chance, l’opportunité, de partir vivre dans une grande maison avec d’autres personnes, avec qui je m’entendrais bien, on serait sur la même longueur d’ondes, et on trouverait un lieu magique pour vivre ensemble, dans la bienveillance, l’entraide, l’écoute, la tolérance, et on aurait un bout de jardin et j’apprendrais à faire pousser des tomates, et je pourrais enfin avoir un chien, un bon gros chien d’amour (comme Chien Blanc), et soyons folle on aurait assez de terrain pour avoir aussi une chèvre ou un âne (bon sinon tant pis juste le chien). Et chacun.e travaillerait un peu, juste ce qu’il faut pour qu’à nous toutes-tous on soit bien, juste bien, juste comme il faut. On serait solidaires, uniques et heureux.

Bon je dis ça mais en n’oubliant pas ma dualité sociable-sauvage hein, donc vraiment une grande grande maison et ma chambre ferait au moins 20m2, comme ça quand je serais en mode sauvage, je pourrais m’enfermer dans mon cocon pour me recharger d’énergie d’amour et de partage.

Avoir des rêves, des envies, c’est une façon de résister.