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Maddonni

Bon après j’arrête pour aujourd’hui, mais voilà aussi quelques extraits de mon Tarot Maddonni, par Silvia Maddonni, une artiste qui a su revisiter le Tarot de Marseille avec une sensibilité très spéciale, très onirique, qui me touche beaucoup.

C’est un Marseille à la fois simple et pas comme les autres, de petite taille qui tient bien dans les mains, avec mention spéciale pour moi aux arcanes de la Force et du Monde ❤

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Quelque autres :

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Tarot des Alchimistes

Je continue sur ma lancée hein, je suis chez moi, je prends le temps, la lumière du jour me permet de faire des photos potables de mes cartes…

J’avais déjà présenté rapidement le tarot maçonnique de Jean Beauchard (ici). J’ai aussi son tarot des Alchimistes, qu’il a créée de a à z, avec beaucoup de talent. Le jeu est proposé dans un coffret avec un livre, très intéressant et riche en explications, pas toujours super facile d’accès certes, en tout cas pour la profane en alchimie que je suis ^^

Les cartes sont très riches en symboles, je pense que ça vaut le coup de se pencher dessus en profondeur, pour peu qu’on s’intéresse à l’alchimie, c’est passionnant et plein de bon sens pour quiconque souhaite avancer dans son chemin personnel.

 

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Jean Beauchard a su faire le lien entre le tarot et l’alchimie avec beaucoup d’intelligence et de sensibilité. Plusieurs cartes sont renommées et largement revisitées, même si la trame du Tarot de Marseille est encore présente. Les arcanes mineurs sont répartis en 4 éléments : Feu, Air, Eau et Terre, représentés par les Dragons, Aigles, Vases et Minéraux (au lieu des habituels Bâtons, Epées, Coupes et Deniers/Pentacles).

Un petit bijou.

les chevaux et la terre sacrée

J’ai profité d’être chez moi à la lumière naturelle du jour, pour faire quelques photos d’un oracle que j’aime beaucoup : l’Oracle du Chaman Celte. Il vient dans un joli coffret, et avec un livre très complet écrit par John Matthews. Les illustrations sont de Chesca Potter. Je les trouve magnifiques, psychédéliques et sauvages.

C’est un oracle idéal pour la méditation, les rêves et les voyages intérieurs. Se focaliser sur une carte par exemple, la ressentir dans tous ses détails, puis fermer les yeux et se laisser porter.

J’aime particulièrement celle-ci :

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Et d’autres :

 

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ma petite fumée du diable

Donc je suis en train de commencer les livres de Carlos Castaneda, et je suis en plein dans le premier, L’herbe du diable et la petite fumée. C’est passionnant, fascinant, parfois drôle, souvent comme un écho à mes cheminements personnels.

Alors, je comprends bien le principe des plantes hallucinogènes. On m’a parfois dit que je loupais quelque chose. Bon, le truc, c’est que moi voilà, 3 lattes d’un pète d’herbe, dont j’adore le parfum, bah je dors profondément pendant 15 heures. Je suis genre super réceptive à la moindre molécule. Ado, l’herbe m’a emmenée loin, c’est vrai, mais au final j’ai quand même toujours fini par vider le frigo puis roupiller. Je veux croire que les plantes hallucinatoires ne sont pas un passage obligé pour arriver à certaines portes, à certains mondes. A vrai dire, la méditation me fait déjà voir bien des choses. Souvent de façon très nette. Des lieux, des scènes, des guides. Et la musique, alors là, m’emmène bien au-delà du monde visible. A certains concerts, je me suis littéralement transformée. Certains morceaux me mettent dans une transe telle que je peux en avoir des fourmis au bout des doigts au bout de quelques minutes seulement, sentir l’énergie au creux de mes mains, tout autour de moi, en voir distinctement les vagues tourner et danser avec moi.

La musique c’est ma petite fumée du diable. Un mix entre l’herbe du diable et la petite fumée. Ma clé à moi pour entrer dans les mondes invisibles. Et y danser, y puiser l’énergie dont j’ai besoin, revenir régénérée ❤

Tarot des Druides

J’ai le Tarot des Druides depuis assez longtemps en fait. Pendant un moment je l’ai pas mal laissé dans sa boîte, car les cartes sont grandes, imposantes, pas faciles à mélanger… Et puis si j’ai adoré les illustrations de Will Worthington dès le premier coup d’œil, et immédiatement adhéré aux propos du couple Carr-Gomm dans le super livret qui accompagne les cartes, j’étais gênée par les gros bords blancs disgracieux du jeu, comme étouffants…

Ce n’est que plus récemment que j’ai enfin osé prendre mes ciseaux, et découper ces affreux bords blancs. Ainsi le jeu est moins gros en mains, et enfin les illustrations peuvent s’ouvrir, respirer, irradier comme elles le méritent. J’ai aussi coloré les bordures au Posca doré, et passé les cartes au talc. Maintenant, pour moi, ce jeu est parfait.

Bon les photos ne sont pas prises à la lumière naturelle, alors elles ne rendent pas suffisamment justice aux peintures de Worthington, mais le temps me manque, en hiver il fait sombre à 17h… Bref je ne vais pas encore attendre et attendre pour les partager ici :3

Loin des archétypes habituels, le couple Carr-Gomm a su donner un souffle unique à ce tarot druidique. Certains arcanes ont été renommés, en plus d’être revisités, comme le Jugement qui devient la Renaissance avec beaucoup de justesse. Ou encore ce Fou androgyne au genre indéfini, ce Pendu enfin débarrassé d’absolument tout… Des fleurs, des animaux et de la nature partout, beaucoup d’humanité et de sensibilité, un tarot que j’aime énormément.

 

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… Et cette Force, fière et confiante. Un sanglier a remplacé le lion originel. Ses yeux sont bleus comme ceux de son humaine. Cette femme, au regard à la fois rebelle et aimant, qui accepte et aime son animalité, qui célèbre ses désirs et ses instincts, reliant le mental et l’organique, n’aura jamais à craindre de se trouver face à elle-même.

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Edit >> Et bientôt entre mes mains un tarot que je lorgne depuis genre des années, depuis que je me suis sérieusement penchée sur les cartes en fait… Bbaawwwww… Il arrive des Etats-Unis et je regarde 50 fois par jour où en est son voyage mais à part ça ça va. Je l’ai trouvé au tiers du prix habituel sur Ebay, une aubaine, au prix d’un tarot de base dans une boutique quoi, alors qu’il commence à être vintage et qu’il est collector puisque édité en crowdfunding en 2001 par une artiste bien barrée krr krr… J’en peux pu d’attendre eeewwww :3

en vrac

J’ai envie de retourner au taf à peu près autant que de me couper une jambe. Pendant ces vacances j’ai été moi, j’ai vécu ma vie. La base de l’existence quoi.

Et s’il reste quelques questions pour lesquelles l’Univers ne m’a pas encore donné de réponses claires, et qu’il y a encore des éléments qui m’échappent, j’ai néanmoins commencé cette nouvelle année en prenant les devants sur une chose : j’ai réglé ma cotisation Wwoof, pour un an, valable jusqu’au 1ier janvier 2020.

J’ai aussi trouvé le dentiste de ma vie, qui a donné une seconde jeunesse à mes crocs de petit dragon. J’ai géré un truc administratif m’ouvrant des droits auxquels justement j’avais droit depuis belle lurette. J’ai été gâtée et j’ai essayé de gâter autant que possible, j’ai vu Mu, j’ai réécrit Roméo et Juliette, j’ai trouvé une sainte sanguine de la passion, bu des litres de Yogi Tea (et quelques Ricard Piscine), attrapé quelques Pokémons, enfin lu les Accords Toltèques et bien entamé Castaneda, et j’ai même pris le temps pour un peu de ukulélé.

Bref, la vie.

 

 

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la magie est partout

En 2018 il s’est passé tant de choses.
En 2018, j’ai trouvé ma vraie famille. Rien que ça. Des enfants-loups courant cheveux au vent dans la forêt, un enfant-animal, un allié du coeur, qui quand je vais le voir dans son royaume, me cueille des cynorrhodons, m’offre des cailloux colorés et me fait du caramel. Un enfant libre, courageux et sensible, qui court avec les chiens et les loups.
En 2018 j’ai trouvé un père, au sens le plus noble qui soit, un père spirituel, un allié de l’esprit, un miroir de symboles. Qui quand je vais le voir dans son royaume, m’apprend à faire du feu, à préparer des makis, me montre avec quelle force la magie est partout.
En 2018 j’ai trouvé une sœur, mère des enfants-loups et femme du père symbolique, une femme sauvage et libre, un appel à moi-même, une alliée du lien, qui quand je vais la voir dans son royaume, m’apprend la liberté sans conditions et la sororité.
La liberté aura sans doute été pour moi le maître mot de cette année 2018. Celui qui a le plus de sens. Celui qui m’appelle le plus fort.
J’ai parfois encore du mal à réaliser tout ce que 2018 m’a apporté. Evidemment, c’est l’amour, inconditionnel, qui m’a tant gâtée. Merci infiniment la vie, le destin, la liberté, l’amour. On continue le chemin l’année prochaine, et toutes les autres à venir.

En 2019 je te souhaite joie et courage, force et amour, magie et liberté. Que chaque jour tu ouvres les yeux en te disant que c’est un jour de plus pour être toi-même, pour vibrer, rire, jouir, apprendre, partager, pour aimer  ❤

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et ouf les vacances

Lectures en cours et à venir. Depuis le temps que je savais qu’il me fallait lire Les 4 Accords Toltèques. Et c’est sur le quatrième de couverture que j’ai découvert le nom de Castaneda. J’ai fouiné… Et là…
Je continue mon chemin personnel. Malgré les questions encore sans réponse et les soucis divers (notamment mes gencives qui sont en souffrance et c’est ma faute), ces jours-ci je me dis que j’ai une vie riche. Et je ne parle évidemment pas de richesse financière. Ma vie est riche des personnes qui y sont, des moments que je traverse, les rencontres, les découvertes, les cheminements de pensée, mes activités, mes êtres chers… Ma vie est riche et je veux qu’elle continue à l’être, de plus en plus fort et de plus en plus loin. Ouais.

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Edit >> Exemple de réflexion en cours qui avance bien pour enrichir encore ma vie et nourrir encore mon chemin personnel : faire du wwoofing.

the prophet songs

Enfant j’écoutais beaucoup Queen, malgré moi, c’est ma mère qui en mettait régulièrement, à la maison, dans la voiture… Cette musique me transportait et me fascinait, toute cette puissance organique me laissait un peu hallucinée, tant de lumière dans ces mélodies et tant de passion dans cette voix.

Ensuite, curieusement, je n’ai plus jamais écouté Queen de moi-même. Adolescente ma lumière d’enfant a cédé la place à beaucoup de noirceur, beaucoup de rage et de peur. J’ai oublié Queen. Comme tout le monde j’en entends de temps en temps des morceaux en soirée, à la radio, sur les internets. Mais ce n’est jamais moi qui en prends l’initiative.

Hier soir l’homme-chouette m’a emmenée voir Bohemian Rhapsody, le biopic sur Freddy Mercury et Queen. En sortant de la salle j’ai littéralement fondu en larmes dans ses bras. C’est comme si une bulle enfouie avait été percée. Comme si j’avais pris conscience de toute la lumière que j’ai enterrée vivante à une période de ma vie. Aujourd’hui que j’ai retrouvé mon soleil intérieur, réentendre certains morceaux a ramené dans mon coeur cette émotion d’enfant, longtemps étouffée par un gouffre, ce gouffre que j’apprends à faire taire, qui petit à petit disparaît.

Je n’oublierai plus jamais Queen. Et aujourd’hui c’est le Queen et le Freddy Mercury des 70’s qui illumine mon coeur.

(Et puis accessoirement encore un type non binaire qui portait les cheveux longs, la moustache, et des leggings moulants… Comme par hasard hein. A croire que ça me suit depuis encore plus longtemps que je le crois.)

 

 

little buddha

Je lance des miettes de biscuit aux mouettes. Elles volent partout autour de moi, par dizaines, et surfent dans l’air juste devant mes yeux, analysant chacun de mes gestes de leur regard noir et brillant. Croiser leur regard est un cadeau de l’Univers.
Il n’y a pas de mot assez grand pour raconter ce genre de moment suspendu. Il n’y a pas de mot assez grand pour décrire les animaux et la nature.

Et alors que je m’assois avec elles au bord de l’eau, tu viens t’asseoir à mes côtés. Ca faisait longtemps, je suis un peu surprise, mais ça me fait tellement plaisir. Tu me demandes si on peut écouter notre chanson des Crash Test Dummies. Je la mets. Chacune une oreillette. Puis tu me demandes si je peux mettre High Hopes de Pink Floyd. Evidemment. Un sourire radieux illumine ton visage. Ta grande bouche entrouverte s’étire pour rire, ton rire cristallin et enfantin, et tes yeux turquoise se lèvent vers le soleil immaculé. Tes longs cheveux d’or dansent dans les airs autour de ton visage angélique. Nous parlons des garçons, ces garçons qui nous plaisent tant. Nous parlons de tes parents, de ta petite sœur qui bécotait mon petit frère quand ils savaient à peine marcher. Des chats qui sourient. De Ludwig Von 88 dans ta chambre mansardée et des nuits blanches à la belle étoile avec Zigzag et Chaussette. De tes pizzas maison délicieuses. De nos rouges à lèvres identiques, qu’on achetait ensemble et qu’on mettait ensemble le matin, toujours un joli brun foncé, à peine sanglant. Des retours difficiles sur ton scooter, totalement défoncées, où tu mettais mes lunettes pour mieux voir la route dans la nuit noire entourée d’arbres immenses. Et de tout ce qui n’appartient qu’à nous. Deux doigts de la même main.

On laisse les mouettes et les canards, et tu me raccompagnes jusque devant le bâtiment où se trouve mon bureau. Je te demande, encore une fois, si tu vois le ciel et le soleil, comme moi, de là où tu es maintenant. Tu prends ma main dans la tienne, ta petite main blanche et délicate. Tu ne réponds pas. Je sais bien que je dois regarder le ciel et le soleil chaque jour pour toi. Je n’y suis pour rien mais je m’en veux que tu ne sois plus là. Comme si j’avais pu faire quelque chose, par exemple en t’invitant à faire autre chose ce soir-là. Je sais que c’est absurde.

Tu es partie le 22 juin 2001, l’âme fendue en deux par un camion fou, sur une route comtoise dans le lever du jour, après une nuit de fête de la musique. Tu avais 21 ans. Je crois qu’il faut que je l’écrive bien ici, parce que pour moi c’est toujours totalement impensable, impossible, irréel. C’est comme si pour moi, ta mort n’existait pas. Je sais que le monde vit sans toi, mais je ne peux pas dire que j’ai fait le deuil de toi, parce qu’en fait, tu es toujours là, tu traverses le temps et les mondes telle une divinité 90’s, la plus belle des étoiles. C’est toi qui emplissait le ciel de beauté samedi soir, tu es devenue la voie lactée.

Merci d’être venue me voir aujourd’hui. Laëtitia. Forever and ever. My little buddha