tarot review

Oh quelle surprise, encore un tarot :3 De nouveau chez Arcana Sacra (Alliance Magique) comme pour l’Oracle de la Déesse Sombre (review ici). Cette fois-ci c’est la traduction française d’un tarot américain, The Everyday Witch Tarot, qui devient Histoires de Sorcières, de Deborah Blake, illustré par Elisabeth Alba.

Le jeu vient sous forme de coffret, une solide boite cartonnée à la fermeture aimantée, dans laquelle on trouve une autre boîte abritant les cartes (mattes et épaisses juste comme il faut), et un livre illustré en couleurs de plus de 200 pages très complet. Ecrit par Deborah Blake, le ton est enjoué et léger, c’est assez agréable, on ne se prend pas au sérieux même quand c’est sérieux, c’est à la fois très juste et détaché. Il y a plein de petits conseils et un court texte pour chaque carte (une double page par arcane, même pour les mineurs).

Je dirais que c’est un jeu idéal pour une personne qui débute le tarot, de par la légèreté et la simplicité qui se dégage du livre, et à travers les illustrations, évidentes et parlantes, tout ça rend ce tarot très accessible. Mais il peut tout aussi bien convenir à des cartomancien·ne·s plus aguerri·e·s. L’univers et les illustrations restent très stéréotypées, on est vraiment dans cette ambiance à l’ancienne de la sorcière avec son chapeau pointu et son balai, entourée de chats noirs, on aime ou on aime pas, c’est un parti pris. En même temps c’est très ancré dans le monde contemporain, comme si on plongeait des clichés dépassés dans le bain de la modernité du quotidien. Personnellement je ne sais pas encore si ce sera un jeu que j’utiliserai beaucoup, mais j’ai été attirée par les illustrations d’Elisabeth Alba, chaque carte est proche d’une vignette de bande-dessinée, c’est riche, soigné, mon goût pour les belles images ne pouvait que m’attirer vers ce jeu… Et puis j’étais curieuse de lire le livre, qui en effet vient nourrir les interprétations que je peux déjà avoir des archétypes du tarot.

Parmi les illustrations qui me parlent bien, cette Tempérance et cette Hiérophante inspirées du yoga :

Ce·tte Magicien·ne androgyne et cette Force tranquille :

La Justice et la Reine de Pentacles :

Et puis quelques autres :

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lectures

La saison appelle à rester chez soi au chaud, avec des bougies et des bouquins, tu ne trouves pas ?

Il me reste une quinzaine de pages du Second Anneau de Pouvoir de Castaneda, que je termine très lentement, comme s’il me fallait digérer chaque mot avec soin. Et quelque chose m’empêche d’entamer le tome 5 en poche de Game of Thrones (L’Invincible Forteresse), peut-être en partie la traduction française pas toujours très digeste…

J’ai aussi entamé Gardiennes de la Lune, de Stéphanie Lafranque, également maître reiki, Les illustrations de l’artiste Vic Oh ont pas mal joué sur mon envie d’avoir ce livre. C’est un bel objet, imprimé sur papier mat et épais, qui invite à se reconnecter aux cycles de la lune, mais aussi à ceux des saisons… Si j’ai trouvé certains passages introductifs un peu trop essentialistes, le livre est malgré tout empli de vérités sur notre lien instinctif à la Terre, aux planètes, au Cosmos… Il permet d’apprendre ou de réviser le fonctionnement de la Lune, et chaque mois est étudié selon les cycles, les plantes, les divinités, les fêtes païennes, proposant des rituels au fil des cycles…

Et depuis quelques jours j’ai commencé Les Dames du Lac de Marion Zimmer Bradley. Il s’agit de l’histoire d’Arthur, mais racontée du point de vue des femmes. Morgane, Viviane, Ygerne… L’écriture de ce livre a été très documentée si j’en crois la préface de l’auteure, et permet de se questionner sur la destruction des rites païens par les chrétiens… Il y a quelque chose de féministe dans ce point de vue différent de celui habituellement proposé pour raconter cette légende, soulignant le rôle crucial de ces femmes et leurs ressentis profonds sur les événements, le refus d’obéir qui les anime, leurs pouvoirs, la sororité qui les lie et les renforce, et une mise en avant du mystique, de la magie, au travers du culte de la Grande Déesse, qui en tout cas me parlent et me correspondent.

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heureux Samhain

 » Novembre est le moment où la graine se sépare de la mère-plante pour tomber sur le sol. Il y a à la fois mort et re-naissance. Ce moment particulier est donc la véritable naissance du nouveau cycle végétal annuel – même si tout sera en sommeil, en gestation, jusqu’au printemps. Samhain est bien le véritable instant du début du cycle végétal et par extension de la nouvelle année.  »

Tout est cycle, la vie est une permanente impermanence. Chaque phase compte. Prenez soin de vous.
Heureux Samhain et bonne année à toutes et tous 🔥💜🙏🌑🌒🌓🌔🌕🌖🌗🌘🌑🙌❤️🌿🍀🌱

semer les graines

Beaucoup de gratitude. Beaucoup d’humanité aussi.

Le festival Witch s’est merveilleusement déroulé. La quiétude de me sentir à ma place et entourée de personnes qui partagent globalement ma vision du monde et de la vie. Atelier avec une herboriste absolument passionnant, qui donne envie de reprendre le pouvoir de prendre soin de soi en autonomie grâce aux merveilles de la nature et des forêts, telles nos ancêtres les sorcières et leurs savoirs si précieux. Première expérience publique avec mes cartes super positive, même si ça demande beaucoup de concentration, quels beaux échanges, quels beaux partages avec ces personnes prêtes à s’en remettre aux cartes pour retrouver ce qui est en leur pouvoir. Le sentiment aussi d’être légitime, crédible, suffisamment compétente sur le sujet pour être là.

Et puis le reste, ma vie, ce qui s’est transformé et se transformera encore, la foi en d’autres possibles qui me nourrit en ce moment, et l’élan serein dans lequel cela me guide. Mon nid, mon autre, mes autres, mes capacités, mes maîtrises et mes pouvoirs.

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Je lis actuellement ‘La Voie du Tarot’ d’Alexandro Jodorowski. Longtemps que je pensais le faire. Son film ‘La Danza de la Realidad’ m’avait beaucoup interpellée il y a quelques années. Je devrais le revoir aujourd’hui, au regard du chemin spirituel que j’ai parcouru.
Son livre sur le tarot de Marseille est passionnant, même si je ne suis pas toujours 100 % d’accord avec absolument tout, son analyse et son étude des cartes est brillante, très poussée, très intelligente. Et puis il me permet de me plonger enfin plus en profondeur dans le tarot de Marseille, qui reste un trésor historique, artistique, philosophique, et un système extraordinaire de symboles et de sens profonds, malgré ses arcanes mineurs à priori plus difficiles d’accès que ceux du Rider Waite Smith. Les archétypes des arcanes majeurs et leurs significations, psychologiques comme ésotériques, traversent avec tant de puissance la magie de l’âme humaine, que je peux comprendre les ‘puristes’ qui boudent la relecture et la vision de Waite, pourtant fascinante elle aussi, et tellement divinement illustrée par Pamela Colman Smith.
J’aime à penser que je peux personnellement aimer les deux, utiliser les deux, pour des raisons différentes. Par exemple pour tirer les cartes aux autres, je trouve que le Rider Waite Smith reste plus lisible, plus facile d’accès, par rapport au Marseille. Les arcanes mineurs illustrés aident quand même beaucoup à s’y projeter pour le consultant profane.
Mais qui sait, peut-être qu’à l’issue de la lecture de ‘La Voie du Tarot’… En tout cas pour mes lectures personnelles je me sens aujourd’hui bien plus proche du Tarot de Marseille qu’il n’y a pas si longtemps… Cœur Rider Waite Smith, cœur Marseille ❤

witchy rendez-vous (bis)

Si tu souhaites participer au financement du festival WITCH dont je parlais précédemment, qui aura lieu à Montpellier le 14 septembre prochain… C’est par ici 🙏🔥💜

(contreparties inside)

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(illustration Gala PRZ)

witchy rendez-vous

Au fait. Je serai le 14 septembre prochain avec mes cartes, à la ferme urbaine collective de la Condamine à Montpellier, dans le cadre du festival Witch, organisé autour des thématiques de la sorcière et de l’écoféminisme. Il y a aura des ateliers, des conférences, un sabbat autour du feu sous la pleine lune…

lien vers l’event FB

Je suis en train de me créer une petite carte à distribuer sur place, avec l’idée d’intervenir avec mes cartes sur d’autres évènements, d’organiser d’autres moments dédiés dans d’autres lieux, tout ça tout ça…🌕🔥⚡️🍀💜

 

preview
(avec Vistaprint)

l’évidence

Quelques jours avec la famille du coeur à la maison. Gratitude infinie.

J’ai du mal à trouver les mots. Ils apportent l’amour, la paix, les rires et la lumière. Ils le portent en eux à fleur de peau et irradient tout ce qu’ils regardent, tout ce qu’ils touchent. J’ai grandi si introvertie, si timide, si réservée, pas à l’aise en groupe, et aujourd’hui je réalise combien je me sens à ma place dans une vie de meute, un quotidien ensemble, comme un pack chantant à la lune de la liberté, riant au nez des codes et des croyances limitantes… Sauvages et libres.

La famille est une histoire de naissance. Au début. Puis, parfois, quand on va chercher sa place ailleurs, c’est une histoire d’évidence.

Ma famille du coeur. Ma famille de l’évidence. J’ai une chance telle que j’ai le devoir d’en faire quelque chose. Papou a raison, je dois prendre encore plus conscience de ma valeur, que je vaux mieux que certaines choses que je supporte alors qu’elles ne sont pas acceptables. Pas quand l’Univers me montre le chemin d’or sur lequel je pourrais m’élancer, si je fais les bons choix et si je lâche totalement prise sur certains vieux démons.

Ils apportent l’amour, la paix, les rires et la lumière. Ils apportent l’évidence et je ne dois pas la perdre même quand 300 km nous séparent. Elle doit s’enraciner en moi, faire partie de moi.

Je vous aime. Je vous aime tant. Je ne désespère pas du jour où j’oserai vous le dire, dans les yeux et pas seulement avec les yeux… Avec des mots, le son de ma voix, avec toute l’évidence que cela représente pour moi.

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la paz

Tout va merveilleusement bien. A ma place, à mon rythme, à ma vie. One Life.

Les jeux de rôle sur table, l’Aubrac, l’Aveyron, le Cantal. Les nuits fraîches, la lune, les criquets, les bondieuseries biélorusses. Et dans 3 jours les loups à la maison ❤

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Onca Spirit

Je n’ai toujours pas trouvé / pris le temps pour faire de vraies photos dignes de mon dream tarot d’amour. Pourtant le diable sait combien il me parle, m’inspire, me touche, me guide… Ces couleurs, cette vie, ces détails… Ces linogravures mises en couleurs sont d’une magie si sauvage et si universelle.

En fait je n’ai pas encore trouvé / pris le temps peut-être tout simplement parce qu’il fait partie de mon quotidien, de moi, il est là, c’est une évidence, une évidence qui se suffit à elle-même à chaque fois que ces cartes me font passer un message de liberté vitale, de force, d’espoir, d’envie d’encore.

 

believe in yourself

Je rentre de Paris avec une pharyngite, un syndrome grippal et une tension à 9. Et quelques images.
Sacré Cœur, Châteaurouge, Buttes Chaumont (sur les traces de Vernon), Montmartre, Père Lachaise… Et un super Airbnb.

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Oui mais Katie Monks a kiffé ma robe-chats.

Je voulais faire un review de ce concert, et puis je réalise combien je peine à trouver les mots. J’ai vécu la chose dans un état de semi-conscience, une sorte de transe, sans doute en partie due à la fièvre que je me trimballais depuis des jours. Il en fallait de l’amour et de l’envie pour me tenir debout. Il fallait au moins Dilly Dally.

A 16 ans j’ai monté mon premier groupe de rock, je chantais et jouais de la guitare, mes cheveux blonds platine au carré… Alors le nouveau look de Katie, son carré platine et ses robes de kinder whore, son attitude entre la fée glam et le sale gosse punk, dire que ça me parle, c’est peu dire. Katie fait le lien entre ma vie d’avant et celle d’aujourd’hui, le lien entre la rage adolescente et l’amour inconditionnel adulte, le rock n roll brut et la bienveillance pure…

Tout a commencé derrière le zinc de l’Olympic Café, où nous avons mangé un bout avant le concert. A peine arrivés et voilà qu’on les entend faire leur balance au sous-sol, juste sous nos pieds. Aux anges. On commande et voilà qu’iels montent manger un bout, à la table à côté de la nôtre… Jimmy en jupe pailletée, Ben l’air blasé, Liz les cheveux ultra courts et tout noirs. Katie nous adresse un ‘Hiiiiee…’ de chaton céleste, à la fois souriante et flegmatique… Au-delà des anges.

Tout est comme quand je jouais dans le même genre de bar… Il y a 20 ans. J’ai juste changé de place. Quand l’heure vient de descendre dans la salle au sous-sol, deux adolescentes sont à côté de moi au premier rang. Fans joyeusement enragées du groupe qui fera la première partie, une découverte bien sympa et bien 90’s, Chastity. Le chanteur aux airs d’apprenti bucheron tout droit sorti de Twin Peaks leur donnera l’occasion de sauter et hurler aussi haut et aussi fort que leur fougue adolescente le leur permet. Leurs sourires n’auront sans doute d’égal… Que le mien.

Nous croiserons régulièrement les Dilly Dally ici et là dans la salle, avant que vienne leur tour. La salle est si petite qu’une simple marche en bois sépare les musiciens du public. Je suis si proche que dès les premiers accords j’entends les retours autant que les enceintes. Une lumière violette vient nous envelopper. Katie fait quelques essais voix a cappella. La salle ronronne en entendant ce timbre si particulier, surréaliste. L’amour et la rage nourrissent cette voix-là.

Iels ont joué des titres qui ne sont pas sur les deux albums, comme l’enivrant Candy Mountain, et la bombe Gender Role. Et même fait un petit rappel avec Green, la salle hurlant à la lune elle aussi, donnant un sourire sauvage à Katie au moment de quitter la scène, sa guitare aux cordes cassées abandonnée sur le sol.

Quel groupe. Quel son. Quelle voix. Quelle belle attitude. Quelle gentillesse que la leur. Cette sensibilité à fleur de peau, enrobée de cette rage d’amour. C’est vraiment ça que j’ai ressenti, de l’amour enragé, une rage d’aimer. Dilly Dally me fait faire la paix entre mon gouffre sombre et mon coeur d’amour inconditionnel.

 

 

Je crois qu’un bout de moi n’est pas rentré et est resté quelque part, en apesanteur entre les mondes.

 

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‘ – By the way, I love your kitty dress. ‘

 

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