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Beaucoup de fatigue physique, mais beaucoup d’envie aussi. Beaucoup de choses en cours et à cœur. Bientôt quelques jours au Maroc. Et l’organisation pour le printemps prochain d’un week-end au royaume des loups entourée de celleux que j’aime, des 4 coins du pays (et même un peu du monde), pour mes 40 ans. Moi qui ne fait quasiment jamais rien pour mes anniversaires, cette fois-ci je veux marquer l’épilogue de cette première moitié de ma vie, et du chemin que j’y ai accompli. 2020, 40 ans, je veux en prendre acte, parce que la deuxième moitié de ma vie doit être à la hauteur de ce qui m’est possible et de ce que je mérite. Je déconstruis le système de pensées limitantes venant de mon héritage familial, et j’en dessine un nouveau, où j’ai le droit, le devoir de fêter chaque jour de mon existence, et de me construire la vie qui est la mienne, la place qui est la mienne, l’existence de tous les possibles. Ca prend du temps mais ça marche plutôt pas mal.

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Il fait enfin moins chaud depuis quelques jours et ce n’est pas pour me déplaire. Je ne suis pas faite pour les climats extrêmes, trop chaud ou trop froid c’est définitivement pas mon truc. Là le soleil est toujours là, bien présent toute la journée et particulièrement l’après-midi, pas un nuage dans le ciel bleu électrique, mais il y a aussi du vent, les nuits sont plus fraîches, il ne fait plus genre 3000 % d’humidité dans l’air, je respire, j’aime.
Voilà c’était la minute ‘parlons météo’ :3

J’ai un peu le trac pour le 14, ce sera ma première expérience publique avec mes cartes, les tirer à des personnes que je ne connais pas et que je découvre sur l’instant, ce sera passionnant, j’espère y faire de belles rencontres. Il y aura aussi un atelier auquel je participerai, pour fabriquer des élixirs naturels, et un sabbat le soir, autour du feu et sous la pleine lune, et puis le lieu, cet endroit si unique, bref viens ✨ 

Pour le reste j’ai mis en route (ou je continue) plusieurs questionnements, certains existentiels et d’autres plus pragmatiques, mais qui finalement se rejoignent, liés les uns les autres. Et j’essaie d’entamer cette rentrée en protégeant au maximum mon moi profond, réel et personnel, ce qui fait que je suis moi, j’ai l’impression de répéter ça toutes les rentrées depuis moult temps, je ne désespère pas d’y parvenir un jour avant tant de facilité que je n’en parlerai même plus. Etre une éponge hypersensible donne la possibilité de s’émerveiller de tout, de ressentir la vie à fond, de faire preuve d’empathie et de compassion et de s’ouvrir aux autres avec une sincérité absolue. Mais ça amène aussi à sentir de plein fouet les névroses des autres, à avoir du mal à laisser glisser sans l’absorber l’éventuelle merde croisée ici ou là… Bref, plus le temps passe et mieux je gère l’équilibre de tout ça, laisser entrer dans ma bulle ce qui est positif et laisser dehors ce qui est toxique, spirituellement voyager léger en somme, pour l’instant je garde dans cette rentrée mon détachement, ma recul et ma liberté, pourvu que ça dure.

C’est aussi ce qui me rend aujourd’hui la vie citadine plus ou moins difficile. Je réalise que mon hypersensibilité me rend perméable à tout ce qui se passe autour de moi, ce qui rend le quotidien certes poétique, dans le sens où je vois les gens autour de moi,  je veux dire j’ai vraiment conscience de leur existence en tant qu’êtres, j’entends leurs mots, je lis leurs ressentis… Mais si toute cette humanité est touchante et belle de vie et de diversité, à l’échelle d’une ville c’est un peu l’overdose par moments. Alors soit je ferme les vannes pour ne plus voir ni entendre ni sentir cette vie autour de moi, soit j’apprends à laisser couler, je vois j’entends je sens et hop je laisse couler (un peu comme le yoga m’y engage), soit vite la forêt la nature la vie au calme. Ce qui vraisemblablement finira par arriver, mais en attendant, laisser entrer les sensations puis les laisser repartir sans m’y attacher me semble une bonne formule.

Je relisais hier des bribes d’un carnet dans lequel je note en dilettante les choses positives de ma vie. Il y avait ce passage datant d’avril dernier, où j’étais chez les loups. Je racontais qu’en me levant j’étais allée écouter le vent de la montagne descendre entre les arbres pour arriver jusqu’à moi et m’envelopper doucement, puis je suis allée ouvrir aux poules et les nourrir, et nourrir un des chats, celui qui dort dehors, et en relisant ces mots ça transpirait tellement que c’était là que j’étais bien, à ma place, au milieu des arbres, du vent et des animaux.

Hier soir je suis restée dans le jardin à écouter le vent souffler dans les branches et les feuilles. Je murmurais au vent que je voulais être comme lui, libre et puissante, à la fois forte et légère. Je veux être ancrée comme la terre et libre comme le vent 🍀⚡️ 

l’évidence

Quelques jours avec la famille du coeur à la maison. Gratitude infinie.

J’ai du mal à trouver les mots. Ils apportent l’amour, la paix, les rires et la lumière. Ils le portent en eux à fleur de peau et irradient tout ce qu’ils regardent, tout ce qu’ils touchent. J’ai grandi si introvertie, si timide, si réservée, pas à l’aise en groupe, et aujourd’hui je réalise combien je me sens à ma place dans une vie de meute, un quotidien ensemble, comme un pack chantant à la lune de la liberté, riant au nez des codes et des croyances limitantes… Sauvages et libres.

La famille est une histoire de naissance. Au début. Puis, parfois, quand on va chercher sa place ailleurs, c’est une histoire d’évidence.

Ma famille du coeur. Ma famille de l’évidence. J’ai une chance telle que j’ai le devoir d’en faire quelque chose. Papou a raison, je dois prendre encore plus conscience de ma valeur, que je vaux mieux que certaines choses que je supporte alors qu’elles ne sont pas acceptables. Pas quand l’Univers me montre le chemin d’or sur lequel je pourrais m’élancer, si je fais les bons choix et si je lâche totalement prise sur certains vieux démons.

Ils apportent l’amour, la paix, les rires et la lumière. Ils apportent l’évidence et je ne dois pas la perdre même quand 300 km nous séparent. Elle doit s’enraciner en moi, faire partie de moi.

Je vous aime. Je vous aime tant. Je ne désespère pas du jour où j’oserai vous le dire, dans les yeux et pas seulement avec les yeux… Avec des mots, le son de ma voix, avec toute l’évidence que cela représente pour moi.

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la paz

Tout va merveilleusement bien. A ma place, à mon rythme, à ma vie. One Life.

Les jeux de rôle sur table, l’Aubrac, l’Aveyron, le Cantal. Les nuits fraîches, la lune, les criquets, les bondieuseries biélorusses. Et dans 3 jours les loups à la maison ❤

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royaume des loups forever

Silencieuse entre les montagnes, j’entendais le vent venir de la vallée d’en face. Son souffle dansait entre les arbres pour courir jusqu’à moi et m’envelopper totalement, avec fougue et bienveillance, avant de poursuivre son chemin dans la forêt. Je mangeais les coucous et les violettes trouvées à mes pieds, et je faisais pipi dans les champs de primevères. J’ai rencontré un homme de cheval, qui m’a proposé de venir sortir ses chevaux quand je reviendrai au royaume. Nous avons chassé les œufs de Pâques, j’ai nourri les poules, le père des nouveaux chatons, fait le feu presque toute seule.

Iels me manquent déjà. Je le raconte au jasmin grimpant, puissamment parfumé, qui s’ouvre par poignées entières dans mon jardin. J’ai envie d’écrire et de dessiner, avec des stylos, des crayons et des feutres, dans le calme, au son des éléments, comme je le faisais là-haut sur la table en bois de pique-nique. De retrouver mes cartes aussi, qui m’attendent patiemment depuis l’aménagement. Surtout, j’ai envie de garder en moi tout l’amour et toute la joie emmagasinées là-bas. Que plus jamais ne m’atteigne quoi que ce soit de négatif. En tout cas jamais bien longtemps. Puisqu’iels sont dans ma vie, après tout, rien de grave ne peut perdurer, les rebus de l’existence ne font que passer, et seuls des moments comme ceux partagés au royaume des loups peuvent s’enraciner en moi, tout autour de mon cœur.

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Notre appartenance à cette terre, à ces éléments et à ces êtres est si évidente. Notre place n’est pas agglutinés en ville les un·e·s sur les autres, dans une sorte d’anonymat méfiant, à poursuivre ce rythme de vie abrutissant, à accepter ce manque de sens, à croire en un système qui nous rend esclaves. Notre place est parmi ces êtres et ces éléments, en harmonie avec cette terre qui nous accueille et nous offre tout ce dont nous avons besoin. Au royaume des loups tout se fait au rythme de notre nature, à aucun moment il ne nous viendrait à l’idée de nous donner des obligations absurdes, des règles inutiles, et cette liberté apporte un équilibre parfait, une écoute partagée, une communion de ce que nous sommes individuellement, avec une évidence à la fois naturelle et magique. C’est ainsi que je veux vivre mon quotidien. Petit à petit continuer de me défaire des liens et sentiments toxiques, pour de bon, courir avec les loups pour toujours, tous les jours, les loups de l’Univers tout entier, pour peu qu’ils soient sauvages, libres et aimants.

‘ Un être humain est une partie d’un tout que nous appelons : Univers. Une partie limitée dans le temps et l’espace. Il s’expérimente lui-même, ses pensées et ses émotions comme quelque chose qui est séparé du reste, une sorte d’illusion d’optique de la conscience. Cette illusion est une sorte de prison pour nous, nous restreignant à nos désirs personnels et à l’affection de quelques personnes près de nous. Notre tâche doit être de nous libérer nous-même de cette prison en étendant notre cercle de compassion pour embrasser toutes créatures vivantes et la nature entière dans sa beauté. ‘ – Albert Einstein

la magie est partout

En 2018 il s’est passé tant de choses.
En 2018, j’ai trouvé ma vraie famille. Rien que ça. Des enfants-loups courant cheveux au vent dans la forêt, un enfant-animal, un allié du coeur, qui quand je vais le voir dans son royaume, me cueille des cynorrhodons, m’offre des cailloux colorés et me fait du caramel. Un enfant libre, courageux et sensible, qui court avec les chiens et les loups.
En 2018 j’ai trouvé un père, au sens le plus noble qui soit, un père spirituel, un allié de l’esprit, un miroir de symboles. Qui quand je vais le voir dans son royaume, m’apprend à faire du feu, à préparer des makis, me montre avec quelle force la magie est partout.
En 2018 j’ai trouvé une sœur, mère des enfants-loups et femme du père symbolique, une femme sauvage et libre, un appel à moi-même, une alliée du lien, qui quand je vais la voir dans son royaume, m’apprend la liberté sans conditions et la sororité.
La liberté aura sans doute été pour moi le maître mot de cette année 2018. Celui qui a le plus de sens. Celui qui m’appelle le plus fort.
J’ai parfois encore du mal à réaliser tout ce que 2018 m’a apporté. Evidemment, c’est l’amour, inconditionnel, qui m’a tant gâtée. Merci infiniment la vie, le destin, la liberté, l’amour. On continue le chemin l’année prochaine, et toutes les autres à venir.

En 2019 je te souhaite joie et courage, force et amour, magie et liberté. Que chaque jour tu ouvres les yeux en te disant que c’est un jour de plus pour être toi-même, pour vibrer, rire, jouir, apprendre, partager, pour aimer  ❤

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this song is a broken heart

A l’automne 2015, je découvrais le premier album de Dilly Dally. Grâce à une radio pirate américaine en ligne, désormais disparue. Je retrouvais alors dans ce groupe le paroxysme de tout ce que j’aime dans la musique. Dilly Dally m’a bouleversée autant que Hole quand j’avais 14 ans. Peut-être même plus fort encore.
Le premier album m’a accompagnée durant une escale existentielle fin 2015, à Montpellier, ma ville tant aimée que je n’avais pas revue depuis mon départ pour la Normandie en 2011. Dilly Dally était alors la bande-son d’une décision déchirante mais salutaire : rentrer chez moi.

Aujourd’hui je suis donc, depuis presque deux ans et demi, de retour dans ce Sud si cher à mon coeur, et j’y ai fait des rencontres magnifiques, dont certaines ont changé ma vie. Dont certaines m’ont amenée à renaître, le jour de mes 38 ans, à 12h15 heure de ma première naissance, dans des circonstances si troublantes qu’elles ne peuvent que rester secrètes.
Et Dilly Dally est toujours là. Le deuxième album me procure des sensations indescriptibles. Et cette femme, cette chanteuse guitariste à la voix si étrange et si magique, ni tout à fait femme, ni tout à fait garçon, ni tout à fait adulte, ni tout à fait adolescente, ni tout à fait humaine, ni tout à fait animale… Elle cristallise toute une facette de moi-même. Me touche en plein coeur parce qu’elle parle à une part de mon intimité profonde.

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(Katie Monks – Dilly Dally – Berlin oct. 2018 – pic. Alexandra Howard)

En février j’irai hurler à la lune avec elle, à Paris, l’homme-chouette à mes côtés. Les loups et les louves n’ont pas fini de chanter et de courir dans la forêt, sous le regard bienveillant des chouettes et des hiboux. Notre plus grande force est l’amour.

 

des loups et des salamandres

Retour de quelques jours au royaume des loups. Qui est aussi à l’automne le royaume des salamandres et des champignons. Halloween et Beetlejuice en famille, pizzas fleuries et feux de vikings, chats-chiens, montagne Elephant, storax enveloppant, kéfir et cynorhodons. Le cœur qui déborde. La place qui est la nôtre. L’Univers qui chante l’harmonie.

Je me déconnecte tellement de plus en plus de la vie citadine, que j’oublie de descendre à l’arrêt de tramway prévu. Le changement devient urgent. La ville n’a plus rien à m’apprendre, plus rien à m’apporter de nouveau. S’il ne tenait qu’à moi le moment de prendre le large serait : maintenant. J’imagine que l’Univers m’invite à une phase de patience, durant laquelle je peux toujours travailler à avancer par moi-même au-delà de ce qui m’entoure, dépasser mon environnement, m’en détacher totalement, et agir non dans l’urgence mais en fusion avec l’homme-chouette, dans un projet de vie commun.

Transformer mon urgence en force tranquille. Me nourrir de tout cet amour et de toute cette gratitude pour m’en faire un invincible bouclier de lumière.

 

 

le royaume des loups

Je suis retournée au royaume des loups ❤

Prendre la route seule et aller là où je me sentais appelée m’a fait un bien fou. Il y a de plus en plus de place à l’intérieur de moi, pour y faire grandir ce que je suis et ce que je veux. Je ne sais pas combien de temps encore je parviendrai à patienter, avant de pouvoir concrétiser la suite de ma route, le retour total à moi-même, la fin des concessions et des masques ; je sens l’appel de plus en plus puissant et grandissant, et le changement jusqu’au bout de plus en plus indispensable. Il y a beaucoup de transformations en cours et dans l’air.

Je ferai au mieux pour trouver le bon rythme. Mais les signes se font de plus en plus nets, de plus en plus visibles et évidents. Ils se manifestent maintenant à haute voix, très distinctement, et ne laissent plus beaucoup de place au doute ou à l’hésitation. La seule variable tangible est le timing, le temps qu’il faudra.
Ma vie présente est belle, archi belle, par moments au-delà de tout, mais il y a des masques que je ne pourrai bientôt plus du tout porter, des concessions que je ne pourrai bientôt plus du tout faire. J’ai trop avancé dans les retrouvailles avec ma nature instinctive. Je ne sais que trop où est ma place. Même le sentiment de manquer de légitimité qui pouvait parfois se manifester dans un coin douteux de mon esprit, est en train de s’effacer petit à petit. Aujourd’hui je peux dire, car je le pense et le ressens, que je suis légitime, que je sais pourquoi je suis là où j’en suis. La vie me fait des cadeaux, mais c’est parce que je lui fais confiance, parce que je crois en elle, parce que j’avance avec elle, en écoutant les messages de l’Univers mais aussi parce que c’est moi, capable, forte malgré les restes de mon gouffre, et légitime.
Ma gratitude envers certaines personnes est immense, infinie. Mais je fais moi aussi partie de ces personnes qui changent ma vie, en premier lieu. Alors je dois ne jamais perdre de vue cette lumière qui m’appelle de tout son coeur. Chérir les êtres chers et prendre soin des précieuses rencontres. Donner et aimer sans condition. Et tout ira bien. Et je me débrouillerai.

 

 

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le royaume secret des loups de lumière

Ces derniers jours furent ceux de l’amour, de la bienveillance et de la liberté. J’ai rencontré des ânes d’argent et un coq d’or, un chien de feu et des enfants-loups, le chat le plus zen du monde, la rivière de turquoise, je me suis lavée à l’eau d’une source sauvage, et ce fut sans doute mon plus bel anniversaire sur les 38 déjà passés.

38. Quand je l’écris j’ai assez l’impression que c’est ma pointure plutôt que mon âge ahah.
Pourtant ce week-end j’ai mesuré le chemin parcouru et les étapes franchies dans ma vie. Ce week-end j’ai encore plus profondément regardé dans les yeux celle que je deviens, la ligne de vie qui est la mienne, bien au-delà de mon patrimoine familial, bien plus fort que mon héritage générationnel. Depuis ce week-end je sais mieux que jamais qui je suis, et pourquoi j’en suis là aujourd’hui. Je me sens libérée de certaines croyances limitantes, je me sens capable de tous les possibles.
J’ai pu me reconnecter à mon instinct sauvage, à ma nature, à la magie.
Ce n’était pas prémédité, même si je le sentais, comme une intuition, mais ce week-end était vraiment le plus beau cadeau d’anniversaire dont je pouvais rêver.

Ces derniers jours, quelque chose d’essentiel, d’intime, a changé. S’est accéléré. Le cheminement que je fais ces dernières années sur ma place dans l’Univers a fait un bon en avant incroyable. Grâce à une rencontre incroyable. Des rencontres incroyables. Je ne me souviens pas avoir été autant gâtée, accueillie avec tant de chaleur et de sincérité. J’ai trouvé le chemin du paradis, un royaume de liberté. Un lieu où la magie est présente partout, tout le temps.

J’ai vécu quelque chose que je cherchais depuis longtemps, quelque chose que j’espérais trouver un jour, et j’ai sans doute pris le bon chemin, car c’est arrivé.

Et tout a changé.
J’ai une chance inouïe.
Gratitude infinie ❤

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