mood

J’aimerais mettre en place des sessions tarot, dans des lieux publics, pour tirer les cartes aux gens, puis par la suite proposer des ateliers d’apprentissage du tarot, créer un petit réseau autour de ça sur Montpellier. Voire même proposer des tirages à distance, en ligne, tout ça. J’aimerais poster ici du contenu suffisamment consistant pour ‘rentabiliser’ mon activité sur mon site. Je n’aime pas ce mot, ‘rentabiliser’, mais l’idée serait que tout le temps que je passe à écrire ici puisse générer des revenus ou en tout cas un retour sur investissement (je n’aime pas ce mot non plus, je dois encore travailler sur mon rapport à l’argent, et le voir non plus uniquement comme le poison du capitalisme, mais aussi comme un outil qui pourrait me servir à rendre le monde meilleur – si si). Je suis quand même bien calée sur quelques sujets, et si le plaisir de partager ces connaissances pouvait représenter un gain concret, qui me permettrait d’investir ensuite dans des supports, des livres, des formations, à partager de nouveau ici et ailleurs, etc… Et soyons fou que ça devienne une activité à part entière pour subvenir à mes petits besoins. En attendant la ferme pédagogique dans la forêt quoi.

Sinon, bof. C’est dur. Lombalgie et paresthésie, ma famille du coeur qui me manque, grosse saturation générale, envie de changer/supprimer des trucs mais sans savoir comment faire ou par où commencer… Sans compter les choses bloquées de facto pour de longs mois à venir… Je voudrais aussi changer l’allure de ce site, qui est tel quel depuis quasiment son ouverture il y a de 3 ans, mais toute mise en place d’un nouveau layout de base me demandera de revoir et réajuster plein d’autres choses derrière, résultat ça me décourage. Je sens que je vais juste changer la typo pour l’instant.

C’est fou parce que pourtant je sais comment faire, quoi faire et ne pas faire, et de plus en plus j’y arrive même très bien. Et puis surviennent ces moments de merde où tout se grippe. Saturation totale. Je sais que c’est normal et pareil pour tout le monde, alors pourquoi j’ai l’impression dans ces moments-là que d’autres y arrivent mieux que moi, ce qui ne vient qu’accentuer mon découragement.

Heureusement il y a les arbres, la nature, les arbouses, les animaux, l’homme-chouette. Et l’urgence de vivre.

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Avant de venir au monde je ne savais pas si je voulais être grise ou rousse. Du coup j’ai pris un peu de deux.‘ – Bowie

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l’évidence

Quelques jours avec la famille du coeur à la maison. Gratitude infinie.

J’ai du mal à trouver les mots. Ils apportent l’amour, la paix, les rires et la lumière. Ils le portent en eux à fleur de peau et irradient tout ce qu’ils regardent, tout ce qu’ils touchent. J’ai grandi si introvertie, si timide, si réservée, pas à l’aise en groupe, et aujourd’hui je réalise combien je me sens à ma place dans une vie de meute, un quotidien ensemble, comme un pack chantant à la lune de la liberté, riant au nez des codes et des croyances limitantes… Sauvages et libres.

La famille est une histoire de naissance. Au début. Puis, parfois, quand on va chercher sa place ailleurs, c’est une histoire d’évidence.

Ma famille du coeur. Ma famille de l’évidence. J’ai une chance telle que j’ai le devoir d’en faire quelque chose. Papou a raison, je dois prendre encore plus conscience de ma valeur, que je vaux mieux que certaines choses que je supporte alors qu’elles ne sont pas acceptables. Pas quand l’Univers me montre le chemin d’or sur lequel je pourrais m’élancer, si je fais les bons choix et si je lâche totalement prise sur certains vieux démons.

Ils apportent l’amour, la paix, les rires et la lumière. Ils apportent l’évidence et je ne dois pas la perdre même quand 300 km nous séparent. Elle doit s’enraciner en moi, faire partie de moi.

Je vous aime. Je vous aime tant. Je ne désespère pas du jour où j’oserai vous le dire, dans les yeux et pas seulement avec les yeux… Avec des mots, le son de ma voix, avec toute l’évidence que cela représente pour moi.

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royaume des loups forever

Silencieuse entre les montagnes, j’entendais le vent venir de la vallée d’en face. Son souffle dansait entre les arbres pour courir jusqu’à moi et m’envelopper totalement, avec fougue et bienveillance, avant de poursuivre son chemin dans la forêt. Je mangeais les coucous et les violettes trouvées à mes pieds, et je faisais pipi dans les champs de primevères. J’ai rencontré un homme de cheval, qui m’a proposé de venir sortir ses chevaux quand je reviendrai au royaume. Nous avons chassé les œufs de Pâques, j’ai nourri les poules, le père des nouveaux chatons, fait le feu presque toute seule.

Iels me manquent déjà. Je le raconte au jasmin grimpant, puissamment parfumé, qui s’ouvre par poignées entières dans mon jardin. J’ai envie d’écrire et de dessiner, avec des stylos, des crayons et des feutres, dans le calme, au son des éléments, comme je le faisais là-haut sur la table en bois de pique-nique. De retrouver mes cartes aussi, qui m’attendent patiemment depuis l’aménagement. Surtout, j’ai envie de garder en moi tout l’amour et toute la joie emmagasinées là-bas. Que plus jamais ne m’atteigne quoi que ce soit de négatif. En tout cas jamais bien longtemps. Puisqu’iels sont dans ma vie, après tout, rien de grave ne peut perdurer, les rebus de l’existence ne font que passer, et seuls des moments comme ceux partagés au royaume des loups peuvent s’enraciner en moi, tout autour de mon cœur.

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Notre appartenance à cette terre, à ces éléments et à ces êtres est si évidente. Notre place n’est pas agglutinés en ville les un·e·s sur les autres, dans une sorte d’anonymat méfiant, à poursuivre ce rythme de vie abrutissant, à accepter ce manque de sens, à croire en un système qui nous rend esclaves. Notre place est parmi ces êtres et ces éléments, en harmonie avec cette terre qui nous accueille et nous offre tout ce dont nous avons besoin. Au royaume des loups tout se fait au rythme de notre nature, à aucun moment il ne nous viendrait à l’idée de nous donner des obligations absurdes, des règles inutiles, et cette liberté apporte un équilibre parfait, une écoute partagée, une communion de ce que nous sommes individuellement, avec une évidence à la fois naturelle et magique. C’est ainsi que je veux vivre mon quotidien. Petit à petit continuer de me défaire des liens et sentiments toxiques, pour de bon, courir avec les loups pour toujours, tous les jours, les loups de l’Univers tout entier, pour peu qu’ils soient sauvages, libres et aimants.

‘ Un être humain est une partie d’un tout que nous appelons : Univers. Une partie limitée dans le temps et l’espace. Il s’expérimente lui-même, ses pensées et ses émotions comme quelque chose qui est séparé du reste, une sorte d’illusion d’optique de la conscience. Cette illusion est une sorte de prison pour nous, nous restreignant à nos désirs personnels et à l’affection de quelques personnes près de nous. Notre tâche doit être de nous libérer nous-même de cette prison en étendant notre cercle de compassion pour embrasser toutes créatures vivantes et la nature entière dans sa beauté. ‘ – Albert Einstein

des loups et des salamandres

Retour de quelques jours au royaume des loups. Qui est aussi à l’automne le royaume des salamandres et des champignons. Halloween et Beetlejuice en famille, pizzas fleuries et feux de vikings, chats-chiens, montagne Elephant, storax enveloppant, kéfir et cynorhodons. Le cœur qui déborde. La place qui est la nôtre. L’Univers qui chante l’harmonie.

Je me déconnecte tellement de plus en plus de la vie citadine, que j’oublie de descendre à l’arrêt de tramway prévu. Le changement devient urgent. La ville n’a plus rien à m’apprendre, plus rien à m’apporter de nouveau. S’il ne tenait qu’à moi le moment de prendre le large serait : maintenant. J’imagine que l’Univers m’invite à une phase de patience, durant laquelle je peux toujours travailler à avancer par moi-même au-delà de ce qui m’entoure, dépasser mon environnement, m’en détacher totalement, et agir non dans l’urgence mais en fusion avec l’homme-chouette, dans un projet de vie commun.

Transformer mon urgence en force tranquille. Me nourrir de tout cet amour et de toute cette gratitude pour m’en faire un invincible bouclier de lumière.

 

 

one life

Hier soir, au bord de l’eau dansante de la rivière, sous un ciel limpide rempli d’étoiles, je parlais de ma famille du cœur à une amie. Et pendant ce temps je recevais des messages de leur part, avec des photos des petits chats qui sont nés… Mon cœur était serré et mes yeux humides tant ils me manquent, et tant j’aurais voulu pouvoir les retrouver, là tout de suite, en un battement de cil.

Je reprends le boulot lundi, et j’ai de plus en plus fort ce sentiment que ce n’est plus ma place dans ce monde et que la suite de ma vie est ailleurs… Je préférerais tellement aller méditer dans la forêt, apprendre à développer mes énergies, communiquer avec les animaux, apprendre à cultiver un jardin, ouvrir une boutique ésotérique…
Faire ce qui a du sens pour moi, me débarrasser définitivement de ces vieilles hésitations liées à une éducation terre à terre et sans audace.

Je sens, je sais que tout cela se fera. C’est en moi, s’exprime de plus en plus fort. J’essaie de trouver l’équilibre entre mon impatience et l’envie d’y foncer dès maintenant… Et écouter les signes de l’Univers, pour le faire dans les meilleures conditions, sans rien perdre de vue, sans me résigner, garder le cap mais avancer au bon rythme pour que ce soit une pleine réussite, une évolution qui dure et qui perdure, qui rayonne de sens et de vérité, pour moi et pour celui avec qui je veux partager et vivre ce chemin… ❤

le royaume des loups

Je suis retournée au royaume des loups ❤

Prendre la route seule et aller là où je me sentais appelée m’a fait un bien fou. Il y a de plus en plus de place à l’intérieur de moi, pour y faire grandir ce que je suis et ce que je veux. Je ne sais pas combien de temps encore je parviendrai à patienter, avant de pouvoir concrétiser la suite de ma route, le retour total à moi-même, la fin des concessions et des masques ; je sens l’appel de plus en plus puissant et grandissant, et le changement jusqu’au bout de plus en plus indispensable. Il y a beaucoup de transformations en cours et dans l’air.

Je ferai au mieux pour trouver le bon rythme. Mais les signes se font de plus en plus nets, de plus en plus visibles et évidents. Ils se manifestent maintenant à haute voix, très distinctement, et ne laissent plus beaucoup de place au doute ou à l’hésitation. La seule variable tangible est le timing, le temps qu’il faudra.
Ma vie présente est belle, archi belle, par moments au-delà de tout, mais il y a des masques que je ne pourrai bientôt plus du tout porter, des concessions que je ne pourrai bientôt plus du tout faire. J’ai trop avancé dans les retrouvailles avec ma nature instinctive. Je ne sais que trop où est ma place. Même le sentiment de manquer de légitimité qui pouvait parfois se manifester dans un coin douteux de mon esprit, est en train de s’effacer petit à petit. Aujourd’hui je peux dire, car je le pense et le ressens, que je suis légitime, que je sais pourquoi je suis là où j’en suis. La vie me fait des cadeaux, mais c’est parce que je lui fais confiance, parce que je crois en elle, parce que j’avance avec elle, en écoutant les messages de l’Univers mais aussi parce que c’est moi, capable, forte malgré les restes de mon gouffre, et légitime.
Ma gratitude envers certaines personnes est immense, infinie. Mais je fais moi aussi partie de ces personnes qui changent ma vie, en premier lieu. Alors je dois ne jamais perdre de vue cette lumière qui m’appelle de tout son coeur. Chérir les êtres chers et prendre soin des précieuses rencontres. Donner et aimer sans condition. Et tout ira bien. Et je me débrouillerai.

 

 

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