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Les étudiant·e·s bien apprêté·e·s pour leurs oraux. Un autre oral, le mien, qui approche, pour espérer décrocher une titularisation à la rentrée, parmi les 8 postes ouverts, surtout un, le Graal ultime pour moi. Le soleil. L’huile de protection solaire au Monoï. Les pages des livres à dévorer. Lui. Les copaines à la maison pour fêter notre crémaillère, leurs mouilles heureuses, leurs rires sous le chèvrefeuille en fleurs. Le chèvrefeuille en fleurs. Mes fauvettes dans le jardin, siestant en plein soleil. Bowie y passe des heures entières, jusqu’à la tombée du jour, quand on vient l’appeler le soir pour qu’elle rentre, elle se retourne vers nous, assise au milieu de son royaume, contemplative, et semble se demander pourquoi on voudrait bien qu’elle quitte ce lieu magique. Lui. Nous. Ma robe jaune Pikachu. Chanter sur sa ligne de basse. Bientôt les troubadours punk-à-roulettes de la Comtée et le lien depuis l’enfance à la maison. Bientôt l’anniversaire de Mu. Beaucoup de choses à faire, à penser, à gérer, à intégrer, mais beaucoup de fous-rires aussi, de joie, de passion, de tendresse, d’envie d’encore ❤

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Cartons en cours de rangement, encore quelques rendez-vous d’installation de ci de ça, mais notre nouveau nid prend forme petit à petit, et les copaines sont déjà venu·e·s faire résonner leurs rires le long de nos murs pour les gorger d’énergies positives ❤

Ces changements amènent de bonnes résolutions qui seront peut-être tenues. Et bientôt les premiers concours, allô les révisions (erm)…

Bon en fait je voulais faire une petite mise à jour ici, mais là ça ne vient pas, peut-être plus tard, tout va bien, on est heureux, je suis heureuse, même si j’ai plus un radis, et bon j’ai plein à faire, voilà, bisou.

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L’ermite guerrier au cœur tendre

Ce soir j’ai demandé à Hugues, à travers les cartes, ce qui l’avait aidé dans son épreuve, ce qui avait été difficile, et comme il va, maintenant.

L’Hermite.
Hugues s’est tourné vers sa lumière intérieure, affrontant cette épreuve seul face à lui-même. Homme de savoir et de grande sagesse spirituelle, fort de son propre feu, il a su préserver et nourrir sa force intime, sa lumière personnelle, pour trouver son chemin de paix intérieure, et continuer d’avancer, souriant au monde, guide de son propre voyage.

Le valet de Coupes.
Hugues était aussi, derrière ses allures de guerrier, un grand sensible. Ses émotions vives et entières n’ont pas toujours été facile à gérer. Il a fallu parfois faire taire des sentiments qui auraient pu l’affaiblir, lui faire baisser les bras. D’un autre côté il a aussi dû prendre garde à ne pas devenir un cœur de pierre, trop s’endurcir. Gérer ses émotions sans les étouffer, canaliser le flot du cœur tout en le gardant ouvert, n’a pas toujours été facile.

Le 2 de Bâtons.
Maintenant Hugues est sur la berge, paisible, il contemple les étoiles et le nouveau monde qui s’offre à lui au loin, de l’autre côté de la rive. Il fait le point sur ses nouveaux possibles. Nul doute qu’il finira par suivre cette météorite, ce feu étincelant qui transperce la nuit dans son vol libre et sauvage ❤

 

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Hugues

Hier, après plusieurs semaines de grand soleil, il a fait à Montpellier un temps normand. Le ciel était lourd et gris, et pendant une petite heure, au matin il a bruiné. Un crachin à la normande, qui m’a gentiment fouetté le visage, laissant sur mes joues des milliards de petites gouttes d’une eau froide mais douce, comme des poussières d’étoiles liquides. Aujourd’hui, le soleil est revenu, comme si de rien n’était. C’est en cette matinée d’hier, cette matinée de crachin normand à Montpellier, que tu as fermé les yeux sur ce monde.

L’hiver passé j’ai voulu monter te voir, mais mon emploi du temps et mes finances ne m’ont pas permis de faire le voyage. J’habite maintenant à 1000 km, passer pour boire une bière n’est plus une mince affaire. Je pensais te voir cet été, pour moi il était évident que tu serais encore là.
La dernière fois que je t’ai vu c’était en juillet 2017, pendant la résidence d’Alban à la Fabrique. Nous avons fait ces belles photos en argentique. C’est le même été que la maladie t’a frappé.

Hugues, tu es aimé par tant de monde que tu seras toujours parmi nous. Grâce à toutes les petites parts de toi qui dansent dans le cœur de celles et ceux qui ont eu la chance de te connaître.  Tu étais un être humain et un auteur hors du commun. Je suis si fière de t’avoir connu, amicalement et artistiquement. Je n’oublierai jamais les tournages, les résidences, les repérages à la Pointe du Siège, les réveils chez toi pendant le festival Off Courts, tes mots si justes pour les 7 Sœurs du Sort, tes conseils, tes mots rassurants, ta bienveillance, ton feu intérieur. Lors de nos premiers échanges il y a presque 10 ans, j’ai tout de suite aimé ta folie, ta lumière. Tu étais un homme de connaissance, un homme de pouvoir, un être rare. Merci Hugues pour tous ces moments ❤

De retour sur Terre, à cloche pied d’abord, évidemment, mais en sautillant, on finit par s’amuser de tout. Enfin, on essaie, et à force, cela vient tout seul. Je souhaite que tu sautilles à cœur joie et, comme ça, on aura peut-être l’occasion de gigoter en mesure en bondissant au dessus d’un grand feu de joie.‘ – Hugues Fléchard

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(polaroid Alban Van Wassenhove – mua Fabiola Louang Phi Xay) 

au revoir Hugues

Hugues a fermé les yeux sur ce monde, une dernière fois, ce matin. Les moments et les projets partagés avec lui étaient toujours si riches, si drôles, si magiques. Il était d’une humanité si généreuse. Ses mots étaient brillants, son regard empli d’un feu éternel. C’est ainsi que je veux me souvenir de lui, le garder dans mon cœur, au-delà des mondes, au-delà du visible, pour toujours, comme un joyau précieux. Bon voyage mon ami sauvage.

C’était Sosha qui avait le don le plus aigu pour communiquer avec l’au-delà, la nature et le non-humain.‘ – Hugues Fléchard

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(photo Alban Van Wassenhove, repérages pour les 7 Sœurs du Sort) 

 

en vrac

J’ai envie de retourner au taf à peu près autant que de me couper une jambe. Pendant ces vacances j’ai été moi, j’ai vécu ma vie. La base de l’existence quoi.

Et s’il reste quelques questions pour lesquelles l’Univers ne m’a pas encore donné de réponses claires, et qu’il y a encore des éléments qui m’échappent, j’ai néanmoins commencé cette nouvelle année en prenant les devants sur une chose : j’ai réglé ma cotisation Wwoof, pour un an, valable jusqu’au 1ier janvier 2020.

J’ai aussi trouvé le dentiste de ma vie, qui a donné une seconde jeunesse à mes crocs de petit dragon. J’ai géré un truc administratif m’ouvrant des droits auxquels justement j’avais droit depuis belle lurette. J’ai été gâtée et j’ai essayé de gâter autant que possible, j’ai vu Mu, j’ai réécrit Roméo et Juliette, j’ai trouvé une sainte sanguine de la passion, bu des litres de Yogi Tea (et quelques Ricard Piscine), attrapé quelques Pokémons, enfin lu les Accords Toltèques et bien entamé Castaneda, et j’ai même pris le temps pour un peu de ukulélé.

Bref, la vie.

 

 

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Heaven

Nouvel album pour le groupe qui poutre Dilly Dally

https://dillydally.bandcamp.com/album/heaven

Si j’avais un groupe aujourd’hui, il ressemblerait probablement beaucoup à Dilly Dally. C’est absolument tout ce que j’aime et c’est très représentatif de mon chemin musical. Le premier album Sore était déjà magnifique, le nouveau Heaven suit le même chemin.

Pour l’aspect visuel et les clips, on dirait qu’iels gardent le même côté grunge et roots pour les concerts, privilégiant des vidéos plus léchées, avec cette fois un virage franchement mystique.

Cette voix… CETTE VOIX ❤

(Et je vois qu’iels seront le 8 octobre au Klub à Paris… A 8 balles l’entrée… Je les ai déjà loupé.e.s la dernière fois… Je fais quoi maintenant… Je fais quoi maintenant… Je fais quoi maintenant…)

A part ça,le week-end dernier j’ai vu Mu.

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Et ce week-end on était de mariage. Avec lui c’est toujours Heaven ❤

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‘Il n’est de vrai que l’amitié et l’amour.’

 

Danser avec les cygnes et courir avec les loups.

Ce matin depuis la passerelle qui permet de traverser les berges du Lez, j’ai vu passer, comme un ange de la nuit en plein jour, un cygne noir. Avec un bec rouge flamboyant, des plumes brillantes d’un noir de jais, un long cou délicat qui se reflétait sur l’eau.

Il m’a fait penser à moi il y a longtemps, sombre et solitaire, à la recherche des miens. Il m’a fait penser à ce texte de Clarissa Pinkola Estés, dans ‘Femmes qui courent avec les Loups‘, où elle reprend le conte du Vilain Petit Canard, pour parler de ce malaise qu’on ressent quand on ne nait pas au bon endroit. Quand on ne se sent pas à sa place. Quand on grandit comme une mauvaise herbe. L’auteure utilise ce conte pour expliquer que parfois, comme le vilain petit canard, certaines personnes ne naissent pas là où est leur vraie place. Alors, on peut avoir l’impression de tout mal faire, de ne rien réussir, on se sent incapable et moins que rien, on souffre de ne pas ressembler aux siens, de ne pas les comprendre et de ne pas être entendu·e par eux, à cause de notre différence. Comme si on n’était pas du même monde, comme si on ne parlait même pas la même langue. On croit, à tort, que le problème vient de soi, qu’on n’est pas assez bien.

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Alors, comme une quête personnelle, il nous revient de partir à la recherche de notre vraie place dans le monde. De trouver notre meute, de choisir notre famille, pour pouvoir nous (re)construire et nous épanouir tel·le que nous sommes.

Exemple :

Dans ma vie aujourd’hui, j’ai une famille d’origine, et j’ai celles que j’ai choisies. Des cygnes noirs mais aussi des cygnes blancs, des loups, des lapins, même un hibou et un papillon. Et même toute la fatigue que je ressens en ce moment ne parvient pas à me faire oublier combien je les aime.