l’évidence

Quelques jours avec la famille du coeur à la maison. Gratitude infinie.

J’ai du mal à trouver les mots. Ils apportent l’amour, la paix, les rires et la lumière. Ils le portent en eux à fleur de peau et irradient tout ce qu’ils regardent, tout ce qu’ils touchent. J’ai grandi si introvertie, si timide, si réservée, pas à l’aise en groupe, et aujourd’hui je réalise combien je me sens à ma place dans une vie de meute, un quotidien ensemble, comme un pack chantant à la lune de la liberté, riant au nez des codes et des croyances limitantes… Sauvages et libres.

La famille est une histoire de naissance. Au début. Puis, parfois, quand on va chercher sa place ailleurs, c’est une histoire d’évidence.

Ma famille du coeur. Ma famille de l’évidence. J’ai une chance telle que j’ai le devoir d’en faire quelque chose. Papou a raison, je dois prendre encore plus conscience de ma valeur, que je vaux mieux que certaines choses que je supporte alors qu’elles ne sont pas acceptables. Pas quand l’Univers me montre le chemin d’or sur lequel je pourrais m’élancer, si je fais les bons choix et si je lâche totalement prise sur certains vieux démons.

Ils apportent l’amour, la paix, les rires et la lumière. Ils apportent l’évidence et je ne dois pas la perdre même quand 300 km nous séparent. Elle doit s’enraciner en moi, faire partie de moi.

Je vous aime. Je vous aime tant. Je ne désespère pas du jour où j’oserai vous le dire, dans les yeux et pas seulement avec les yeux… Avec des mots, le son de ma voix, avec toute l’évidence que cela représente pour moi.

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la paz

Tout va merveilleusement bien. A ma place, à mon rythme, à ma vie. One Life.

Les jeux de rôle sur table, l’Aubrac, l’Aveyron, le Cantal. Les nuits fraîches, la lune, les criquets, les bondieuseries biélorusses. Et dans 3 jours les loups à la maison ❤

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Gifts of the Universe (bis)

Les cicatrices sont des chemins. Les trésors brillent éternellement. La gratitude est infinie et l’amour est inconditionnel.

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(photos argentique Alban Van Wassenhove)

Du coup voilà, 3 jours avec Alban et ses images, et je replonge le nez dans ces possibles créatifs infinis, alors si en plus le résultat peut être aussi instantané qu’imprévisible, et prendre corps physiquement entre mes doigts… Bref j’ai cassé ma tirelire et me suis offert un Polaroid ❤

Avec une petite manip manuelle je peux même faire de la double exposition, deux prises superposées et développées sur le même film, résultats parfois hasardeux, parfois magiques ❤

Ce matin l’homme-chouette s’est prêté au jeu et j’ai fait ça :

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la mazette gitane

En 2016 tout est devenu réalisable après que j’aie visité ce petit appartement d’un de mes quartiers préférés. Rentrer à la maison. Revenir à Montpellier. Y reprendre ma vie là où je l’avais laissée quelques années plus tôt. M’y réparer. Y soigner mes blessures. Y renaître.
Aujourd’hui trois ans ont passé. Et l’Univers m’a offert encore un cadeau, que je n’aurais même pas osé imaginer. L’Univers m‘a montré une fois de plus que tout est possible.
Aujourd’hui trois ans ont passé et j’aime toujours autant m’asseoir sur ces petites marches. Celles de mon retour à la maison, le cœur empli autant de cicatrices que de trésors. Les cicatrices sont des chemins. Les trésors brillent éternellement. La gratitude est infinie et l’amour est inconditionnel.

photo argentique Alban Van Wassenhove

(photo argentique Alban Van Wassenhove)

 

histoires de pouvoir

« L’amour de Genaro est le monde qui nous entoure. La terre sait que Genaro l’aime, et elle lui accorde sa protection. Voilà pourquoi la vie de Genaro est remplie à ras bord et pourquoi sa situation, où qu’il aille, sera toujours comblée. Genaro se promène dans les sentiers de son amour et, où il se trouve, il est satisfait.
(…) On ne peut se libérer de sa tristesse que si on aime cette terre d‘une passion inébranlable. Un guerrier est toujours heureux parce que son amour est inaltérable et que sa bien-aimée, la terre, l’embrasse et lui octroie des cadeaux inestimables. Cette chose merveilleuse, qui vit dans ses derniers replis et qui comprend chaque sentiment, m’a apaisé et m’a guéri de mes souffrances et, lorsque j’ai enfin réussi à comprendre l’amour que je ressentais pour elle, elle m’a appris la liberté.
(…) Écoute cet aboiement. Cet aboiement de chien est la voix nocturne d’un homme. Elle vient d’une maison dans cette vallée, du côté du sud. Un homme est en train de crier sa tristesse et son ennui par l’intermédiaire de son chien, puisque ce sont tous les deux des compagnons, réduits à l’esclavage pour toute leur vie. (…) Cet aboiement et la solitude qu’il crée témoigne des sentiments des hommes. Des hommes pour qui la vie entière a été comme un après-midi de dimanche, un après-midi pas tout à fait malheureux, mais chaud, lourd et désagréable. Ils ont sué et se sont beaucoup tracassés. Ils ne savaient pas où aller ni que faire. Cet après-midi ne leur a laissé que le souvenir de petites contrariétés et beaucoup d’ennui, puis il s’est achevé brusquement : c’était déjà la nuit.
(…) Seul l’amour pour cette terre magnifique peut donner la liberté à l’esprit d’un guerrier ; et la liberté est joie, efficacité et abandon, devant n’importe quelle situation. »

Carlos Castaneda – Histoires de pouvoir

fire walk with Khaleesi

********** ATTENTION SPOIL GAME OF THRONES **********

Malgré les ellipses grossières et les blagues à ras des pâquerettes montrant combien les réals étaient totalement perdus une fois livrés à eux-mêmes sans G. R. R. Martin pour guide, il aura suffit d’un passage pour ma part absolument déchirant, pour faire remonter à la surface tout ce pourquoi j’ai tant aimé GoT durant ces 8 saisons.

Si Arya a toujours été pour moi un personnage fabuleux, égérie féministe des femmes guerrières qui ne seront jamais de simples ladies, libérée de tous les masques et de tous les égos (quand on a appris à n’être plus personne, on devient tout et on se mue partout dans ce monde, on fait partie de chaque détail de l’Univers, a girl has no name, en cela Arya aurait plu à Don Juan Matus), et si le chemin de Melisandre la sorcière solitaire et sensuelle a su résonner en moi malgré ses apparitions trop rares, je crois que la destinée de Daenerys est celle qui restera gravée en moi longtemps, très longtemps après la fin de la série.

Ce passage déchirant donc, m’a fait oublier ces deux années beaucoup trop longues avant cette dernière saison beaucoup trop courte, cette précipitation et ce manque de cohérence parfois, parce que ce passage déchirant donc (oui j’aime bien ce mot dans ce contexte, parce que c’est vraiment ce que j’ai ressenti, ça m’a littéralement déchirée), est pour moi la quintessence de ce que m’a si souvent provoqué Game of Thrones.

La mort de Daenerys. Son corps inerte comme flottant sur la neige immaculée, ce corps si fragile, cette vie réduite à si peu si soudainement, son dernier dragon qui s’en approche, pour la pousser doucement du bout de son museau géant, les hurlements insoutenables de douleur qu’il lâche de sa gueule brûlante dressée vers le ciel, pour finalement, de rage, réduire le trône de fer en bouillie. Son départ, seul au milieu des cieux gris et lourds, le corps de sa mère porté délicatement entre deux griffes, dernier dragon de tous les mondes, dernier symbole de la fin d’une ère… Il ira finir ses jours seul, à l’abri des regards et de la folie des hommes.
Tout cela m’a rappelé si besoin était d’où vient Daenerys, adolescente vendue par son frère à des guerriers assoiffés de sang, revenue des flammes telle un phœnix et donnant ainsi naissance à trois dragons, avec lesquels elle tissera un lien plus puissant encore qu’un lien mère-enfants humanoïde. Jeune femme bafouée, violée, méprisée, elle gagnera la confiance d’un peuple de sauvages nomades montés sur leurs chevaux, et deviendra pour eux la Khaleesi qui les guidera jusqu’au-delà des mers et des océans, eux les hommes de la terre et des déserts.

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Alors oui, après avoir effectivement sauvé dignement plusieurs peuples opprimés, ça part en sucette pour la Khaleesi. Sans doute parce que dès lors que l’amour ne la guide plus, cet amour qu’elle sent lui échapper, elle se réfugie dans le règne de la peur. Sans doute parce que, une fois le pouvoir en mains et les victoires en poche, prendre la grosse tête et avoir le règne aveugle guette n’importe quel·le chef·fe de guerre.

Alors je veux bien mettre de côté Brienne qui de femme chevalier inébranlable – qui combat même un ours avec juste un bout de bois – se transforme d’un coup en amoureuse éplorée suppliant son homme de rester (what the fuck), je veux bien mettre de côté Sansa qui justifie toutes les horreurs qu’elle a subit en disant que sans ces épreuves elle serait restée a little bird (non, une personne n’a pas à vivre de multiples agressions répétées pour s’épanouir et devenir forte…), je veux bien mettre de côté le Roi de la Nuit qui singe le T-1000 de Terminator et nous adresse même un petit sourire (c’était vraiment Sheitan de faire ça), et puis la blague de Sam sur la démocratie (seriously), sans parler de l’ellipse monumentale après la mort de Daenerys, ce qui aurait dû plonger King’s Landing dans un chaos terrible, sous la colère des Immaculés et des Dothrakis ayant perdu leur reine (mais non au lieu de ça allez on dit qu’il s’est passé deux semaines et on fait une petite réunion tranquille en petit comité et on vote gentiment à main levée, là iels ont bien craqué chez HBO)…
On va dire qu’une fois privés du support des livres, iels ont dû bien galérer à garder le cap et le niveau. Mais même si j’énumère ces quelques points qui m’ont dérangée, il me faudrait genre 6 mois pour énumérer tout ce que j’ai aimé dans GoT, tout ce qui m’a bouleversée et tenue en haleine pendant toutes ces années, et me donne envie d’avoir des journées de 72 heures pour pouvoir tout revoir depuis le début, tant cette série est riche et puissante.

Jaqen H’ghar, Arya, Littlefinger et Melisandre me manqueront. Je n’oublierai jamais Daenerys et ses petits chats.

Dracarys

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Namasté

Hier mon anniversaire, les copaines qui me font des câlins, les chats qui sourient, le soleil et le chant du vent dans les arbres, les papillons, les petits mots enchanteurs de celleux qui sont loin, les rebelles comtois prochainement dans la place, la tarte aux fraises vegan de l’homme-chouette dans le jardin, et son cadeau mon tambour qu’il me tarde de décorer avec les empreintes des enfants-loups en peinture.

Nous avons le cœur sauvage, et nous sommes amour, force et magie.

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la perception de la petite cane

Peut-être que les ailes de ma perception sont celles d’une petite cane.

Hier entre midi et deux j’ai terminé le quatrième volet de l’œuvre de Castaneda, ‘Histoires de pouvoir’, au bord de l’eau avec les canards. Une petite cane est sortie de l’eau, accompagnée de son mâle, alors qu’il me restait une vingtaine de pages. J’hésitais à terminer le livre sur place car mon temps de pause réglementaire touchait à sa fin. La petite cane m’a alors dit que je devrais continuer maintenant. Elle s’est approchée très près de moi. Je lui ai demandé de ne pas faire un pas de plus, parce que bon, elle était mignonne mais elle m’impressionnait un peu à ne pas avoir peur de moi comme ça. Son petit regard foncé sur moi, elle est restée là. Séchant ses plumes au soleil. On a discuté un peu. Elle a finit par ranger son bec sous ses plumes et ne plus bouger, clignant des yeux sans me quitter du regard, comme assoupie mais attentive quand même.

A la lecture des toutes dernières pages, je me suis mise à pleurer doucement. Surtout pas de tristesse. Je pleurais d’amour et de gratitude pour cette terre et ce monde, et ces livres, et ce sorcier arrivé sur mon chemin pour illuminer ma voie spirituelle et donner sens à tout ce que j’ai traversé, guide ultime pour réapprendre ma place, apprivoiser mon gouffre pour en faire une force, briser les croyances limitantes et toxiques, continuer ma quête vers ma nature sauvage et libre. Et en me retournant, la petite cane était toujours là à veiller sur moi, son compagnon un peu plus loin, et j’ai pleuré encore plus d’amour pour cet univers et cette vie sacrée, et cette magie qui est partout.

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‘L’amour de Genaro est le monde qui nous entoure. La terre sait que Genaro l’aime, et elle lui accorde sa protection. Voilà pourquoi la vie de Genaro est remplie à ras bord et pourquoi sa situation, où qu’il aille, sera toujours comblée. Genaro se promène dans les sentiers de son amour et, où il se trouve, il est satisfait.
(…) On ne peut se libérer de sa tristesse que si on aime cette terre d’une passion inébranlable. Un guerrier est toujours heureux parce que son amour est inaltérable et que sa bien-aimée, la terre, l’embrasse et lui octroie des cadeaux inestimables. Cette chose merveilleuse, qui vit dans ses derniers replis et qui comprend chaque sentiment, m’a apaisé et m’a guéri de mes souffrances et, lorsque j’ai enfin réussi à comprendre l’amour que je ressentais pour elle, elle m’a appris la liberté.
(…) Écoute cet aboiement. Cet aboiement de chien est la voix nocturne d’un homme. Elle vient d’une maison dans cette vallée, du côté du sud. Un homme est en train de crier sa tristesse et son ennui par l’intermédiaire de son chien, puisque ce sont tous les deux des compagnons, réduits à l’esclavage pour toute leur vie. (…) Cet aboiement et la solitude qu’il crée témoigne des sentiments des hommes. Des hommes pour qui la vie entière a été comme un après-midi de dimanche, un après-midi pas tout à fait malheureux, mais chaud, lourd et désagréable. Ils ont sué et se sont beaucoup tracassés. Ils ne savaient pas où aller ni que faire. Cet après-midi ne leur a laissé que le souvenir de petites contrariétés et beaucoup d’ennui, puis il s’est achevé brusquement : c’était déjà la nuit.
(…) Seul l’amour pour cette terre magnifique peut donner la liberté à l’esprit d’un guerrier ; et la liberté est joie, efficacité et abandon, devant n’importe quelle situation.’

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Et j’ai entamé le cinquième livre, ‘Le second anneau de pouvoir’. Et avec l’homme-chouette nous avons mis en terre son abricotier, ensemble, dans notre jardin, et l’odeur de la terre câlinait nos cœurs, et nous avions envie de nous occuper de la terre, ensemble, pour le reste de nos jours.

royaume des loups forever

Silencieuse entre les montagnes, j’entendais le vent venir de la vallée d’en face. Son souffle dansait entre les arbres pour courir jusqu’à moi et m’envelopper totalement, avec fougue et bienveillance, avant de poursuivre son chemin dans la forêt. Je mangeais les coucous et les violettes trouvées à mes pieds, et je faisais pipi dans les champs de primevères. J’ai rencontré un homme de cheval, qui m’a proposé de venir sortir ses chevaux quand je reviendrai au royaume. Nous avons chassé les œufs de Pâques, j’ai nourri les poules, le père des nouveaux chatons, fait le feu presque toute seule.

Iels me manquent déjà. Je le raconte au jasmin grimpant, puissamment parfumé, qui s’ouvre par poignées entières dans mon jardin. J’ai envie d’écrire et de dessiner, avec des stylos, des crayons et des feutres, dans le calme, au son des éléments, comme je le faisais là-haut sur la table en bois de pique-nique. De retrouver mes cartes aussi, qui m’attendent patiemment depuis l’aménagement. Surtout, j’ai envie de garder en moi tout l’amour et toute la joie emmagasinées là-bas. Que plus jamais ne m’atteigne quoi que ce soit de négatif. En tout cas jamais bien longtemps. Puisqu’iels sont dans ma vie, après tout, rien de grave ne peut perdurer, les rebus de l’existence ne font que passer, et seuls des moments comme ceux partagés au royaume des loups peuvent s’enraciner en moi, tout autour de mon cœur.

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Notre appartenance à cette terre, à ces éléments et à ces êtres est si évidente. Notre place n’est pas agglutinés en ville les un·e·s sur les autres, dans une sorte d’anonymat méfiant, à poursuivre ce rythme de vie abrutissant, à accepter ce manque de sens, à croire en un système qui nous rend esclaves. Notre place est parmi ces êtres et ces éléments, en harmonie avec cette terre qui nous accueille et nous offre tout ce dont nous avons besoin. Au royaume des loups tout se fait au rythme de notre nature, à aucun moment il ne nous viendrait à l’idée de nous donner des obligations absurdes, des règles inutiles, et cette liberté apporte un équilibre parfait, une écoute partagée, une communion de ce que nous sommes individuellement, avec une évidence à la fois naturelle et magique. C’est ainsi que je veux vivre mon quotidien. Petit à petit continuer de me défaire des liens et sentiments toxiques, pour de bon, courir avec les loups pour toujours, tous les jours, les loups de l’Univers tout entier, pour peu qu’ils soient sauvages, libres et aimants.

‘ Un être humain est une partie d’un tout que nous appelons : Univers. Une partie limitée dans le temps et l’espace. Il s’expérimente lui-même, ses pensées et ses émotions comme quelque chose qui est séparé du reste, une sorte d’illusion d’optique de la conscience. Cette illusion est une sorte de prison pour nous, nous restreignant à nos désirs personnels et à l’affection de quelques personnes près de nous. Notre tâche doit être de nous libérer nous-même de cette prison en étendant notre cercle de compassion pour embrasser toutes créatures vivantes et la nature entière dans sa beauté. ‘ – Albert Einstein

les chants des créatures de mes entrailles

Captation live montée en double clip. J’en pleure d’amour tant ce n’est que merveille. Dilly Dally est définitivement la voix de mes entrailles. La bande son de toute mon urgence de vivre, de toute ma rage d’aimer.
Amour et gratitude infinies…
Et Katie Monks… Créature fantasmagorique de tout l’Univers 🔥❤️💜🌔🔥🔥🔥