Elle s’appelle Jean.

Elle s’appelle Jean. Elle est arrivée ce matin du Royaume-Uni. Rousse, elle a 4 paires d’yeux immenses, comme pour regarder le monde avec plusieurs points de vue. Elle analyse tout, tout le temps. Et en même temps son imagination est débordante. Sa sensibilité pourrait lui faire faire des merveilles, mais elle a comme un blocage créatif, qu’elle soigne, enfin, en tout cas elle essaie. Elle est musicienne, écrivaine, gribouilleuse, clownesse, photographe… Dilettante. Elle est parfois dure avec elle-même, mais ça aussi elle le soigne. Elle est souvent inspirée par les parcours de ces femmes qui vont au bout de leur chemin créatif et/ou spirituel. Elle aimerait en faire partie. Certain·e·s de ses proches lui assurent qu’elle est déjà de ces femmes. Parfois elle se dit que oui, elle sait que c’est vrai. D’autres jours elle doute d’elle-même, elle ne sait plus. Permanente impermanence.

Elle est vintage. Elle est collector. Elle s’appelle Jean.

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[ Presque 8 ans après avoir quitté le ‘hobby’… Je retrouve avec enchantement cette occupation créative régressive… Vivement les prochains voyages, proches et lointains, pour continuer le chemin du nain de jardin d’Amélie Poulain. ]

mood

A ma fenêtre l’orme s’habille de nouveau de fraîches feuilles vertes, signe du printemps qui s’installe (il y a aussi les premières fraises de la saison). Le chat des rues que j’ai baptisé Merlin refait ses adorables apparitions, à l’affût des différentes personnes qui viennent de temps en temps le nourrir. Vendredi je suis repassée rapidement à notre futur nid commun… Jasmin et chèvrefeuille commencent à envahir notre jardin. Bientôt les roses vont éclore. Et cet arbre étrange aux petites fleurs jaunes le long de hauts branchages arrondis, qui semble se pencher sur nous de sa hauteur comme pour nous protéger et participer à la conversation… Je l’ai baptisé Hugues. Je n’en reviens pas. Dans deux semaines ce lieu sera chez nous. Diable comme nous allons être heureux ❤️🧡💛🌿🍀

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J’entame aussi un autre livre en parallèle de la totale Castaneda. Je découvre avec joie l’écoféminisme. Il y a donc un mot pour définir où je me place, comment je me sens, dans mon corps de femme, de femme sauvage, sœur de la nature.

Apprendre à aimer son corps contre la haine de la culture patriarcale – apprendre à ne pas dénigrer ses menstruations, son pouvoir de donner la vie, l’entrée dans la ménopause ; aimer tous les corps de femmes, les pleins, les longs, les courts, les vieux, les jeunes, comme encore nos désirs sexuels multiples. Cette importance donnée au corps, au corps féminin, est une façon de nous réapproprier la part biologique de notre existence, là encore, pour sortir du dualisme nature/culture nous demandant de choisir entre un corps sans esprit et un esprit sans corps. Aucun déterminisme ici, ni aucun essentialisme, aucune injonction à avoir ou ne pas avoir d’enfant, aucun destin biologique ou encore aucune identité de sexe ou de genre prescrite, mais la revendication et l’affirmation d’une puissance d’agir et de penser sensible. Comment se reconnecter au monde, de manière responsable, si l’on doute de ses propres sensations, de ses propres expériences, de sa propre existence ? La force de l’écoféminisme est d’avoir réussi à retourner cette association négative des femmes avec la nature propre à notre culture patriarcale, qui nous coupe de nous-même comme de la nature/terre, en objet de revendication et de lutte qui concerne potentiellement tout le monde.‘ – Emilie Hache

 

(clic sur les images pour les voir en plus grand)

Namasté.

réflexions vermillon

Pour les normand·e·s : bientôt au Sillon du Chemin Vert à Caen, une conférence gesticulée présentée par ma chère Leï. C’est le dimanche 15 octobre. Et le vendredi 13 il y aura également une conférence de Noémie qui sera sûrement très bien aussi.

Le 15, Leï parlera du corps des femmes dans le patriarcat, du flux libre instinctif, du consentement… Sa conférence s’intitule ‘Ce rêve rouge – réflexions utérines contre la honte ou comment je me suis réapproprié mon corps

Une conférence gesticulée c’est quoi ?
Avant tout un outil d’éducation populaire. A l’intersection entre le théâtre et la conférence, elle mêle le récit d’éléments vécus par le conférencier ou la conférencière (savoirs chauds) et des éléments théoriques (savoirs froids).

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