Gifts of the Universe (bis)

Les cicatrices sont des chemins. Les trésors brillent éternellement. La gratitude est infinie et l’amour est inconditionnel.

67180524_692296861241080_1112829608396324864_n

(clic sur les images pour les voir en plus grand)

(photos argentique Alban Van Wassenhove)

Du coup voilà, 3 jours avec Alban et ses images, et je replonge le nez dans ces possibles créatifs infinis, alors si en plus le résultat peut être aussi instantané qu’imprévisible, et prendre corps physiquement entre mes doigts… Bref j’ai cassé ma tirelire et me suis offert un Polaroid ❤

Avec une petite manip manuelle je peux même faire de la double exposition, deux prises superposées et développées sur le même film, résultats parfois hasardeux, parfois magiques ❤

Ce matin l’homme-chouette s’est prêté au jeu et j’ai fait ça :

67197488_10219734194042721_4025972609488257024_o.jpg

❤ ❤ ❤

la mazette gitane

En 2016 tout est devenu réalisable après que j’aie visité ce petit appartement d’un de mes quartiers préférés. Rentrer à la maison. Revenir à Montpellier. Y reprendre ma vie là où je l’avais laissée quelques années plus tôt. M’y réparer. Y soigner mes blessures. Y renaître.
Aujourd’hui trois ans ont passé. Et l’Univers m’a offert encore un cadeau, que je n’aurais même pas osé imaginer. L’Univers m‘a montré une fois de plus que tout est possible.
Aujourd’hui trois ans ont passé et j’aime toujours autant m’asseoir sur ces petites marches. Celles de mon retour à la maison, le cœur empli autant de cicatrices que de trésors. Les cicatrices sont des chemins. Les trésors brillent éternellement. La gratitude est infinie et l’amour est inconditionnel.

photo argentique Alban Van Wassenhove

(photo argentique Alban Van Wassenhove)

 

le canidé polymorphe

Au son du tambour j’ai survolé une forêt immense, verdoyante à perte de vue, dans laquelle j’ai fini par m’enfoncer. Le soleil dansait entre les branches des arbres gigantesques, et de petits chemins couraient dans toutes les directions. Des écureuils filaient autour des branches, et j’ai croisé la route de deux hérissons et d’un blaireau.

C’est alors, le tambour se faisant plus présent, que je l’ai vu. D’un roux flamboyant, le renard a sorti son museau d’une motte d’herbe. A mon arrivée,  il a couru devant moi, jouant et sautant entre les troncs, et changeant constamment d’apparence. Son pelage de feu passait tantôt au brun, noir, gris. Ses traits devenaient alors ceux d’un chien, et d’un loup. Insaisissable guide. Il m’invitait à retrouver ma forêt. Des fleurs apparaissaient sous mes pas. Et toujours la lumière, le soleil et ses rayons vibrants, les arbres montant jusqu’au plus haut du ciel, verdure et écorces à perte de vue.

Quand le tambour m’a invitée à revenir dans le monde visible, ma dernière vision a été son visage de feu, et son regard rassurant plongé dans le mien. Le roux de ses poils s’est teinté une dernière fois de brun foncé puis de gris, et il a disparu derrière la végétation.

Et j’ai ouvert les yeux.

375651_10201205055505838_964727386_n(illustration Martin Wittfooth)