Gifts of the Universe (bis)

Les cicatrices sont des chemins. Les trésors brillent éternellement. La gratitude est infinie et l’amour est inconditionnel.

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(clic sur les images pour les voir en plus grand)

(photos argentique Alban Van Wassenhove)

Du coup voilà, 3 jours avec Alban et ses images, et je replonge le nez dans ces possibles créatifs infinis, alors si en plus le résultat peut être aussi instantané qu’imprévisible, et prendre corps physiquement entre mes doigts… Bref j’ai cassé ma tirelire et me suis offert un Polaroid ❤

Avec une petite manip manuelle je peux même faire de la double exposition, deux prises superposées et développées sur le même film, résultats parfois hasardeux, parfois magiques ❤

Ce matin l’homme-chouette s’est prêté au jeu et j’ai fait ça :

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❤ ❤ ❤

Gifts of the Universe

Merci l’Univers.

Tout est possible.

(clic sur les images pour les voir en plus grand)

 

Avec Alban on a même eu le temps de faire quelques Polaroids ❤

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Edit >> et chaud au cœur d’avoir découvert le nouveau morceau de Fab composé avec le texte que j’avais écrit il y a quelques années sur ma Baie du nord, la Pointe du Siège…

Machefer – Guts

Hugues

Hier, après plusieurs semaines de grand soleil, il a fait à Montpellier un temps normand. Le ciel était lourd et gris, et pendant une petite heure, au matin il a bruiné. Un crachin à la normande, qui m’a gentiment fouetté le visage, laissant sur mes joues des milliards de petites gouttes d’une eau froide mais douce, comme des poussières d’étoiles liquides. Aujourd’hui, le soleil est revenu, comme si de rien n’était. C’est en cette matinée d’hier, cette matinée de crachin normand à Montpellier, que tu as fermé les yeux sur ce monde.

L’hiver passé j’ai voulu monter te voir, mais mon emploi du temps et mes finances ne m’ont pas permis de faire le voyage. J’habite maintenant à 1000 km, passer pour boire une bière n’est plus une mince affaire. Je pensais te voir cet été, pour moi il était évident que tu serais encore là.
La dernière fois que je t’ai vu c’était en juillet 2017, pendant la résidence d’Alban à la Fabrique. Nous avons fait ces belles photos en argentique. C’est le même été que la maladie t’a frappé.

Hugues, tu es aimé par tant de monde que tu seras toujours parmi nous. Grâce à toutes les petites parts de toi qui dansent dans le cœur de celles et ceux qui ont eu la chance de te connaître.  Tu étais un être humain et un auteur hors du commun. Je suis si fière de t’avoir connu, amicalement et artistiquement. Je n’oublierai jamais les tournages, les résidences, les repérages à la Pointe du Siège, les réveils chez toi pendant le festival Off Courts, tes mots si justes pour les 7 Sœurs du Sort, tes conseils, tes mots rassurants, ta bienveillance, ton feu intérieur. Lors de nos premiers échanges il y a presque 10 ans, j’ai tout de suite aimé ta folie, ta lumière. Tu étais un homme de connaissance, un homme de pouvoir, un être rare. Merci Hugues pour tous ces moments ❤

De retour sur Terre, à cloche pied d’abord, évidemment, mais en sautillant, on finit par s’amuser de tout. Enfin, on essaie, et à force, cela vient tout seul. Je souhaite que tu sautilles à cœur joie et, comme ça, on aura peut-être l’occasion de gigoter en mesure en bondissant au dessus d’un grand feu de joie.‘ – Hugues Fléchard

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(polaroid Alban Van Wassenhove – mua Fabiola Louang Phi Xay) 

publication L’Oiseau

Je ne crois pas en avoir déjà parlé ici : j’ai eu la chance de pouvoir écrire un article pour le dernier numéro du magazine culturel normand L’Oiseau.

Malgré un petit souci de mise en page (j’avais séparé du reste du texte la première phrase, comme une première partie introductive, et sur le journal tout est identique et à la suite sans différenciation), je suis bien contente de cette expérience. C’est la première fois que je fais ça, que j’écris pour être publiée quelque part ! C’est un magazine qui diffuse toujours de super infos sur la vie culturelle normande. Et j’ai écrit sur le livre ‘Les 7 Soeurs du Sort’, alors c’est chouette. Au début je n’étais pas sûre que ce soit une bonne idée, étant directement concernée puisque j’ai participé au projet, mais en fait, je suis justement si concernée que je peux en parler avec amour et amitié, et ça c’est cool.

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Si tu veux lire l’article, et le reste du mag, tu peux commander sur leur site ce dernier numéro, qui est collector car l’équipe met L’Oiseau à la retraite, il n’y aura donc pas de prochaine fois ! Cet ultime sortie est gratuite en plus, tu ne paies que les frais de port si tu le commandes, youpie quoi.

Et si tu es sur Caen, le livre ‘Les 7 Soeurs du Sort’ est disponible à la librairie Eureka Street, au Brouillon de Culture et à la Fermeture Eclair.
Sinon, si tu souhaites commander le livre à distance, tu peux m’écrire ici, soit dans la rubrique ‘à propos’ du site, via le formulaire de contact, soit sous cet article en commentaire, avec une adresse mail valide, et je ferai suivre.

 


P. S. : une petite preview du travail en cours sur Les Ames Sauvages, le dernier projet d’Alban auquel j’ai participé.

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les âmes sauvages

Du nouveau suite à la résidence avec Alban à la Fabrique en juillet dernier.
Le projet se scinde en deux parties, Saisons et Les âmes sauvages.
Quelques nouvelles images disponibles, ajoutées dans la rubrique Galeries en haut de page (face A). Toujours en argentique et avec Fabiola au MUA.

Un projet auquel je pourrai peut-être continuer à participer selon les prochaines périodes de résidence. A suivre…

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(photo Alban Van Wassenhove, argentique – MUA Fabiola Louang Phi Xay)

 

Les 7 Soeurs du Sort

Le livre tant attendu vient enfin de sortir de chez l’imprimeur ! Ce projet débuté en 2015 avec Alban, sur cette Baie si chère à mon coeur, arrive à son terme ❤

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Il s’agit d’un livre de photographies d’Alban Van Wassenhove (photographe, vidéaste, réalisateur (son site en lien ici)), et de textes de Hugues Fléchard (écrivain, scénariste, réalisateur (son dernier projet foufou en lien ici)), racontant l’histoire de sœurs sorcières liées par un destin commun.
Ca parle de la vie et de la mort, d’amour, d’incantations, de sorcelleries… C’est gothique et mystique.

L’artiste Vincent Trefex a également participé au projet avec des propositions d’artwork corporel. Et puis toute une bande d’ami·e·s, modèles, comédiennes, danseuse, maquilleuse… Qui font partie des merveilleux moments que j’ai passé dans ma vie normande.

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Imprimé par Art’s Print Numeric pour l’association Chambre Noire, en édition limitée, il est disponible au prix de 10 Euros, frais de port offerts.

Si tu souhaites plus d’infos, ou commander le livre, tu peux me contacter ici, soit en bas de page de la rubrique ‘à propos’, où tu trouveras un formulaire de contact. Soit en commentaire de ce post (à gauche, ‘laisser un commentaire’). N’oublie pas de laisser une adresse mail valide ! Je te mettrai alors en relation avec Alban pour les formalités.

Une soirée pour fêter la sortie du livre aura lieu en juillet à Caen… A suivre !

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(photos Alban Van Wassenhove – artwork Vincent Trefex – MUA Fabiola Louang Phi Xay)

notre plus grande force est l’amour

Je m’appelle Sophie.
J’aime les saltimbanques.
Je n’aime pas qu’on me presse.
Je suis faite pour l’amour.

J’ai peur de l’abandon.
Je suis peut-être parfois un peu trop flegmatique.
Je voudrais trouver ma place.

J’ai pris ce rôle à coeur parce que j’ai appris l’amour inconditionnel. J’ai appris à accepter que ça fait partie de moi. J’ai compris que c’est une chance. J’ai appris à laisser vivre cette capacité, cette qualité, même si c’est un trésor parfois douloureux à porter.

J’ai décidé d’aimer quand même. Sans conditions. J’ai décidé de la fin de l’hiver.

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Ici le printemps ressemble de plus en plus à l’été. Le soleil ne quitte plus ma cité mordorée. Le vent fait danser l’orme à ma fenêtre. Tout à l’heure un couple en pyjama se bécotait sur le balcon en face, une rousse flamboyante passait ses mains dans les cheveux de son homme, l’enlaçait et le couvrait de tendresse sous le soleil brûlant. J’attends toujours mon tour l’Univers.

Je suis en train de me refaire Twin Peaks. Elle est sur Netflix. Sûrement en vue de la saison 3 qui va sortir en mai, 25 ans plus tard. Toujours aussi fascinante cette série. Toute la poésie et toute l’horreur de l’humanité qui s’emmêlent, une bande-son totalement obsédante, cette esthétique tellement vintage qu’elle frôle parfois le kitch, ces personnages tellement puissants… C’est vraiment addictif. J’en écoute même la BO sur Deezer ahah. Et j’ai trouvé sur Priceminister le Journal secret de Laura Palmer, écrit par Jennifer Lynch, et si j’en crois les avis trouvés sur le net, c’est un livre super cohérent par rapport à la série de son papa, avec toute la noirceur de certains épisodes, mais sans le côté burlesque pour dédramatiser. Un livre qui pourrait être le vrai journal secret de Laura, de son enfance jusqu’à la semaine de sa mort. Bientôt dans ma boîte aux lettres aaawwwww. Même pas pu attendre la réédition prévue aussi en mai pour aller avec la sortie de la saison 3. Non non je ne suis pas du tout en phase obsessionnelle.

Bon et je suis aussi en remise à niveau après le Kino Caen. Quelle super édition… Une fois de plus. C’était super chouette et super étrange de retrouver Caen après mon retour à la maison Montpellier. J’ai revu Caro juste avant son départ au Havre, on a mangé à la Perle du Liban. Comme avant. J’ai vu Annliz et Gaël, et leur petit homme qui dépasse tous les autres enfants de son âge de 2 têtes. J’ai vu Leïla, qui m’avait préparé des petites potions magiques… Je suis allée voir la restitution de travail sur le clown des comédiens-stagiaires de l’Actea, qui a été si fort ma seconde maison. Tout est différent et pendant quelques jours tout était comme avant. En mieux. En mieux parce que moi je me sens mieux, parce qu’enfin je sais m’aimer moi-même et prendre plaisir pour moi-même. Alors je suis mieux avec les autres. Il aura fallu que je m’arrache à ces terres et à ces gens, pour retrouver le sens de ma propre vie, pour prendre réellement conscience de moi-même, et aujourd’hui pouvoir savourer cette vie caennaise. Que j’ai dû quitter. C’est un étrange circuit de vie. Mais c’est ainsi.

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J’ai joué dans le Kino d’Alban avec des supers comédien-ne-s. Ca faisait longtemps que je n’avais pas été autant de ce côté de la caméra. Ces nouvelles images me mettent face à certains de mes changements, physiquement. Du bon et du moins bon pour l’ego. C’est ainsi aussi. Je suis fière d’avoir travaillé sur ce beau projet. Le film sera bientôt en ligne, Alban avait du travail en post-prod à finaliser par rapport à la version qu’on a présentée à la projection Kino. Il me tarde de pouvoir le partager. Il y a une partie de moi à l’intérieur. Une partie d’avant, que je laisse derrière moi, et une partie de la naissance de ce que je suis devenue.

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(capture d’écran preview La Fin de l’Hiver)

Ici je continue à reconstruire, dessiner ma propre famille. Peut-être la première quête de ma vie. Il y a la famille dans laquelle on nait, et il y a celle(s) qu’on rencontre au cours de sa vie, qu’on choisit, qu’on construit, qui dépend de soi, de ce qu’on est et de ce qu’on fait. Une famille faite d’ami-e-s à défaut d’une famille plus  »classique », et si ça prend du temps, ça fait tellement de bien de sentir quand les échanges se font plus facilement, quand on commence à se confier, à dévoiler à l’autre qui on est, à réaliser qu’on a parfois des quêtes communes, ou des racines semblables, ça fait vraiment, vraiment, vraiment un bien fou. Les liens humains ont cette magie, parfois cette évidence, tellement précieuse.