les chants des créatures de mes entrailles

Captation live montée en double clip. J’en pleure d’amour tant ce n’est que merveille. Dilly Dally est définitivement la voix de mes entrailles. La bande son de toute mon urgence de vivre, de toute ma rage d’aimer.
Amour et gratitude infinies…
Et Katie Monks… Créature fantasmagorique de tout l’Univers 🔥❤️💜🌔🔥🔥🔥

 

 

traces

Oui alors bon vous allez rire. J’étais un peu en avance pour aller au yoga. Je me suis dis que j’allais en profiter pour passer chez le luthier pas loin. Au rez-de-chaussée de là où on aurait dû habiter si l’Univers s’était pas planté. Donc j’entre chez le luthier pour regarder les occasions, parce que bon oui j’avoue voir Dilly Dally en concert m’a pour la énième fois amenée à me demander mais pourquoi diable ai-je donc arrêté la musique électrique. Donc je voulais juste avoir un ordre d’idées des prix vu que j’ai vendu ma dernière guitare en 2004 quoi. Juste pour me mettre à jour quoi.

Et là. Je tombe nez à nez avec ce spécimen vintage totalement improbable, au bois poncé par endroits, dévernie et la peinture virée à grands coups, les ressorts à nu au dos… J’ai demandé si je pouvais la tenir un peu. J’ai demandé si je pouvais la brancher un peu. J’ai pété une pile tout en douceur, j’ai pété une pile tranquillement, sereinement, j’ai agi avec évidence, sans cligner d’un cil. Je suis allée chercher du cash. Je suis repartie avec. Cette vieille caisse déglinguée, portant les traces de son vécu, les cicatrices de ses 1000 vies. Comme moi ❤

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Et vous savez quoi. C’est vrai, c’est comme le vélo. Ca ne s’oublie pas. Ca me revient, j’ai même retrouvé les vieux accords de la première vraie compo de mes 16 ans…

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(feu 1996)

 

believe in yourself

Je rentre de Paris avec une pharyngite, un syndrome grippal et une tension à 9. Et quelques images.
Sacré Cœur, Châteaurouge, Buttes Chaumont (sur les traces de Vernon), Montmartre, Père Lachaise… Et un super Airbnb.

(clic sur les images pour les voir en plus grand)


Oui mais Katie Monks a kiffé ma robe-chats.

Je voulais faire un review de ce concert, et puis je réalise combien je peine à trouver les mots. J’ai vécu la chose dans un état de semi-conscience, une sorte de transe, sans doute en partie due à la fièvre que je me trimballais depuis des jours. Il en fallait de l’amour et de l’envie pour me tenir debout. Il fallait au moins Dilly Dally.

A 16 ans j’ai monté mon premier groupe de rock, je chantais et jouais de la guitare, mes cheveux blonds platine au carré… Alors le nouveau look de Katie, son carré platine et ses robes de kinder whore, son attitude entre la fée glam et le sale gosse punk, dire que ça me parle, c’est peu dire. Katie fait le lien entre ma vie d’avant et celle d’aujourd’hui, le lien entre la rage adolescente et l’amour inconditionnel adulte, le rock n roll brut et la bienveillance pure…

Tout a commencé derrière le zinc de l’Olympic Café, où nous avons mangé un bout avant le concert. A peine arrivés et voilà qu’on les entend faire leur balance au sous-sol, juste sous nos pieds. Aux anges. On commande et voilà qu’iels montent manger un bout, à la table à côté de la nôtre… Jimmy en jupe pailletée, Ben l’air blasé, Liz les cheveux ultra courts et tout noirs. Katie nous adresse un ‘Hiiiiee…’ de chaton céleste, à la fois souriante et flegmatique… Au-delà des anges.

Tout est comme quand je jouais dans le même genre de bar… Il y a 20 ans. J’ai juste changé de place. Quand l’heure vient de descendre dans la salle au sous-sol, deux adolescentes sont à côté de moi au premier rang. Fans joyeusement enragées du groupe qui fera la première partie, une découverte bien sympa et bien 90’s, Chastity. Le chanteur aux airs d’apprenti bucheron tout droit sorti de Twin Peaks leur donnera l’occasion de sauter et hurler aussi haut et aussi fort que leur fougue adolescente le leur permet. Leurs sourires n’auront sans doute d’égal… Que le mien.

Nous croiserons régulièrement les Dilly Dally ici et là dans la salle, avant que vienne leur tour. La salle est si petite qu’une simple marche en bois sépare les musiciens du public. Je suis si proche que dès les premiers accords j’entends les retours autant que les enceintes. Une lumière violette vient nous envelopper. Katie fait quelques essais voix a cappella. La salle ronronne en entendant ce timbre si particulier, surréaliste. L’amour et la rage nourrissent cette voix-là.

Iels ont joué des titres qui ne sont pas sur les deux albums, comme l’enivrant Candy Mountain, et la bombe Gender Role. Et même fait un petit rappel avec Green, la salle hurlant à la lune elle aussi, donnant un sourire sauvage à Katie au moment de quitter la scène, sa guitare aux cordes cassées abandonnée sur le sol.

Quel groupe. Quel son. Quelle voix. Quelle belle attitude. Quelle gentillesse que la leur. Cette sensibilité à fleur de peau, enrobée de cette rage d’amour. C’est vraiment ça que j’ai ressenti, de l’amour enragé, une rage d’aimer. Dilly Dally me fait faire la paix entre mon gouffre sombre et mon coeur d’amour inconditionnel.

 

 

Je crois qu’un bout de moi n’est pas rentré et est resté quelque part, en apesanteur entre les mondes.

 

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‘ – By the way, I love your kitty dress. ‘

 

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le monde fait ce qu’il veut avec la musique

Plus de 3 ans que Dilly Dally me met le coeur au bord des lèvres à chaque morceau, à chaque écoute. 3 ans que j’ai trouvé le son de mon âme. La voix de mon ventre. Cette voix à la fois de rage et d’amour.

Dans 48 heures toute la lumière de l’Univers créera une brèche surnaturelle, au sous-sol d’une petite brasserie d’un quartier populaire parisien. Dans 48 heures les louves hurleront tout leur amour à la lune, la musique caressera nos cœurs et la voix de Katie Monks enveloppera la lumière de mon ventre d’un écrin d’invincibilité.

J’ai tant de gratitude à l’intérieur de moi que ça déborde déjà de tous les côtés, avec deux jours d’avance. Vendredi soir je serai sans doute tellement noyée dans l’amour, que mon enveloppe charnelle pourrait bien disparaître par moments, dans une explosion de lumière pure, comme seule la musique peut en créer.

Comme l’a dit un jour, musique à fond, la fille d’un loup quand elle était petite : ‘Le monde fait ce qu’il veut avec la musique !’.
La musique est une force invincible. Elle est tous les possibles.

the prophet songs

Enfant j’écoutais beaucoup Queen, malgré moi, c’est ma mère qui en mettait régulièrement, à la maison, dans la voiture… Cette musique me transportait et me fascinait, toute cette puissance organique me laissait un peu hallucinée, tant de lumière dans ces mélodies et tant de passion dans cette voix.

Ensuite, curieusement, je n’ai plus jamais écouté Queen de moi-même. Adolescente ma lumière d’enfant a cédé la place à beaucoup de noirceur, beaucoup de rage et de peur. J’ai oublié Queen. Comme tout le monde j’en entends de temps en temps des morceaux en soirée, à la radio, sur les internets. Mais ce n’est jamais moi qui en prends l’initiative.

Hier soir l’homme-chouette m’a emmenée voir Bohemian Rhapsody, le biopic sur Freddy Mercury et Queen. En sortant de la salle j’ai littéralement fondu en larmes dans ses bras. C’est comme si une bulle enfouie avait été percée. Comme si j’avais pris conscience de toute la lumière que j’ai enterrée vivante à une période de ma vie. Aujourd’hui que j’ai retrouvé mon soleil intérieur, réentendre certains morceaux a ramené dans mon coeur cette émotion d’enfant, longtemps étouffée par un gouffre, ce gouffre que j’apprends à faire taire, qui petit à petit disparaît.

Je n’oublierai plus jamais Queen. Et aujourd’hui c’est le Queen et le Freddy Mercury des 70’s qui illumine mon coeur.

(Et puis accessoirement encore un type non binaire qui portait les cheveux longs, la moustache, et des leggings moulants… Comme par hasard hein. A croire que ça me suit depuis encore plus longtemps que je le crois.)

 

 

this song is a broken heart

A l’automne 2015, je découvrais le premier album de Dilly Dally. Grâce à une radio pirate américaine en ligne, désormais disparue. Je retrouvais alors dans ce groupe le paroxysme de tout ce que j’aime dans la musique. Dilly Dally m’a bouleversée autant que Hole quand j’avais 14 ans. Peut-être même plus fort encore.
Le premier album m’a accompagnée durant une escale existentielle fin 2015, à Montpellier, ma ville tant aimée que je n’avais pas revue depuis mon départ pour la Normandie en 2011. Dilly Dally était alors la bande-son d’une décision déchirante mais salutaire : rentrer chez moi.

Aujourd’hui je suis donc, depuis presque deux ans et demi, de retour dans ce Sud si cher à mon coeur, et j’y ai fait des rencontres magnifiques, dont certaines ont changé ma vie. Dont certaines m’ont amenée à renaître, le jour de mes 38 ans, à 12h15 heure de ma première naissance, dans des circonstances si troublantes qu’elles ne peuvent que rester secrètes.
Et Dilly Dally est toujours là. Le deuxième album me procure des sensations indescriptibles. Et cette femme, cette chanteuse guitariste à la voix si étrange et si magique, ni tout à fait femme, ni tout à fait garçon, ni tout à fait adulte, ni tout à fait adolescente, ni tout à fait humaine, ni tout à fait animale… Elle cristallise toute une facette de moi-même. Me touche en plein coeur parce qu’elle parle à une part de mon intimité profonde.

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(Katie Monks – Dilly Dally – Berlin oct. 2018 – pic. Alexandra Howard)

En février j’irai hurler à la lune avec elle, à Paris, l’homme-chouette à mes côtés. Les loups et les louves n’ont pas fini de chanter et de courir dans la forêt, sous le regard bienveillant des chouettes et des hiboux. Notre plus grande force est l’amour.

 

On se débrouille.

Pourquoi je ne dirai plus jamais du mal de la Fnac.

Je ne vais jamais à la Fnac. Je vais à la librairie, chez le disquaire… Mais ce supermarché de la culture, c’est pas mon truc.
Pourtant quand j’ai voulu commander le nouvel album de Dilly Dally, j’ai dû me rendre à l’évidence. L’acheter via le site du groupe m’aurait coûté en frais de port (depuis Toronto) deux fois le prix du disque. Donc, je l’ai commandé sur le site de la Fnac, avec zéro frais de port en le faisant arriver en magasin.
Sauf que je me suis trompée. J’ai pris le vinyle à la place du cd. Et comme j’ai pas de platine et pas trop les moyens en ce moment… Ce soir je suis allée récupérer l’album puis direct en demander échange avec la version cd.
Le vendeur blague. ‘Je vous commande une platine alors !’ Ahah, je lui raconte que j’aurais bien aimé mais pas les moyens pour l’instant.
Il ouvre l’emballage cartonné du vinyle. Et là… Il y avait DEUX disques. Deux vinyles collés l’un contre l’autre.
‘ – Vous en avez commandé deux ?
– Ah non, regardez sur la facture, un seul.’
Il me sourit. Me tend un des deux disques. Dit tout bas : ‘J’ai rien vu… Vous l’écouterez quand vous aurez une platine.’

Aujourd’hui j’avais un moral tout pourri. Ce matin j’avais envie de brûler la terre entière au napalm. Toute la journée j’ai cherché en vain à retrouver une énergie positive. Et ce soir, un vendeur Fnac m’a OFFERT un vinyle du groupe qui me bouleverse le plus depuis Hole en 1994.

Mon Papou de la Forêt dit souvent que dans la vie il faut y croire, faire de son mieux pour soi et pour les autres, il dit ‘On se débrouille. Et quand on se débrouille et qu’on essaie de faire le bien autour de soi, alors la vie nous donne un coup de main quand ça marche moins bien, au moment où il faut. Les bonnes choses arrivent quand on fait confiance à la vie.’

Aujourd’hui je me suis débrouillée. Pour tuer personne. Pour rester agréable autant que possible. J’ai traversé cette journée en me débrouillant avec mon ras-le-bol intersidéral. Et paf la vie m’a fait un cadeau ❤

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Heaven

Nouvel album pour le groupe qui poutre Dilly Dally

https://dillydally.bandcamp.com/album/heaven

Si j’avais un groupe aujourd’hui, il ressemblerait probablement beaucoup à Dilly Dally. C’est absolument tout ce que j’aime et c’est très représentatif de mon chemin musical. Le premier album Sore était déjà magnifique, le nouveau Heaven suit le même chemin.

Pour l’aspect visuel et les clips, on dirait qu’iels gardent le même côté grunge et roots pour les concerts, privilégiant des vidéos plus léchées, avec cette fois un virage franchement mystique.

Cette voix… CETTE VOIX ❤

(Et je vois qu’iels seront le 8 octobre au Klub à Paris… A 8 balles l’entrée… Je les ai déjà loupé.e.s la dernière fois… Je fais quoi maintenant… Je fais quoi maintenant… Je fais quoi maintenant…)

A part ça,le week-end dernier j’ai vu Mu.

avec Mu

Et ce week-end on était de mariage. Avec lui c’est toujours Heaven ❤

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‘Il n’est de vrai que l’amitié et l’amour.’