musical moods

Toujours cette saturation générale, de toutes ces obligations toxiques, dont je ne peux me défaire pour l’instant. Je me réfugie pas mal dans les cartes. Mais surtout, comme souvent quand la cocotte est prête à exploser, dans la musique.

Quand je ne sors pas mon ukulélé, je prends enfin le temps d’écouter ce que fait Julian Casablancas en parallèle des Strokes.

Et il y a ça :

Alors, bon, il est un peu nul cet effet voix on est d’accord. Inutile voire assassin quand on connaît la voix originelle de Julian Casablancas (la voix, que dis-je, l’Organe*…). Mais… Mais il se passe quand même quelque chose de magique avec ce morceau. Il se passe un truc vintage, sensible, sensuellement désinvolte. Ce clip me fait penser à Aktarus, le capitaine Flam, Albator, ces héros de l’Univers dont j’étais folle amoureuse quand j’étais enfant… [ Que des hommes je te l’accorde, mais en fait j’étais aussi folle amoureuse de Lady Oscar ]. Ca touche quelque chose de très lointain au fond de moi, loin loin mais du coup très profond aussi, très ancré dans mon ADN sensoriel.

 

Et puis il y a The Voidz. Cet ovni artistique. Et ce morceau. Totalement obsédant.

Bim. Pur chef d’œuvre du début à la fin. Lynchéen. Grandiose. Diable quelle sensibilité à la fois dramatique et désinvolte, à fleur de peau.

Enfin voilà, sans la musique je serais probablement complètement folle depuis longtemps. La musique est ce refuge surpuissant, un chemin vers toutes les imaginations et tous les possibles, à la force nourrissante incommensurable.

 

*Quand je parle de l’Organe de Julian, je parle de celui-là :

 

l’oiseau du paradis

Hier soir, j’ai revu Au-Revoir Là-Haut, le dernier film d’Albert Dupontel. Que j’avais déjà vu il y a plusieurs mois, en avant-première, en cours de montage. Pas de grands changements par rapport à la première version, surtout un étalonnage abouti, pour un film sublime à voir absolument.

au_revoir_la-haut

Surtout, ce qui m’a plu hier soir (en-dehors du fait que j’étais avec lui), c’est à quel point la salle était réceptive. Notamment à ce moment culminant du film, que je ne peux raconter parce que spoiler un chef d’oeuvre pareil ce serait vraiment pas gentil, mais ce moment donc, où toute la salle, d’une seule respiration ample et profonde, a retenu son souffle en une vibration commune, puis s’est arrêté de respirer. Alors cette scène, si magnifique et si bouleversante, a pris une dimension absolument monumentale. Nous étions une sphère d’humanité éprise d’amour pour ce personnage extraordinaire, et c’est ensemble que nous avons cessé de respirer, pendant les mêmes secondes, nos coeurs prêts à exploser, et c’était d’une beauté à la mesure de cet acteur magnifique qu’est Nahuel Perez Biscayart ❤

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