one life

One Life, l’urgence de vivre, tout ça. Bon la canicule qui fait fondre le cerveau aussi, c’est vrai. Vendredi concert punk-à-roulettes des copains de la Comtée dans un squat de punks à chiens en mode surchauffe à peine tenable, il faisait encore 42 dehors à 21h, alors j’imagine pas à combien de degrés on était dans la salle. Ces sons d’une autre vie, une vie passée, qui viennent résonner dans le présent. Ces liens qui ont commencé à se tisser quand on avait 8 ans (8 ans bordel, on en a 39), le destin de fou qui fait que ces liens ont dessiné plein de choses tellement étonnantes, ces liens qui sont toujours là. Ne jamais perdre ces liens, même si les kilomètres et les années et tout ça. Je trouve beau d’arriver à relier les vies, le passé le présent et l’avenir, à mélanger le tout et que ça reste harmonieux, juste simple et harmonieux.

avec Kikoune <3
A l’ancienne foreva’ 1988 >> vers l’infini et au-delà ✨

Samedi soir discussions aux accents canadiens au bord de la piscine en dégustant des verrines vegan, comme pour faire du contraste avec le concert punk-à-sueur de la veille.

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J’ai commencé à écrire ce post hier et aujourd’hui _blank total.

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Les étudiant·e·s bien apprêté·e·s pour leurs oraux. Un autre oral, le mien, qui approche, pour espérer décrocher une titularisation à la rentrée, parmi les 8 postes ouverts, surtout un, le Graal ultime pour moi. Le soleil. L’huile de protection solaire au Monoï. Les pages des livres à dévorer. Lui. Les copaines à la maison pour fêter notre crémaillère, leurs mouilles heureuses, leurs rires sous le chèvrefeuille en fleurs. Le chèvrefeuille en fleurs. Mes fauvettes dans le jardin, siestant en plein soleil. Bowie y passe des heures entières, jusqu’à la tombée du jour, quand on vient l’appeler le soir pour qu’elle rentre, elle se retourne vers nous, assise au milieu de son royaume, contemplative, et semble se demander pourquoi on voudrait bien qu’elle quitte ce lieu magique. Lui. Nous. Ma robe jaune Pikachu. Chanter sur sa ligne de basse. Bientôt les troubadours punk-à-roulettes de la Comtée et le lien depuis l’enfance à la maison. Bientôt l’anniversaire de Mu. Beaucoup de choses à faire, à penser, à gérer, à intégrer, mais beaucoup de fous-rires aussi, de joie, de passion, de tendresse, d’envie d’encore ❤

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Je suis fatiguée. Je trouve le temps long. J’aime les gens mais le flux quotidien me fatigue, les échanges obligatoires, la présence obligatoire, me lever le matin me demande déjà des efforts considérables, je n’arrive pas à m’endormir le soir depuis plusieurs semaines et je fais des rêves mouvementés, alors le matin je voudrais juste rester dormir un peu. Je voudrais acheter une vingtaine de tarots et partir les étudier dans une grotte. Je voudrais partir en vacances dans les Cévennes, là où tout est calme et où on peut vivre au bon rythme, celui qui est le nôtre. Et j’y resterais jusqu’à la fin de mes jours dans une maison en bois en kit à monter soi-même, avec un chien et un âne, bref je m’égare.

Je voudrais aller voir mes ami·e·s en Normandie, ma famille en Comtée, je voudrais partir faire du woofing en Espagne, je voudrais aller rendre visite à Muriel à Montréal. Je voudrais reprendre mon ukulélé en mains, je voudrais me raser la tête et que ça repousse long en une semaine au cas où. Je voudrais le temps pour tout ça, je voudrais pouvoir utiliser mon énergie à ce dont j’ai envie, c’est mon refrain éternel.

J’ai un travail où je me sens plutôt bien, un homme chouette à mes côtés, un entourage riche et bienveillant, des idéaux et des convictions, des passions, plein d’envies. Des roses sur ma table basse. Une chatte qui me monte dans les bras comme un bébé, ses pattes et sa tête sur mes épaules et dans mon cou, c’est notre nouveau rituel de câlin et ça fait un bien fou de l’entendre ronronner dans mes cheveux. Mais simplement en ce moment je sature parce que la vie va trop vite, le monde va trop vite, et moi je ne suis pas faite pour aller vite.

Je suis faite pour passer une demi-heure à observer un clan de canards au bord de l’eau. Je suis faite pour passer des heures à admirer et déchiffrer des cartes. Je suis faite pour prendre le temps. Pour moi et avec les autres. En ce moment j’ai besoin qu’on me ménage, qu’on m’écoute, et surtout pas qu’on me presse ou qu’on me foute la pression (je veux dire encore plus que d’habitude quoi, ahah).

Voilà. Sinon ça va. Ca fait 3 semaines que je ne suis pas allée au yoga parce que, si ça me ferait du bien, je suis découragée par l’idée de croiser encore et encore des gens, me changer avant, me changer après, je suis trop une éponge alors dans ces périodes je me préserve. Et j’ai commencé à bosser pour les concours. Bon je suis grave à découvert. Mais en réalité je n’ai objectivement aucune profonde raison de me plaindre. D’ailleurs je ne me plains pas, je vide juste le trop-plein pour tenter de repartir plus légère.

Ah oui, aujourd’hui ma gardienne céleste a un mois ❤

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