l’évidence

Quelques jours avec la famille du coeur à la maison. Gratitude infinie.

J’ai du mal à trouver les mots. Ils apportent l’amour, la paix, les rires et la lumière. Ils le portent en eux à fleur de peau et irradient tout ce qu’ils regardent, tout ce qu’ils touchent. J’ai grandi si introvertie, si timide, si réservée, pas à l’aise en groupe, et aujourd’hui je réalise combien je me sens à ma place dans une vie de meute, un quotidien ensemble, comme un pack chantant à la lune de la liberté, riant au nez des codes et des croyances limitantes… Sauvages et libres.

La famille est une histoire de naissance. Au début. Puis, parfois, quand on va chercher sa place ailleurs, c’est une histoire d’évidence.

Ma famille du coeur. Ma famille de l’évidence. J’ai une chance telle que j’ai le devoir d’en faire quelque chose. Papou a raison, je dois prendre encore plus conscience de ma valeur, que je vaux mieux que certaines choses que je supporte alors qu’elles ne sont pas acceptables. Pas quand l’Univers me montre le chemin d’or sur lequel je pourrais m’élancer, si je fais les bons choix et si je lâche totalement prise sur certains vieux démons.

Ils apportent l’amour, la paix, les rires et la lumière. Ils apportent l’évidence et je ne dois pas la perdre même quand 300 km nous séparent. Elle doit s’enraciner en moi, faire partie de moi.

Je vous aime. Je vous aime tant. Je ne désespère pas du jour où j’oserai vous le dire, dans les yeux et pas seulement avec les yeux… Avec des mots, le son de ma voix, avec toute l’évidence que cela représente pour moi.

(clic sur les images pour les voir en plus grand)

Danser avec les cygnes et courir avec les loups.

Ce matin depuis la passerelle qui permet de traverser les berges du Lez, j’ai vu passer, comme un ange de la nuit en plein jour, un cygne noir. Avec un bec rouge flamboyant, des plumes brillantes d’un noir de jais, un long cou délicat qui se reflétait sur l’eau.

Il m’a fait penser à moi il y a longtemps, sombre et solitaire, à la recherche des miens. Il m’a fait penser à ce texte de Clarissa Pinkola Estés, dans ‘Femmes qui courent avec les Loups‘, où elle reprend le conte du Vilain Petit Canard, pour parler de ce malaise qu’on ressent quand on ne nait pas au bon endroit. Quand on ne se sent pas à sa place. Quand on grandit comme une mauvaise herbe. L’auteure utilise ce conte pour expliquer que parfois, comme le vilain petit canard, certaines personnes ne naissent pas là où est leur vraie place. Alors, on peut avoir l’impression de tout mal faire, de ne rien réussir, on se sent incapable et moins que rien, on souffre de ne pas ressembler aux siens, de ne pas les comprendre et de ne pas être entendu·e par eux, à cause de notre différence. Comme si on n’était pas du même monde, comme si on ne parlait même pas la même langue. On croit, à tort, que le problème vient de soi, qu’on n’est pas assez bien.

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Alors, comme une quête personnelle, il nous revient de partir à la recherche de notre vraie place dans le monde. De trouver notre meute, de choisir notre famille, pour pouvoir nous (re)construire et nous épanouir tel·le que nous sommes.

Exemple :

Dans ma vie aujourd’hui, j’ai une famille d’origine, et j’ai celles que j’ai choisies. Des cygnes noirs mais aussi des cygnes blancs, des loups, des lapins, même un hibou et un papillon. Et même toute la fatigue que je ressens en ce moment ne parvient pas à me faire oublier combien je les aime.