Tulpa

(SPOIL TWIN PEAKS S3 ep16)


Enfin vu l’épisode 16. Pour moi le meilleur épisode de la saison pour l’instant avec l’épisode 8. Chef d’oeuvre de réalisation et de jeu.

J’en ai pleuré de joie et j’ai poussé des cris de sioux, à environ 25 minutes. Je ne pensais pas être attachée à ce point à ce personnage. Trop évident. Trop facile. Et pourtant. J’ai littéralement explosé de joie de le retrouver enfin. Surtout, de l’entendre à nouveau. Lynch et son acteur ont réussi cette magie de rendre accro à la diction et au rythme de langage d’un personnage. Même après plus de 25 ans de silence. Bon, le fait de l’attendre et l’espérer encore 15 épisodes de plus, joue aussi dans la décharge électrique que provoque sa ‘renaissance’.
Jouer 3 personnages diamétralement opposés, dans la même série, avec une précision et un talent aussi fous, touche au surnaturel (oui il est possible que je me répète).
Et je ne parle pas une nouvelle fois de mon obsession pour la féminité virile du jeu de Laura Dern hein.

Plus que 2 épisodes. Que vais-je devenir ensuite ?

21167184_10213887794086376_1096465769036903526_o.jpg(capture d’écran Twin Peaks S3 ep16)

 

summer mood

Je passe mes vacances à lire (finir le tome 3 de Vernon de Despentes, entamer Sailor & Lula de Barry Gifford), regarder séries et films (Game of Thrones et Twin Peaks en cours, découverte de Blue Velvet, révision de Sailor & Lula), avancer dans ma connaissance du Tarot, écouter de la musique toute la journée, et faire des siestes avec les fauvettes.

Bon et puis de temps en temps je vois des gens hein.

Je réalise de plus en plus à quel point l’Univers de Lynch est fait de ramifications. Entre ses films, ses actrices et acteurs, ses personnages… Extraordinaire de comprendre le choix de l’actrice pour interpréter Diane dans la saison 3 de Twin Peaks, quand on a vu Blue Velvet… Et cet éternel bistrot typiquement américain à la déco vintage dans lequel on mange des parts de tarte aux fruits… Et les mots de Sandy dans Blue Velvet en 1986, ‘It’s a strange world.’, qui résonnent dans les mots de Lula dans Wild at Heart en 1990, ‘This whole world’s wild at heart and weird on top.’, à chaque fois avec les traits et la voix de Laura Dern – magnifique combo de féminité et de virilité. Même le personnage central de Blue Velvet, interprété par Kyle MacLachlan, se veut détective en herbe, et deviendra l’agent Cooper du FBI dans Twin Peaks… Et tout est comme ça. Lynch aura dédié sa vie à faire vivre son monde et ses personnages, à travers des univers parallèles, en changeant les villes, les trames, mais jamais l’essence. Et c’est tellement addictif. Depuis que j’ai entrouvert les portes de l’univers étendu de Lynch, sur le tard en 2011, je n’ai jamais été déçue, et plus le temps passe, plus j’aime m’y perdre et m’y noyer.

Ma lecture de Sailor & Lula est plus mitigée. Si le style de l’écriture est sympa, j’en suis au tiers et je commence à m’ennuyer un peu au niveau du rythme. Mais c’est bien de comprendre d’où vient le film, et de retrouver certains passages, certains dialogues, et cette ambiance d’Amérique des paumé·e·s. Les personnages sont touchants de paumitude, et c’est sans doute ce qui a plu à Lynch à la lecture du livre.

Sinon, je vais devoir me mettre à apprendre tout un pavé de 120 pages en vue de la préparation aux concours. Difficile pour l’instant de lâcher l’ambiance vacances qui règne dans mon esprit. J’ai plutôt envie de m’accrocher au cou d’un garçon drôle et charmant, pour rire, découvrir, danser et vibrer.

 

Et retourner au Domaine d’O où les pins dansent tels les sycomores de Twin Peaks ❤