summer mood

Je passe mes vacances à lire (finir le tome 3 de Vernon de Despentes, entamer Sailor & Lula de Barry Gifford), regarder séries et films (Game of Thrones et Twin Peaks en cours, découverte de Blue Velvet, révision de Sailor & Lula), avancer dans ma connaissance du Tarot, écouter de la musique toute la journée, et faire des siestes avec les fauvettes.

Bon et puis de temps en temps je vois des gens hein.

Je réalise de plus en plus à quel point l’Univers de Lynch est fait de ramifications. Entre ses films, ses actrices et acteurs, ses personnages… Extraordinaire de comprendre le choix de l’actrice pour interpréter Diane dans la saison 3 de Twin Peaks, quand on a vu Blue Velvet… Et cet éternel bistrot typiquement américain à la déco vintage dans lequel on mange des parts de tarte aux fruits… Et les mots de Sandy dans Blue Velvet en 1986, ‘It’s a strange world.’, qui résonnent dans les mots de Lula dans Wild at Heart en 1990, ‘This whole world’s wild at heart and weird on top.’, à chaque fois avec les traits et la voix de Laura Dern – magnifique combo de féminité et de virilité. Même le personnage central de Blue Velvet, interprété par Kyle MacLachlan, se veut détective en herbe, et deviendra l’agent Cooper du FBI dans Twin Peaks… Et tout est comme ça. Lynch aura dédié sa vie à faire vivre son monde et ses personnages, à travers des univers parallèles, en changeant les villes, les trames, mais jamais l’essence. Et c’est tellement addictif. Depuis que j’ai entrouvert les portes de l’univers étendu de Lynch, sur le tard en 2011, je n’ai jamais été déçue, et plus le temps passe, plus j’aime m’y perdre et m’y noyer.

Ma lecture de Sailor & Lula est plus mitigée. Si le style de l’écriture est sympa, j’en suis au tiers et je commence à m’ennuyer un peu au niveau du rythme. Mais c’est bien de comprendre d’où vient le film, et de retrouver certains passages, certains dialogues, et cette ambiance d’Amérique des paumé·e·s. Les personnages sont touchants de paumitude, et c’est sans doute ce qui a plu à Lynch à la lecture du livre.

Sinon, je vais devoir me mettre à apprendre tout un pavé de 120 pages en vue de la préparation aux concours. Difficile pour l’instant de lâcher l’ambiance vacances qui règne dans mon esprit. J’ai plutôt envie de m’accrocher au cou d’un garçon drôle et charmant, pour rire, découvrir, danser et vibrer.

 

Et retourner au Domaine d’O où les pins dansent tels les sycomores de Twin Peaks ❤

moods en vrac

Vendredi ça faisait un an que je suis revenue à la maison Montpellier. Aujourd’hui je sais si fort que j’ai fait le bon choix.

En rentrant du taf sans avoir rien prévu, je me suis posée devant mon ordi et j’ai fait une petite beauté à ce site. Nouvelles polices, nouvelle palette de couleurs, et images d’en-tête aléatoires. Ca me plait bien comme ça.

Et hier c’était la Marche des Fiertés et c’était super. J’y suis allée avec Séverine et Sophie, et en soirée on a regardé Les Amours Imaginaires de Xavier Dolan.
Toujours aussi beau. Ces images sublimes et ces passages musicaux, comme des clips suspendus au-dessus du monde. Cette façon de raconter… Chouette de le revoir, cette fois-ci en grand format avec un vidéoprojecteur. C’est un film brillant. Et Niels Schneider y est parfait. Voire divin.

Je ne me souvenais pas qu’à un moment il y a ‘cet air-là’ de France Gall en fond sonore. La première chanson qu’a chantée Lula, ma clownesse…

 

Et puis il y a ce garçon que j’aime bien…

Lula du dimanche

Lula c’est ma clownesse (cf. la rubrique « plateau » dans les menus en haut de page).
Oui c’est une forme de schizophrénie. Mais l’une comme l’autre nous le vivons bien.

Elle a boudé pendant longtemps, elle en avait bien marre, elle s’est enlaidie puis enterrée. Maintenant ça va mieux, elle est revenue le soir de la pleine lune du 12 janvier. Ce soir elle a repris le ukulélé.