musical moods

Toujours cette saturation générale, de toutes ces obligations toxiques, dont je ne peux me défaire pour l’instant. Je me réfugie pas mal dans les cartes. Mais surtout, comme souvent quand la cocotte est prête à exploser, dans la musique.

Quand je ne sors pas mon ukulélé, je prends enfin le temps d’écouter ce que fait Julian Casablancas en parallèle des Strokes.

Et il y a ça :

Alors, bon, il est un peu nul cet effet voix on est d’accord. Inutile voire assassin quand on connaît la voix originelle de Julian Casablancas (la voix, que dis-je, l’Organe*…). Mais… Mais il se passe quand même quelque chose de magique avec ce morceau. Il se passe un truc vintage, sensible, sensuellement désinvolte. Ce clip me fait penser à Aktarus, le capitaine Flam, Albator, ces héros de l’Univers dont j’étais folle amoureuse quand j’étais enfant… [ Que des hommes je te l’accorde, mais en fait j’étais aussi folle amoureuse de Lady Oscar ]. Ca touche quelque chose de très lointain au fond de moi, loin loin mais du coup très profond aussi, très ancré dans mon ADN sensoriel.

 

Et puis il y a The Voidz. Cet ovni artistique. Et ce morceau. Totalement obsédant.

Bim. Pur chef d’œuvre du début à la fin. Lynchéen. Grandiose. Diable quelle sensibilité à la fois dramatique et désinvolte, à fleur de peau.

Enfin voilà, sans la musique je serais probablement complètement folle depuis longtemps. La musique est ce refuge surpuissant, un chemin vers toutes les imaginations et tous les possibles, à la force nourrissante incommensurable.

 

*Quand je parle de l’Organe de Julian, je parle de celui-là :

 

Oracle de la Déesse Sombre

J’attendais avec impatience sa sortie. Bonheur de retrouver ici les illustrations de Gulliver l’Aventurière, qui a précédemment illustré l’Oracle des Runes. Le moment aussi pour prendre le temps de découvrir davantage l’approche mystique de Iria Del (Eaux Cultes), que je n’avais jusqu’alors que survolé.

Un Oracle féministe, qui donne des pistes pour reprendre son propre pouvoir. Réconciliant sacré et contemporain, le dos du coffret annonce la couleur : il s’agit de célébrer notre polarité féminine, ‘que tout être humain porte en lui, quels que soient son sexe ou son genre‘.
Le coffret est hyper complet : une boîte à fermeture aimantée comprenant un livre de 290 pages en couleurs, et le jeu dans une petite boite à couvercle et tissu satiné. Je n’ai pas encore terminé le livre, mais chaque carte y est détaillée avec une impression couleur de l’illustration sur une page entière, des mots de pouvoir (mots-clés), un message à la première personne, une signification divinatoire et son aspect plus sombre/ambigu, les symbolismes/mythologies/légendes ‘classiques’ lié.e.s à la carte, et un ‘pop panthéon’ vraiment cool qui fait le lien avec les mythologies et légendes modernes, et ça c’est une super idée, parce que la pop culture regorge d’archétypes qui peuvent faire écho aux tarots/oracles.
Enfin pour chaque carte on a une référence musicale, ce qui donne une playlist pour tout l’oracle, et ça aussi c’est vraiment une idée que je trouve bien inspirante. Pour finir chaque carte propose un rituel, une méditation, une incantation… lié.e à sa signification. Franchement un livre aussi complet permet vraiment d’utiliser le jeu de plein de façons, d’accueillir les cartes sous plein d’aspects différents, je trouve ça génial.

Entre autres références dans le livre et dans les cartes : Buffy, Willow, Drusilla, Spike, Rey (Star Wars), Ellen Ripley (Alien), Daenerys Targaryen (Le Trône de Fer), Marilyn Manson, Florence & The Machine, Tori Amos, David Bowie, Dolores Claiborne (Stephen King), Galadriel (le Seigneur des Anneaux), Kaguya (Naruto), Sailor Moon, Fauna, Hécate, Aphrodite, Lilith, Perséphone, Méduse, la Dame du Lac, Jeanne d’Arc, Santa Muerte, des déesses hawaïennes, païennes, hindouistes, grecques, égyptiennes, mésopotamiennes, des légendes arabes… Et je n’ai pas terminé le livre !

Pour donner une idée du ton, un extrait des pages introductives : ‘La Déesse Sombre vous invite dans un soulèvement jouissif contre l’obscurantisme spirituel, la peur de l’invisible, les dogmes, la pression sociale, le sexisme, les discours culpabilisants et les injonctions patriarcales. Cet outil a été pensé comme un manifeste d’amour pour la polarité féminine libre, magique et révolutionnaire du monde.

(clic sur les images pour les voir en plus grand)

Hé oui, les illustrations de Gulliver, c’est magnifique… ❤

C’est édité chez Arcana Sacra, un label du groupe Alliance Magique. Le coffret est de qualité, les cartes sont bien épaisses avec un rendu mat et doux.
Pour ma part je vais simplement colorer la tranche des cartes en noir, les fonds noirs recto et verso le permettent facilement, et je compte bien m’imprégner puissamment de ces cartes divines, genre dès là maintenant après avoir partagé ce post :3

witchy rendez-vous

Au fait. Je serai le 14 septembre prochain avec mes cartes, à la ferme urbaine collective de la Condamine à Montpellier, dans le cadre du festival Witch, organisé autour des thématiques de la sorcière et de l’écoféminisme. Il y a aura des ateliers, des conférences, un sabbat autour du feu sous la pleine lune…

lien vers l’event FB

Je suis en train de me créer une petite carte à distribuer sur place, avec l’idée d’intervenir avec mes cartes sur d’autres évènements, d’organiser d’autres moments dédiés dans d’autres lieux, tout ça tout ça…🌕🔥⚡️🍀💜

 

preview
(avec Vistaprint)

l’esprit du monde

Post un peu redondant avec celui du 11 février, mais voilà j’ai pris le temps de faire quelques photos potables de mon dream tarot, à la lumière naturelle.

J’aime tant toutes ces couleurs, et l’universalité qui se dégage de ces illustrations. Et quel travail quand on sait que ce sont des linogravures mises en couleur ! Plusieurs semaines de travail pour chaque carte… L’Univers de Lauren O’Leary (aka Madame Onca) est vraiment puissant.

Ces cartes m’inspirent avec une évidence lumineuse, les tirages sont fluides, directs, ce sont des cartes qui souvent m’invitent à écouter ma nature sauvage, mon vrai moi, à sortir de mon petit confort et des sentiers battus.

Le livret qui va avec, rédigé par Lauren O’Leary et Jessica Godino (dans un anglais accessible), donne de belles pistes de réflexions autour de la façon dont sont illustrées les différents archétypes.

J’ai la première édition de ce jeu, qui avait été édité en crowdfunding en 2001, j’ai eu la chance de le voir passer sur Ebay à un prix super intéressant par rapport à ce qu’on peut voir d’habitude. L’artiste a sorti une seconde édition en 2015, elle le vend elle-même sur Etsy. Mais pour avoir regardé des vidéos comparatives, et pour chipoter, je trouve la première édition plus vibrante dans sa colorimétrie, et si quelques illustrations ont été revues, notamment le Soleil et le Magicien, je préfère le Magicien de la première édition.

Voilà, autant j’adore mon Rider Waite Smith original dans sa version Centennial, parce que les illustrations de Pamela Colman Smith sont divines et que rien n’aurait été possible en-dehors du Marseille sans Arthur Waite, autant en tarot revisité et personnel, en tarot d’artiste, ce World Spirit Tarot est celui qui me touche le plus, avec force, en plein cœur, celui auquel je me connecte direct, mon dream tarot quoi ❤

 

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les chevaux et la terre sacrée

J’ai profité d’être chez moi à la lumière naturelle du jour, pour faire quelques photos d’un oracle que j’aime beaucoup : l’Oracle du Chaman Celte. Il vient dans un joli coffret, et avec un livre très complet écrit par John Matthews. Les illustrations sont de Chesca Potter. Je les trouve magnifiques, psychédéliques et sauvages.

C’est un oracle idéal pour la méditation, les rêves et les voyages intérieurs. Se focaliser sur une carte par exemple, la ressentir dans tous ses détails, puis fermer les yeux et se laisser porter.

J’aime particulièrement celle-ci :

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Et d’autres :

 

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Tarot des Druides

J’ai le Tarot des Druides depuis assez longtemps en fait. Pendant un moment je l’ai pas mal laissé dans sa boîte, car les cartes sont grandes, imposantes, pas faciles à mélanger… Et puis si j’ai adoré les illustrations de Will Worthington dès le premier coup d’œil, et immédiatement adhéré aux propos du couple Carr-Gomm dans le super livret qui accompagne les cartes, j’étais gênée par les gros bords blancs disgracieux du jeu, comme étouffants…

Ce n’est que plus récemment que j’ai enfin osé prendre mes ciseaux, et découper ces affreux bords blancs. Ainsi le jeu est moins gros en mains, et enfin les illustrations peuvent s’ouvrir, respirer, irradier comme elles le méritent. J’ai aussi coloré les bordures au Posca doré, et passé les cartes au talc. Maintenant, pour moi, ce jeu est parfait.

Bon les photos ne sont pas prises à la lumière naturelle, alors elles ne rendent pas suffisamment justice aux peintures de Worthington, mais le temps me manque, en hiver il fait sombre à 17h… Bref je ne vais pas encore attendre et attendre pour les partager ici :3

Loin des archétypes habituels, le couple Carr-Gomm a su donner un souffle unique à ce tarot druidique. Certains arcanes ont été renommés, en plus d’être revisités, comme le Jugement qui devient la Renaissance avec beaucoup de justesse. Ou encore ce Fou androgyne au genre indéfini, ce Pendu enfin débarrassé d’absolument tout… Des fleurs, des animaux et de la nature partout, beaucoup d’humanité et de sensibilité, un tarot que j’aime énormément.

 

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… Et cette Force, fière et confiante. Un sanglier a remplacé le lion originel. Ses yeux sont bleus comme ceux de son humaine. Cette femme, au regard à la fois rebelle et aimant, qui accepte et aime son animalité, qui célèbre ses désirs et ses instincts, reliant le mental et l’organique, n’aura jamais à craindre de se trouver face à elle-même.

cof

Edit >> Et bientôt entre mes mains un tarot que je lorgne depuis genre des années, depuis que je me suis sérieusement penchée sur les cartes en fait… Bbaawwwww… Il arrive des Etats-Unis et je regarde 50 fois par jour où en est son voyage mais à part ça ça va. Je l’ai trouvé au tiers du prix habituel sur Ebay, une aubaine, au prix d’un tarot de base dans une boutique quoi, alors qu’il commence à être vintage et qu’il est collector puisque édité en crowdfunding en 2001 par une artiste bien barrée krr krr… J’en peux pu d’attendre eeewwww :3

Chloé n’a plus peur d’aimer à tort.

Je viens de recevoir le nouveau bébé normand de Blaise. Edité et préparé de façon artisanale par les admirables de la Sauce aux Arts (je mets le lien pour le commander, mais il est actuellement épuisé et je ne sais pas s’il y aura une réédition…).

Je l’ai lu une première fois dans l’après-midi. C’est un roman sous la forme d’un jeu de tarot. Autant dire que je ne pouvais qu’acquiescer une aussi merveilleuse idée.
C’est l’histoire d’un Papa qui perd la boule, racontée par sa fille aînée, sous la forme de 78 cartes qu’elle a créé pour lui, pour l’aider à se souvenir. On peut lire les cartes dans l’ordre, mais de préférence dans le désordre, en les tirant au hasard ou en les ayant mélangées auparavant, ou à plusieurs sous forme d’un jeu collectif… En fait, on le lit comme on a envie, et à chaque fois les sensations ne seront pas les mêmes, puisque les souvenirs n’arriveront jamais de la même façon.

Je me suis retrouvée dans Chloé, la fille cadette, telle que j’étais avant, il y a longtemps, avec ma colère et le gouffre hurlant à l’intérieur de moi. Je me suis encore plus retrouvée dans Agathe, la fille aînée, qui a appris à apaiser son gouffre, et qui peut ainsi se tourner davantage vers les autres pour mieux les comprendre et mieux les aimer.

(clic sur les images pour les voir en plus grand)

Les cartes sont sobres mais jolies, et la boîte cartonnée, montée à la main, est superbe avec ses dorures artisanales. Il y a en plus 3 cartes illustrées dont une en couleur. C’est beau à l’extérieur et à l’intérieur.

‘Perdre toute mémoire, c’est ça mourir.’

‘On ne vieillit pas quand on joue puisqu’on peut recommencer.’

‘En battant les cartes, elles font la nique au temps qui trépasse.’