les chants des créatures de mes entrailles

Captation live montée en double clip. J’en pleure d’amour tant ce n’est que merveille. Dilly Dally est définitivement la voix de mes entrailles. La bande son de toute mon urgence de vivre, de toute ma rage d’aimer.
Amour et gratitude infinies…
Et Katie Monks… Créature fantasmagorique de tout l’Univers 🔥❤️💜🌔🔥🔥🔥

 

 

witchy mood

Troisième et dernier jour dans ma tanière en arrêt maladie. Pour reprendre des forces, essentiellement je dors et je lis. J’entame le troisième volet de Castaneda, ‘Voyage à Ixtlan‘. ‘Voir‘ m’a été fulgurant, drôle, fait de magie et d’évidence à la fois. Quand j’ai un peu d’énergie, je fais des choses que j’ai à faire chez moi, et que je ne faisais plus depuis des mois. Faire un vrai ménage, trier et ranger mes paperasses, jeter des bricoles inutiles. Mon esprit est clair, mes pensées sont libres et tranquilles, je suis sereine. Je réalise combien le quotidien imposé par mon actuel salariat me pèse et obstrue mes pensées, embrouille mon esprit, crispe mes cheminements personnels. Ca a toujours été plus ou moins le cas. En tout cas à chaque fois que j’ai eu un taf qui ne collait pas avec ce que je suis, avec ma place dans le monde, et ce pour quoi je suis faite. C’est-à-dire quasiment toute ma vie professionnelle (à part donc mes magnifiques expériences de chargée de diffusion de spectacles et de groom équestre). J’ai toujours à peu près fait avec, parce que j’ai été éduquée comme ça, j’ai grandi dans un environnement où il fallait avoir un ‘vrai‘ travail (dans cet environnement artiste, musicien, écrivain et assimilés ne sont pas un travail…), bosser bête et méchant pour pas grand-chose, payer ses factures et fermer sa gueule, ne surtout pas se plaindre car ‘il y a toujours pire que soi, et c’est comme ça ma pov’ Lucette, on ne va pas changer le monde‘.

Et bien si.

Je réalise combien tout au long de ma vie d’adulte, sans y penser vraiment, j’ai fait mon chemin auprès de gens libérés de ce système oppressif. Certain·e·s ont eu la chance de s’en défaire très jeunes. De vivre très tôt dans un lieu collectif, en solidarité, ou dans une caravane avec le minimum vital… J’enviais ces personnes parce que je n’arrivais pas à faire comme elleux. C’est si difficile de se défaire de ce système de croyances limitantes, qu’on nous inculque depuis tout·e petit·e, nos parents, notre famille, nos profs, tous ces adultes auprès de qui on grandit, et que même si on n’a pas envie de les croire, ils ne nous laissent guère le choix. Ils brisent ce que nous sommes au fond de nous, même si c’est avec toutes les bonnes intentions du monde, pour nous faire entrer dans le moule, coûte que coûte. ‘Pour notre bien‘.

Alors, ça fait presque 20 ans que j’essaie de me défaire de ces systèmes de croyances limitantes, auxquels je n’ai jamais cru. Partie du domicile familial à 17 ans, j’ai toujours cherché la liberté, souvent à travers la musique, les arts de manière générale, et pourtant j’ai toujours eu peur d’y plonger totalement, d’un point de vue purement matériel et financier. Je n’ai jamais gagné beaucoup, mais je me suis toujours débrouillée pour avoir un petit taf plus ou moins alimentaire, notamment pour filer entre les doigts de Paul Emploi. Malgré tout  j’ai beaucoup détricoté le système de pensées dans lequel j’ai grandi et contre lequel je me suis de toute façon toujours rebellée, enfant, puis ado. J’ai parfois réussi à trouver des tafs où une partie de moi y trouvait un peu son compte, histoire de tenir un peu sur la longueur. Mais plus j’avance dans mon détricotage et plus je réalise que bientôt je ne pourrai plus faire avec. Déjà aujourd’hui je tiens au prix d’une énergie folle dépensée à garder un semblant d’équilibre entre les deux eaux. Ces trois jours d’arrêt me mettent bon gré mal gré devant cette évidence.
Ma chute de tension, c’est un peu le résultat de la secousse sismique que m’a causée Katie et l’évidence de sa liberté dans l’amour sauvage de Dilly Dally. Mais c’est aussi le résultat de mois entiers à lutter à contre-courant alors que plus le temps passe, plus mes entrailles laissent passer une lumière hurlant à l’Univers et m’appelant à ma juste place.

Don Juan disait il y a 50 ans à Carlos Castaneda, qu’une fois qu’un homme a ouvert sa trouée, il n’a plus d’autre choix que de vivre comme un guerrier. C’est exactement ça. Quand tu as commencé à ouvrir la brèche qui te permet d’entrevoir le véritable sens du monde, de la vie, de l’univers, alors tu ne peux plus faire semblant, continuer à te réfugier derrière les faux-semblants d’un taf par défaut, d’un système auquel tu ne crois pas, des balivernes des croyances limitantes. Tu n’as plus d’autre choix que de vivre comme un guerrier. Ou mourir.

Je réalise pendant ces jours de repos combien ma trouée est grande ouverte, béante ; ce ‘gouffre à l’intérieur‘, qu’adolescente je sentais littéralement me happer de l’intérieur, comme un appel aspirant vers un puits sans fond, au creux de mes entrailles. Parfois cet appel me prenait dans mon lit, le soir, et encore aujourd’hui il est parfois la cause de vertiges et de pertes d’équilibre, qui m’empêchent de traverser certains ponts, de marcher près d’un ravin trop raide… Il aura fallu tout ce cheminement, une rencontre primordiale et la lecture des livres de Castaneda pour comprendre combien je dois écouter cet appel. Toutes les épreuves traversées dans ma vie ne sont pas le fruit d’une malédiction ou de mauvais choix de ma part. Je crois que je n’ai plus à avoir honte, ou peur, ou à me sentir illégitime, pour pouvoir dire que je suis née pour vivre comme une guerrière, et que si je laisse mon gouffre, ma trouée, s’emplir à ras-bord de lumière, alors je serai à ma juste place. Une folle pour les un·e·s. Une puissante sorcière d’amour inconditionnel pour les autres.

believe in yourself

Je rentre de Paris avec une pharyngite, un syndrome grippal et une tension à 9. Et quelques images.
Sacré Cœur, Châteaurouge, Buttes Chaumont (sur les traces de Vernon), Montmartre, Père Lachaise… Et un super Airbnb.

(clic sur les images pour les voir en plus grand)


Oui mais Katie Monks a kiffé ma robe-chats.

Je voulais faire un review de ce concert, et puis je réalise combien je peine à trouver les mots. J’ai vécu la chose dans un état de semi-conscience, une sorte de transe, sans doute en partie due à la fièvre que je me trimballais depuis des jours. Il en fallait de l’amour et de l’envie pour me tenir debout. Il fallait au moins Dilly Dally.

A 16 ans j’ai monté mon premier groupe de rock, je chantais et jouais de la guitare, mes cheveux blonds platine au carré… Alors le nouveau look de Katie, son carré platine et ses robes de kinder whore, son attitude entre la fée glam et le sale gosse punk, dire que ça me parle, c’est peu dire. Katie fait le lien entre ma vie d’avant et celle d’aujourd’hui, le lien entre la rage adolescente et l’amour inconditionnel adulte, le rock n roll brut et la bienveillance pure…

Tout a commencé derrière le zinc de l’Olympic Café, où nous avons mangé un bout avant le concert. A peine arrivés et voilà qu’on les entend faire leur balance au sous-sol, juste sous nos pieds. Aux anges. On commande et voilà qu’iels montent manger un bout, à la table à côté de la nôtre… Jimmy en jupe pailletée, Ben l’air blasé, Liz les cheveux ultra courts et tout noirs. Katie nous adresse un ‘Hiiiiee…’ de chaton céleste, à la fois souriante et flegmatique… Au-delà des anges.

Tout est comme quand je jouais dans le même genre de bar… Il y a 20 ans. J’ai juste changé de place. Quand l’heure vient de descendre dans la salle au sous-sol, deux adolescentes sont à côté de moi au premier rang. Fans joyeusement enragées du groupe qui fera la première partie, une découverte bien sympa et bien 90’s, Chastity. Le chanteur aux airs d’apprenti bucheron tout droit sorti de Twin Peaks leur donnera l’occasion de sauter et hurler aussi haut et aussi fort que leur fougue adolescente le leur permet. Leurs sourires n’auront sans doute d’égal… Que le mien.

Nous croiserons régulièrement les Dilly Dally ici et là dans la salle, avant que vienne leur tour. La salle est si petite qu’une simple marche en bois sépare les musiciens du public. Je suis si proche que dès les premiers accords j’entends les retours autant que les enceintes. Une lumière violette vient nous envelopper. Katie fait quelques essais voix a cappella. La salle ronronne en entendant ce timbre si particulier, surréaliste. L’amour et la rage nourrissent cette voix-là.

Iels ont joué des titres qui ne sont pas sur les deux albums, comme l’enivrant Candy Mountain, et la bombe Gender Role. Et même fait un petit rappel avec Green, la salle hurlant à la lune elle aussi, donnant un sourire sauvage à Katie au moment de quitter la scène, sa guitare aux cordes cassées abandonnée sur le sol.

Quel groupe. Quel son. Quelle voix. Quelle belle attitude. Quelle gentillesse que la leur. Cette sensibilité à fleur de peau, enrobée de cette rage d’amour. C’est vraiment ça que j’ai ressenti, de l’amour enragé, une rage d’aimer. Dilly Dally me fait faire la paix entre mon gouffre sombre et mon coeur d’amour inconditionnel.

 

 

Je crois qu’un bout de moi n’est pas rentré et est resté quelque part, en apesanteur entre les mondes.

 

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‘ – By the way, I love your kitty dress. ‘

 

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le monde fait ce qu’il veut avec la musique

Plus de 3 ans que Dilly Dally me met le coeur au bord des lèvres à chaque morceau, à chaque écoute. 3 ans que j’ai trouvé le son de mon âme. La voix de mon ventre. Cette voix à la fois de rage et d’amour.

Dans 48 heures toute la lumière de l’Univers créera une brèche surnaturelle, au sous-sol d’une petite brasserie d’un quartier populaire parisien. Dans 48 heures les louves hurleront tout leur amour à la lune, la musique caressera nos cœurs et la voix de Katie Monks enveloppera la lumière de mon ventre d’un écrin d’invincibilité.

J’ai tant de gratitude à l’intérieur de moi que ça déborde déjà de tous les côtés, avec deux jours d’avance. Vendredi soir je serai sans doute tellement noyée dans l’amour, que mon enveloppe charnelle pourrait bien disparaître par moments, dans une explosion de lumière pure, comme seule la musique peut en créer.

Comme l’a dit un jour, musique à fond, la fille d’un loup quand elle était petite : ‘Le monde fait ce qu’il veut avec la musique !’.
La musique est une force invincible. Elle est tous les possibles.

bloody Marseille

Le soleil est toujours là.

Bientôt les fêtes de fin d’année, bientôt une escale à Paris pour Dilly Dally (impatience +++), bientôt des vacances salvatrices. Des choix que j’ai dû faire. Et y en aura d’autres.
C’est une période où je fais des plans sur la comète, pour la plupart réalisables avec un peu de courage, et c’est aussi la saison des délicieuses et si jolies arbouses, et des ginko biloba jaune Pikachu.

Je replonge en ce moment avec délices dans mes tarots. J’ai bricolé mon Tarot des Druides en découpant les vilains contours blancs qui étriquaient les sublimes peintures de Will Worthington, et j’en ai doré les bordures au Posca. Il faudra que je partage ces magnifiques cartes ici. Mais là je ne les ai pas sous le coude, ce sont des images du Tarot de Marseille de Pole Ka que j’ai à montrer.

Extraits des arcanes majeurs :

(clic sur les images pour les voir en plus grand)

Extraits des arcanes mineurs :

(clic sur les images pour les voir en plus grand)

Et cette carte supplémentaire absolument organique et vaginale :

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Alors oui c’est sûr y’a des personnages de cour qui prennent cher, des têtes qui tombent, du sang et des boyaux. C’est cru et direct, et en même temps plein de poésie. Il y a beaucoup de détails, de lumière, même du relief dans les motifs des vêtements des personnages… Les couleurs des arcanes mineurs sont vibrantes, le genre de couleurs qui me réconcilie avec les Marseille. Un jeu très inspirant, très causant, expressif, cynique mais franc, un peu mélancolique peut-être c’est vrai, sauf si on le prend avec un peu d’humour. Moi je l’adore.

this song is a broken heart

A l’automne 2015, je découvrais le premier album de Dilly Dally. Grâce à une radio pirate américaine en ligne, désormais disparue. Je retrouvais alors dans ce groupe le paroxysme de tout ce que j’aime dans la musique. Dilly Dally m’a bouleversée autant que Hole quand j’avais 14 ans. Peut-être même plus fort encore.
Le premier album m’a accompagnée durant une escale existentielle fin 2015, à Montpellier, ma ville tant aimée que je n’avais pas revue depuis mon départ pour la Normandie en 2011. Dilly Dally était alors la bande-son d’une décision déchirante mais salutaire : rentrer chez moi.

Aujourd’hui je suis donc, depuis presque deux ans et demi, de retour dans ce Sud si cher à mon coeur, et j’y ai fait des rencontres magnifiques, dont certaines ont changé ma vie. Dont certaines m’ont amenée à renaître, le jour de mes 38 ans, à 12h15 heure de ma première naissance, dans des circonstances si troublantes qu’elles ne peuvent que rester secrètes.
Et Dilly Dally est toujours là. Le deuxième album me procure des sensations indescriptibles. Et cette femme, cette chanteuse guitariste à la voix si étrange et si magique, ni tout à fait femme, ni tout à fait garçon, ni tout à fait adulte, ni tout à fait adolescente, ni tout à fait humaine, ni tout à fait animale… Elle cristallise toute une facette de moi-même. Me touche en plein coeur parce qu’elle parle à une part de mon intimité profonde.

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(Katie Monks – Dilly Dally – Berlin oct. 2018 – pic. Alexandra Howard)

En février j’irai hurler à la lune avec elle, à Paris, l’homme-chouette à mes côtés. Les loups et les louves n’ont pas fini de chanter et de courir dans la forêt, sous le regard bienveillant des chouettes et des hiboux. Notre plus grande force est l’amour.

 

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J’ai replongé dans Baldur’s Gate. J’ai voulu terminer ma vieille partie, relancée quand est sortie la Enhanced Edition, j’étais au dernier niveau, mais mes persos ne sont pas assez balaises, je me fais dégommer dans le cimetière souterrain. Du coup j’ai recommencé une nouvelle partie :3

J’aime tellement Imoën. En VO hein, parce que la voix française donne envie de noyer des petits chats. Mais en version originale, j’aime tellement, tellement Imoën ❤

A part ça, Dilly Dally joue ce soir à Paris et je n’y serai pas faute de billets de train à prix abordable. Ce week-end c’était le premier village vegan de Montpellier et c’était vraiment cool. Je suis pas mal dans mon tarot en ce moment, j’ai doré les bordures de mon RWS Centennial, et je l’ai passé au talc, dingue comme les cartes glissent super bien, oui je sais c’est over passionnant, mais j’avais envie d’écrire pour ne rien dire :3

La douceur guillerette des vacances me manque…

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On se débrouille.

Pourquoi je ne dirai plus jamais du mal de la Fnac.

Je ne vais jamais à la Fnac. Je vais à la librairie, chez le disquaire… Mais ce supermarché de la culture, c’est pas mon truc.
Pourtant quand j’ai voulu commander le nouvel album de Dilly Dally, j’ai dû me rendre à l’évidence. L’acheter via le site du groupe m’aurait coûté en frais de port (depuis Toronto) deux fois le prix du disque. Donc, je l’ai commandé sur le site de la Fnac, avec zéro frais de port en le faisant arriver en magasin.
Sauf que je me suis trompée. J’ai pris le vinyle à la place du cd. Et comme j’ai pas de platine et pas trop les moyens en ce moment… Ce soir je suis allée récupérer l’album puis direct en demander échange avec la version cd.
Le vendeur blague. ‘Je vous commande une platine alors !’ Ahah, je lui raconte que j’aurais bien aimé mais pas les moyens pour l’instant.
Il ouvre l’emballage cartonné du vinyle. Et là… Il y avait DEUX disques. Deux vinyles collés l’un contre l’autre.
‘ – Vous en avez commandé deux ?
– Ah non, regardez sur la facture, un seul.’
Il me sourit. Me tend un des deux disques. Dit tout bas : ‘J’ai rien vu… Vous l’écouterez quand vous aurez une platine.’

Aujourd’hui j’avais un moral tout pourri. Ce matin j’avais envie de brûler la terre entière au napalm. Toute la journée j’ai cherché en vain à retrouver une énergie positive. Et ce soir, un vendeur Fnac m’a OFFERT un vinyle du groupe qui me bouleverse le plus depuis Hole en 1994.

Mon Papou de la Forêt dit souvent que dans la vie il faut y croire, faire de son mieux pour soi et pour les autres, il dit ‘On se débrouille. Et quand on se débrouille et qu’on essaie de faire le bien autour de soi, alors la vie nous donne un coup de main quand ça marche moins bien, au moment où il faut. Les bonnes choses arrivent quand on fait confiance à la vie.’

Aujourd’hui je me suis débrouillée. Pour tuer personne. Pour rester agréable autant que possible. J’ai traversé cette journée en me débrouillant avec mon ras-le-bol intersidéral. Et paf la vie m’a fait un cadeau ❤

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Heaven

Nouvel album pour le groupe qui poutre Dilly Dally

https://dillydally.bandcamp.com/album/heaven

Si j’avais un groupe aujourd’hui, il ressemblerait probablement beaucoup à Dilly Dally. C’est absolument tout ce que j’aime et c’est très représentatif de mon chemin musical. Le premier album Sore était déjà magnifique, le nouveau Heaven suit le même chemin.

Pour l’aspect visuel et les clips, on dirait qu’iels gardent le même côté grunge et roots pour les concerts, privilégiant des vidéos plus léchées, avec cette fois un virage franchement mystique.

Cette voix… CETTE VOIX ❤

(Et je vois qu’iels seront le 8 octobre au Klub à Paris… A 8 balles l’entrée… Je les ai déjà loupé.e.s la dernière fois… Je fais quoi maintenant… Je fais quoi maintenant… Je fais quoi maintenant…)

A part ça,le week-end dernier j’ai vu Mu.

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Et ce week-end on était de mariage. Avec lui c’est toujours Heaven ❤

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‘Il n’est de vrai que l’amitié et l’amour.’