mood

J’aimerais mettre en place des sessions tarot, dans des lieux publics, pour tirer les cartes aux gens, puis par la suite proposer des ateliers d’apprentissage du tarot, créer un petit réseau autour de ça sur Montpellier. Voire même proposer des tirages à distance, en ligne, tout ça. J’aimerais poster ici du contenu suffisamment consistant pour ‘rentabiliser’ mon activité sur mon site. Je n’aime pas ce mot, ‘rentabiliser’, mais l’idée serait que tout le temps que je passe à écrire ici puisse générer des revenus ou en tout cas un retour sur investissement (je n’aime pas ce mot non plus, je dois encore travailler sur mon rapport à l’argent, et le voir non plus uniquement comme le poison du capitalisme, mais aussi comme un outil qui pourrait me servir à rendre le monde meilleur – si si). Je suis quand même bien calée sur quelques sujets, et si le plaisir de partager ces connaissances pouvait représenter un gain concret, qui me permettrait d’investir ensuite dans des supports, des livres, des formations, à partager de nouveau ici et ailleurs, etc… Et soyons fou que ça devienne une activité à part entière pour subvenir à mes petits besoins. En attendant la ferme pédagogique dans la forêt quoi.

Sinon, bof. C’est dur. Lombalgie et paresthésie, ma famille du coeur qui me manque, grosse saturation générale, envie de changer/supprimer des trucs mais sans savoir comment faire ou par où commencer… Sans compter les choses bloquées de facto pour de longs mois à venir… Je voudrais aussi changer l’allure de ce site, qui est tel quel depuis quasiment son ouverture il y a de 3 ans, mais toute mise en place d’un nouveau layout de base me demandera de revoir et réajuster plein d’autres choses derrière, résultat ça me décourage. Je sens que je vais juste changer la typo pour l’instant.

C’est fou parce que pourtant je sais comment faire, quoi faire et ne pas faire, et de plus en plus j’y arrive même très bien. Et puis surviennent ces moments de merde où tout se grippe. Saturation totale. Je sais que c’est normal et pareil pour tout le monde, alors pourquoi j’ai l’impression dans ces moments-là que d’autres y arrivent mieux que moi, ce qui ne vient qu’accentuer mon découragement.

Heureusement il y a les arbres, la nature, les arbouses, les animaux, l’homme-chouette. Et l’urgence de vivre.

(clic sur les images pour les voir en plus grand)


Avant de venir au monde je ne savais pas si je voulais être grise ou rousse. Du coup j’ai pris un peu de deux.‘ – Bowie

73198778_10220379319850463_385191908558766080_o

Merlin Tarot

Encore un tarot que j’avais repéré il y a longtemps, et que j’ai trouvé récemment pour une bouchée de pain et en très bon état sur Priceminister. Un coffret sorti en 1988. De R. J. Stewart et illustré par Miranda Gray. The Merlin Tarot.
Le livre qui va avec est super complet et passionnant, bon il est en anglais et je galère un peu pour le lire, mais je m’accroche parce que c’est vraiment une approche différente et enrichissante.
Les illustrations sont proches de la nature et des éléments, avec de nombreux animaux, un peu comme mon Tarot des Druides même si le style des illustrations est différent. J’aime. Je le trouve positif, paisible et apaisant.

(clic sur les images pour les voir en plus grand)

Et donc je suis enfin en fuckin’ vacances, je peux enfin ressortir mon tambour, mon storax, m’occuper de mes trucs, avancer dans mes réflexions, cheminer ma spiritualité, bref redevenir moi.

les chevaux et la terre sacrée

J’ai profité d’être chez moi à la lumière naturelle du jour, pour faire quelques photos d’un oracle que j’aime beaucoup : l’Oracle du Chaman Celte. Il vient dans un joli coffret, et avec un livre très complet écrit par John Matthews. Les illustrations sont de Chesca Potter. Je les trouve magnifiques, psychédéliques et sauvages.

C’est un oracle idéal pour la méditation, les rêves et les voyages intérieurs. Se focaliser sur une carte par exemple, la ressentir dans tous ses détails, puis fermer les yeux et se laisser porter.

J’aime particulièrement celle-ci :

IMG_20190113_111551.jpg

Et d’autres :

 

(clic sur les images pour les voir en plus grand)

Tarot des Druides

J’ai le Tarot des Druides depuis assez longtemps en fait. Pendant un moment je l’ai pas mal laissé dans sa boîte, car les cartes sont grandes, imposantes, pas faciles à mélanger… Et puis si j’ai adoré les illustrations de Will Worthington dès le premier coup d’œil, et immédiatement adhéré aux propos du couple Carr-Gomm dans le super livret qui accompagne les cartes, j’étais gênée par les gros bords blancs disgracieux du jeu, comme étouffants…

Ce n’est que plus récemment que j’ai enfin osé prendre mes ciseaux, et découper ces affreux bords blancs. Ainsi le jeu est moins gros en mains, et enfin les illustrations peuvent s’ouvrir, respirer, irradier comme elles le méritent. J’ai aussi coloré les bordures au Posca doré, et passé les cartes au talc. Maintenant, pour moi, ce jeu est parfait.

Bon les photos ne sont pas prises à la lumière naturelle, alors elles ne rendent pas suffisamment justice aux peintures de Worthington, mais le temps me manque, en hiver il fait sombre à 17h… Bref je ne vais pas encore attendre et attendre pour les partager ici :3

Loin des archétypes habituels, le couple Carr-Gomm a su donner un souffle unique à ce tarot druidique. Certains arcanes ont été renommés, en plus d’être revisités, comme le Jugement qui devient la Renaissance avec beaucoup de justesse. Ou encore ce Fou androgyne au genre indéfini, ce Pendu enfin débarrassé d’absolument tout… Des fleurs, des animaux et de la nature partout, beaucoup d’humanité et de sensibilité, un tarot que j’aime énormément.

 

(clic sur les images pour les voir en plus grand)

… Et cette Force, fière et confiante. Un sanglier a remplacé le lion originel. Ses yeux sont bleus comme ceux de son humaine. Cette femme, au regard à la fois rebelle et aimant, qui accepte et aime son animalité, qui célèbre ses désirs et ses instincts, reliant le mental et l’organique, n’aura jamais à craindre de se trouver face à elle-même.

cof

Edit >> Et bientôt entre mes mains un tarot que je lorgne depuis genre des années, depuis que je me suis sérieusement penchée sur les cartes en fait… Bbaawwwww… Il arrive des Etats-Unis et je regarde 50 fois par jour où en est son voyage mais à part ça ça va. Je l’ai trouvé au tiers du prix habituel sur Ebay, une aubaine, au prix d’un tarot de base dans une boutique quoi, alors qu’il commence à être vintage et qu’il est collector puisque édité en crowdfunding en 2001 par une artiste bien barrée krr krr… J’en peux pu d’attendre eeewwww :3

little buddha

Je lance des miettes de biscuit aux mouettes. Elles volent partout autour de moi, par dizaines, et surfent dans l’air juste devant mes yeux, analysant chacun de mes gestes de leur regard noir et brillant. Croiser leur regard est un cadeau de l’Univers.
Il n’y a pas de mot assez grand pour raconter ce genre de moment suspendu. Il n’y a pas de mot assez grand pour décrire les animaux et la nature.

Et alors que je m’assois avec elles au bord de l’eau, tu viens t’asseoir à mes côtés. Ca faisait longtemps, je suis un peu surprise, mais ça me fait tellement plaisir. Tu me demandes si on peut écouter notre chanson des Crash Test Dummies. Je la mets. Chacune une oreillette. Puis tu me demandes si je peux mettre High Hopes de Pink Floyd. Evidemment. Un sourire radieux illumine ton visage. Ta grande bouche entrouverte s’étire pour rire, ton rire cristallin et enfantin, et tes yeux turquoise se lèvent vers le soleil immaculé. Tes longs cheveux d’or dansent dans les airs autour de ton visage angélique. Nous parlons des garçons, ces garçons qui nous plaisent tant. Nous parlons de tes parents, de ta petite sœur qui bécotait mon petit frère quand ils savaient à peine marcher. Des chats qui sourient. De Ludwig Von 88 dans ta chambre mansardée et des nuits blanches à la belle étoile avec Zigzag et Chaussette. De tes pizzas maison délicieuses. De nos rouges à lèvres identiques, qu’on achetait ensemble et qu’on mettait ensemble le matin, toujours un joli brun foncé, à peine sanglant. Des retours difficiles sur ton scooter, totalement défoncées, où tu mettais mes lunettes pour mieux voir la route dans la nuit noire entourée d’arbres immenses. Et de tout ce qui n’appartient qu’à nous. Deux doigts de la même main.

On laisse les mouettes et les canards, et tu me raccompagnes jusque devant le bâtiment où se trouve mon bureau. Je te demande, encore une fois, si tu vois le ciel et le soleil, comme moi, de là où tu es maintenant. Tu prends ma main dans la tienne, ta petite main blanche et délicate. Tu ne réponds pas. Je sais bien que je dois regarder le ciel et le soleil chaque jour pour toi. Je n’y suis pour rien mais je m’en veux que tu ne sois plus là. Comme si j’avais pu faire quelque chose, par exemple en t’invitant à faire autre chose ce soir-là. Je sais que c’est absurde.

Tu es partie le 22 juin 2001, l’âme fendue en deux par un camion fou, sur une route comtoise dans le lever du jour, après une nuit de fête de la musique. Tu avais 21 ans. Je crois qu’il faut que je l’écrive bien ici, parce que pour moi c’est toujours totalement impensable, impossible, irréel. C’est comme si pour moi, ta mort n’existait pas. Je sais que le monde vit sans toi, mais je ne peux pas dire que j’ai fait le deuil de toi, parce qu’en fait, tu es toujours là, tu traverses le temps et les mondes telle une divinité 90’s, la plus belle des étoiles. C’est toi qui emplissait le ciel de beauté samedi soir, tu es devenue la voie lactée.

Merci d’être venue me voir aujourd’hui. Laëtitia. Forever and ever. My little buddha