Elle s’appelle Jean.

Elle s’appelle Jean. Elle est arrivée ce matin du Royaume-Uni. Rousse, elle a 4 paires d’yeux immenses, comme pour regarder le monde avec plusieurs points de vue. Elle analyse tout, tout le temps. Et en même temps son imagination est débordante. Sa sensibilité pourrait lui faire faire des merveilles, mais elle a comme un blocage créatif, qu’elle soigne, enfin, en tout cas elle essaie. Elle est musicienne, écrivaine, gribouilleuse, clownesse, photographe… Dilettante. Elle est parfois dure avec elle-même, mais ça aussi elle le soigne. Elle est souvent inspirée par les parcours de ces femmes qui vont au bout de leur chemin créatif et/ou spirituel. Elle aimerait en faire partie. Certain·e·s de ses proches lui assurent qu’elle est déjà de ces femmes. Parfois elle se dit que oui, elle sait que c’est vrai. D’autres jours elle doute d’elle-même, elle ne sait plus. Permanente impermanence.

Elle est vintage. Elle est collector. Elle s’appelle Jean.

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[ Presque 8 ans après avoir quitté le ‘hobby’… Je retrouve avec enchantement cette occupation créative régressive… Vivement les prochains voyages, proches et lointains, pour continuer le chemin du nain de jardin d’Amélie Poulain. ]

le fabuleux destin des hirondelles

Depuis quelques jours quelqu’un·e se met au piano dans le quartier. Des fenêtres ouvertes, j’entends quels morceaux iel apprend. La BO d’Amélie Poulain. Inlassablement. La bande son de ma vie depuis que j’en ai pris les rênes en 2004. Et que quelqu’un m’a dit ‘alors va, va le vivre ton fabuleux destin‘.

Et le retour de cette saison aux fins de journée où ma place s’anime, où les hirondelles qui n’en sont pas crient leur liberté au ciel dans des danses effrénées, et les séances de théâtre ou de musique improvisées, les enfants qui jouent, les sonnettes des vélos, les gens qui rient et s’aiment… Et moi accoudée à ma fenêtre, qui murmure à Bowie, le cœur au bord des lèvres… ‘Dis Bowie on pourrait rester là pour toute la vie..

Sinon, l’ami normand Vincent Trefex a encore frappé.