l’évidence

Quelques jours avec la famille du coeur à la maison. Gratitude infinie.

J’ai du mal à trouver les mots. Ils apportent l’amour, la paix, les rires et la lumière. Ils le portent en eux à fleur de peau et irradient tout ce qu’ils regardent, tout ce qu’ils touchent. J’ai grandi si introvertie, si timide, si réservée, pas à l’aise en groupe, et aujourd’hui je réalise combien je me sens à ma place dans une vie de meute, un quotidien ensemble, comme un pack chantant à la lune de la liberté, riant au nez des codes et des croyances limitantes… Sauvages et libres.

La famille est une histoire de naissance. Au début. Puis, parfois, quand on va chercher sa place ailleurs, c’est une histoire d’évidence.

Ma famille du coeur. Ma famille de l’évidence. J’ai une chance telle que j’ai le devoir d’en faire quelque chose. Papou a raison, je dois prendre encore plus conscience de ma valeur, que je vaux mieux que certaines choses que je supporte alors qu’elles ne sont pas acceptables. Pas quand l’Univers me montre le chemin d’or sur lequel je pourrais m’élancer, si je fais les bons choix et si je lâche totalement prise sur certains vieux démons.

Ils apportent l’amour, la paix, les rires et la lumière. Ils apportent l’évidence et je ne dois pas la perdre même quand 300 km nous séparent. Elle doit s’enraciner en moi, faire partie de moi.

Je vous aime. Je vous aime tant. Je ne désespère pas du jour où j’oserai vous le dire, dans les yeux et pas seulement avec les yeux… Avec des mots, le son de ma voix, avec toute l’évidence que cela représente pour moi.

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royaume des loups forever

Silencieuse entre les montagnes, j’entendais le vent venir de la vallée d’en face. Son souffle dansait entre les arbres pour courir jusqu’à moi et m’envelopper totalement, avec fougue et bienveillance, avant de poursuivre son chemin dans la forêt. Je mangeais les coucous et les violettes trouvées à mes pieds, et je faisais pipi dans les champs de primevères. J’ai rencontré un homme de cheval, qui m’a proposé de venir sortir ses chevaux quand je reviendrai au royaume. Nous avons chassé les œufs de Pâques, j’ai nourri les poules, le père des nouveaux chatons, fait le feu presque toute seule.

Iels me manquent déjà. Je le raconte au jasmin grimpant, puissamment parfumé, qui s’ouvre par poignées entières dans mon jardin. J’ai envie d’écrire et de dessiner, avec des stylos, des crayons et des feutres, dans le calme, au son des éléments, comme je le faisais là-haut sur la table en bois de pique-nique. De retrouver mes cartes aussi, qui m’attendent patiemment depuis l’aménagement. Surtout, j’ai envie de garder en moi tout l’amour et toute la joie emmagasinées là-bas. Que plus jamais ne m’atteigne quoi que ce soit de négatif. En tout cas jamais bien longtemps. Puisqu’iels sont dans ma vie, après tout, rien de grave ne peut perdurer, les rebus de l’existence ne font que passer, et seuls des moments comme ceux partagés au royaume des loups peuvent s’enraciner en moi, tout autour de mon cœur.

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Notre appartenance à cette terre, à ces éléments et à ces êtres est si évidente. Notre place n’est pas agglutinés en ville les un·e·s sur les autres, dans une sorte d’anonymat méfiant, à poursuivre ce rythme de vie abrutissant, à accepter ce manque de sens, à croire en un système qui nous rend esclaves. Notre place est parmi ces êtres et ces éléments, en harmonie avec cette terre qui nous accueille et nous offre tout ce dont nous avons besoin. Au royaume des loups tout se fait au rythme de notre nature, à aucun moment il ne nous viendrait à l’idée de nous donner des obligations absurdes, des règles inutiles, et cette liberté apporte un équilibre parfait, une écoute partagée, une communion de ce que nous sommes individuellement, avec une évidence à la fois naturelle et magique. C’est ainsi que je veux vivre mon quotidien. Petit à petit continuer de me défaire des liens et sentiments toxiques, pour de bon, courir avec les loups pour toujours, tous les jours, les loups de l’Univers tout entier, pour peu qu’ils soient sauvages, libres et aimants.

‘ Un être humain est une partie d’un tout que nous appelons : Univers. Une partie limitée dans le temps et l’espace. Il s’expérimente lui-même, ses pensées et ses émotions comme quelque chose qui est séparé du reste, une sorte d’illusion d’optique de la conscience. Cette illusion est une sorte de prison pour nous, nous restreignant à nos désirs personnels et à l’affection de quelques personnes près de nous. Notre tâche doit être de nous libérer nous-même de cette prison en étendant notre cercle de compassion pour embrasser toutes créatures vivantes et la nature entière dans sa beauté. ‘ – Albert Einstein

Onca Spirit

Je n’ai toujours pas trouvé / pris le temps pour faire de vraies photos dignes de mon dream tarot d’amour. Pourtant le diable sait combien il me parle, m’inspire, me touche, me guide… Ces couleurs, cette vie, ces détails… Ces linogravures mises en couleurs sont d’une magie si sauvage et si universelle.

En fait je n’ai pas encore trouvé / pris le temps peut-être tout simplement parce qu’il fait partie de mon quotidien, de moi, il est là, c’est une évidence, une évidence qui se suffit à elle-même à chaque fois que ces cartes me font passer un message de liberté vitale, de force, d’espoir, d’envie d’encore.

 

wild at heart

Aujourd’hui, après quelques jours à peine de rentrée, je commence à trouver les mots pour exprimer certains ressentis.

J’ai vécu ces derniers mois des transformations irréversibles. Je me suis sentie pleine de confiance, emplie d’amour et d’envie, et parfois je me suis sentie perdue, découragée face au chemin restant à parcourir, convaincue à la fois du bien fondé et de la difficulté de la chose… Et puis là j’ai repris le chemin du bureau, et l’évidence laisse sa trace un peu plus profondément chaque jour. Tout a changé.

Je voudrais assurer ce quotidien qui me permet de toucher ce salaire modeste mais fixe. J’essaie d’y intégrer ma sensibilité, mon ouverture aux autres, pour être là pour celleux qui en auront besoin, dans le cadre de cet emploi, de ces horaires, de tout ce qui me paraît de plus en plus étranger. Je voudrais, et parfois, le temps de quelques minutes, un lien s’opère ; mais ce qui ces dernières années ne faisait que passer discrètement dans mon esprit sans s’exprimer trop fort, se manifeste aujourd’hui comme un appel irrépressible.

Dans mon cycle de vie en Normandie, j’ai fait quelques rencontres qui m’ont ouvert les yeux sur ma capacité à me connecter aux mondes invisibles, la nécessité de me délester de certains bagages néfastes, mon besoin de retrouver la nature, et de rétablir davantage le lien avec le monde animal, auquel je suis fortement reliée depuis ma naissance. J’en avais envie mais le temps et les outils me manquaient, et puis quand une opportunité se présentait, la peur l’emportait et je ne m’inscrivais pas au stage, à l’atelier, à la rencontre… Je me trouvais des excuses, probablement parce qu’il était alors trop tôt pour moi. Même si quelque chose commençait à m’appeler, je n’étais pas prête.

Et puis, il y a un peu plus de deux ans, je suis revenue ici, à Montpellier. J’étais alors en plein chemin d’introspection, pour apprendre à me tourner vers moi-même, apprendre à prendre soin de moi, à m’aimer et me donner l’attention et l’écoute que je mérite, pour ensuite pouvoir être plus sereine dans mes rapports avec les autres. Ce chemin d’ermite avait porté ses fruits et je me sentais prête à partager mon nouvel équilibre, quand j’ai croisé la route de cet homme chouette. Je suis allée vers lui parce que je sentais, je savais, que je pouvais alors être aux côtés de quelqu’un capable de tant de lumière.

Jamais je n’aurais pu imaginer tout ce que cet homme allait m’apporter. Par sa personnalité, sa façon d’être, mais aussi par son entourage et ses racines familiales. Un entourage amical lumineux et bienveillant – comme lui, on n’attire que ce que l’on est. Et puis, cet endroit où il m’a emmenée, la rencontre avec ces loups, qui ont fait resurgir de toutes ses forces l’appel que j’avais commencé à entendre il y a quelques années, et fini par ranger de côté, pensant que je n’aurais probablement pas assez d’une vie pour pouvoir ouvrir cette porte, ou que je n’étais peut-être pas assez légitime pour ça.

Depuis, l’appel est si fort qu’il m’est difficile d’entendre autre chose. Je continue cet emploi où je tente de faire de mon mieux, parce que je sais faire ce qu’on me demande. Je continue aussi de mettre à jour ce site, parce que écrire je sais faire et ça me procure un peu de satisfaction de partager un peu mes pensées et mes images, je continue les réseaux sociaux parce que j’ai l’habitude et parce que ça ‘passe le temps’. Mais en réalité je suis de plus en plus loin de tout ça, si ce n’est par réflexes d’habitude, des réflexes rassurants, du confort cotonneux et bien relatif, qui endort mon esprit, alors que je ne cesse de répéter ici et là au fil des mois qu’il faut que je fasse sauter les peurs liées à mon éducation et laisse derrière moi ces réflexes rassurants, pour consacrer tout mon temps à cet appel. Qui m’apaisera sans doute 1000 fois plus que tout le reste, puisque je serai à ma place et sur ma voie.

Si je ne trouve pas le temps et l’énergie suffisant·e·s pour nourrir cet appel en l’état actuel des choses, je n’aurai pas d’autre choix que de lui laisser toute la place dès maintenant pour qu’il se développe et grandisse comme il le mérite.
Soit mes réflexes et habitudes trouvent comment faire des compromis notoires, soit l’appel les dévorera.

 

(Du coup, je me suis inscrite à un atelier pour dans une quinzaine de jours, qui devrait me faire avancer sur ce chemin lumineux en écoutant mon cœur sauvage.)

Fire Tarot

Hier en me baladant sur les internets, je suis tombée sur les travaux d’une artiste anglaise, qui créée des tarots illustrés par ses soins, avec souvent pour thématique la pop culture 80’s à 90’s. Elle s’appelle Claire Laffar Maiafire, et vit à Londres.

Elle a créée un tarot Twin Peaks… ❤

J’avais déjà découvert le tarot Twin Peaks de Benjamin Mackey, qui est extraordinairement beau. Il l’avait imprimé en édition limitée grâce à un crowdfunding, et je suis arrivée après la bataille… Il était trop tard, tout était parti, et si je l’ai contacté sur les réseaux sociaux pour avoir des infos, et qu’il m’a gentiment ajouté à sa mailing liste pour me prévenir en cas de réédition, j’ai peu d’espoir, sachant qu’il est en bisbille avec les responsables des droits de la série et du film, des gens qui n’ont pas envie qu’on puisse gagner un peu d’argent en utilisant l’univers de Twin Peaks sans qu’iels prennent leur part du butin au passage… Des gens avec des dollars à la place du cœur.

Tout ça pour dire qu’hier j’ai commandé un tarot Twin Peaks à Claire Laffar. Je devrais le recevoir d’ici environ 2 semaines (I can’t wait !).
J’avoue que j’ai mis longtemps à savoir si j’aimais ou non ses illustrations, qui m’ont décontenancée. Si j’ai immédiatement adoré le style Comics de Benjamin Mackey, mon sentiment concernant les dessins de Claire était difficile à définir. Car ils ne sont pas faciles d’accès. Ils ne sont pas là pour être esthétiques. Ils sont là comme des symboles déroutants et touchants.
Malgré tout, tout ça m’attirait, me touchait. Je crois que c’est dû en grande partie à son inspiration. Ses illustrations sont tellement liées aux personnages et à l’histoire de Twin Peaks, jusqu’aux menus détails sur chaque arcane. Je sens qu’elle aime Twin Peaks au moins aussi fort que moi, et qu’il y a dans ses propositions visuelles beaucoup à ressentir, entendre, penser, lire et apprendre.

Reste à patienter jusqu’à son arrivée chez moi… Il me tarde tellement de le sortir de son étui d’organza, le sentir et le toucher, et créer avec lui le meilleur lien possible, confiant et entier. Et le feu marchera avec nous.

Quelle joie ça va être d’avoir entre mes mains ce tarot unique, imprimé en édition limitée, créé par passion, 78 lames si… spéciales.

Voilà les arcanes que j’ai pu trouver sur les internets :


‘Through the darkness of future’s past

The magician longs to see
One chants out between two worlds
Fire, walk with me.’

 


A part ça, je continue de suivre ma légende personnelle et me dirige vers un quotidien moins connecté. Ma vie se remplit de beaucoup de beauté, de moments que j’ai longtemps cherché et appelé très fort, je crois que j’entre enfin dans ce qu’on peut appeler une belle vie, simple et heureuse (ce qui ne veut pas dire qu’auparavant je n’ai pas vécu des choses magnifiques, mais aujourd’hui tout est beaucoup plus serein, sain, évident et fluide). Du coup, sans y chercher, je me détache des internets, du besoin de m’y exprimer personnellement… J’aime toujours autant venir écrire et bouiner ici, mais le contenu va sans doute sensiblement changer, petit à petit. Ca se met en place le plus naturellement du monde, comme quelque chose qui va de soi, comme l’évidence de mon chemin intime, et c’est plutôt pas mal. Je me sens bien, plus légère, libre.

Love.