journal

this song is a broken heart

A l’automne 2015, je découvrais le premier album de Dilly Dally. Grâce à une radio pirate américaine en ligne, désormais disparue. Je retrouvais alors dans ce groupe le paroxysme de tout ce que j’aime dans la musique. Dilly Dally m’a bouleversée autant que Hole quand j’avais 14 ans. Peut-être même plus fort encore.
Le premier album m’a accompagnée durant une escale existentielle fin 2015, à Montpellier, ma ville tant aimée que je n’avais pas revue depuis mon départ pour la Normandie en 2011. Dilly Dally était alors la bande-son d’une décision déchirante mais salutaire : rentrer chez moi.

Aujourd’hui je suis donc, depuis presque deux ans et demi, de retour dans ce Sud si cher à mon coeur, et j’y ai fait des rencontres magnifiques, dont certaines ont changé ma vie. Dont certaines m’ont amenée à renaître, le jour de mes 38 ans, à 12h15 heure de ma première naissance, dans des circonstances si troublantes qu’elles ne peuvent que rester secrètes.
Et Dilly Dally est toujours là. Le deuxième album me procure des sensations indescriptibles. Et cette femme, cette chanteuse guitariste à la voix si étrange et si magique, ni tout à fait femme, ni tout à fait garçon, ni tout à fait adulte, ni tout à fait adolescente, ni tout à fait humaine, ni tout à fait animale… Elle cristallise toute une facette de moi-même. Me touche en plein coeur parce qu’elle parle à une part de mon intimité profonde.

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(Katie Monks – Dilly Dally – Berlin oct. 2018 – pic. Alexandra Howard)

En février j’irai hurler à la lune avec elle, à Paris, l’homme-chouette à mes côtés. Les loups et les louves n’ont pas fini de chanter et de courir dans la forêt, sous le regard bienveillant des chouettes et des hiboux. Notre plus grande force est l’amour.

 

le retour du cygne noir

Je poste vite fait sur FB que le cygne noir est revenu, il est au loin de l’autre côté du Lez, sur l’autre berge en face. Je me replonge dans mes pensées et je lis des articles le nez sur mon téléphone, assise au bord de l’eau, toute seule, peinard. Les minutes passent. Et d’un coup je sursaute en apercevant le cygne noir juste à mes pieds. A mes pieds et pas du tout intimidé. Je me relève doucement et il sort de l’eau. Je recule un peu et il me suit. Il avance vers moi avec la certitude que c’est exactement ce qu’il doit faire. Je recule un peu plus. Je le filme 10 secondes, incrédule, fascinée. Nous sommes seuls au monde, seulement lui et moi. Il est magnifique mais il me fait un peu flipper quand il dresse son long cou et bat des ailes en me regardant sans sourciller. Il n’est que grâce et puissance.

Cela fait deux nuits que je fais le même rêve. Un mauvais rêve. Triste. Interminable. Lié à des peurs, des doutes enfouis. Alors qu’en ce moment ça va plutôt bien dans ma vie. Et ce mystérieux cygne noir revient sur les berges. Après presque un an d’absence. Et sort de l’eau pour avancer vers moi. Rien que vers moi. Bien en face.

Je n’oublierai jamais ce sublime tête à tête. Merci magnifique oiseau ❤

 

des loups et des salamandres

Retour de quelques jours au royaume des loups. Qui est aussi à l’automne le royaume des salamandres et des champignons. Halloween et Beetlejuice en famille, pizzas fleuries et feux de vikings, chats-chiens, montagne Elephant, storax enveloppant, kéfir et cynorhodons. Le cœur qui déborde. La place qui est la nôtre. L’Univers qui chante l’harmonie.

Je me déconnecte tellement de plus en plus de la vie citadine, que j’oublie de descendre à l’arrêt de tramway prévu. Le changement devient urgent. La ville n’a plus rien à m’apprendre, plus rien à m’apporter de nouveau. S’il ne tenait qu’à moi le moment de prendre le large serait : maintenant. J’imagine que l’Univers m’invite à une phase de patience, durant laquelle je peux toujours travailler à avancer par moi-même au-delà de ce qui m’entoure, dépasser mon environnement, m’en détacher totalement, et agir non dans l’urgence mais en fusion avec l’homme-chouette, dans un projet de vie commun.

Transformer mon urgence en force tranquille. Me nourrir de tout cet amour et de toute cette gratitude pour m’en faire un invincible bouclier de lumière.

 

 

make a wish

Ce minuscule individu vient d’illuminer ma journée.
Alors que j’enlevais le trop plein d’eau de mon bébé bananier, au fond de la soucoupe, je suis tombée nez à nez avec ce bébé escargot. Ces petits animaux sont toute mon enfance, où je les observais longuement, fascinée par leur morphologie. Ces petits animaux si placides et si mignons. J’ai donc emmené ce minuscule escargot à dos de spatule, jusqu’au point de verdure de la place où j’habite, sous l’orme, dans les arbustes verts. Il est descendu de la spatule pour s’installer sur une grande feuille verte. De là il regardait le monde étendu sous ses yeux et tout à lui, son royaume, tel un corsaire sur le pont d’un bateau sauvage. Puis il s’est élancé, à la conquête de l’Univers.
Je lui ai souhaité une longue et belle vie et l’ai remercié infiniment d’avoir ainsi illuminé cet instant 💛

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(Maintenant je vais devoir regarder quelle symbolique a l’escargot en tant qu’animal de pouvoir.)

Totoro

Aujourd’hui avec l’homme-chouette j’ai appris à rempoter des plantes. On a rempoté notre pommier d’amour et les petits bébés de son bananier. Lui là c’est mon bébé bananier. Il s’appelle Totoro. Parce que je l’ai rempoté en compagnie d’un gros chat gris adorable qui traînait là et qui ressemble à Totoro. Voilà. Je veux encore plus vivre dans la nature et planter des trucs dans la terre et faire pousser mes légumes mes fruits mes arbres et tout 💚

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mood

Il pleut. C’est pas toujours pratique parce qu’ici ça prend vite des allures de fin du monde, mais c’est romantique, et ça nettoie. Ce midi en sortant du Resto U je suis allée voir les canards sur les berges du Lez. J’aime marcher sous la pluie sous mon parapluie. Et j’aime les canards. Ils m’apaisent entre deux demi-journées de taf, ils m’aident à vider ma tête de tout un tas de bullshit et autres énergies négatives déversé·e·s par l’extérieur dont j’essaie de me protéger.
Ils étaient par couples, certains dans l’eau, certains sur la berge à chercher des trucs à manger dans l’herbe. Je me suis approchée pas à pas, et les couples s’envolaient, ensemble, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un binôme tout au bord de la berge. A deux mètres de moi. Sans un mot on a parlé de ce que j’ai dans la tête en ce moment, de mes questions existentielles, de cet ami malade que j’aimerais aller voir en Normandie d’ici la fin de l’année… Je voulais leur demander un conseil mais je n’arrivais pas à faire le tri pour trouver quelle était la priorité, je n’arrivais pas à formuler de quoi j’avais besoin en premier lieu. Alors je leur ai juste dit, à voix haute cette fois, ‘prenez soin de vous‘. Et là, comme si j’avais enfin trouvé un truc, ils se sont envolés, dans un élan commun, tous les deux dans les airs, leurs ailes étendues, surfant dans le ciel au-dessus de l’eau jusqu’à rejoindre leur bande au loin, au flanc des vaguelettes formées par le vent.

Ces canards ont toute ma gratitude pour la paix qu’ils apportent à mon cœur quand il en a besoin ❤

nouvelle rubrique / catégorie

Je tente une nouvelle catégorie / rubrique dans cette partie Journal du site, pour voir si ça vaut le coup de ‘ranger’ mes posts, avec déjà par exemple tout ce qui concerne les cartes dans une rubrique différente. A voir si ça fonctionne ou pas, si c’est utile ou pas, au fil des semaines, des mois, tout ça. Je vais commencer par déplacer mes précédents articles sur le tarot et autres oracles dans cette nouvelle rubrique ‘Pixie longs to see‘.

Pixie pour la référence à Pamela Colman Smith hein, c’était son petit surnom, et ‘longs to see’ en référence à la fois au tarot et à Twin Peaks, comme dans le poème de la série où ‘the magician longs to see‘…

Du coup les rubriques (pour l’instant 2) sont maintenant visibles et accessibles en lien sur la colonne de droite.

mood

J’ai replongé dans Baldur’s Gate. J’ai voulu terminer ma vieille partie, relancée quand est sortie la Enhanced Edition, j’étais au dernier niveau, mais mes persos ne sont pas assez balaises, je me fais dégommer dans le cimetière souterrain. Du coup j’ai recommencé une nouvelle partie :3

J’aime tellement Imoën. En VO hein, parce que la voix française donne envie de noyer des petits chats. Mais en version originale, j’aime tellement, tellement Imoën ❤

A part ça, Dilly Dally joue ce soir à Paris et je n’y serai pas faute de billets de train à prix abordable. Ce week-end c’était le premier village vegan de Montpellier et c’était vraiment cool. Je suis pas mal dans mon tarot en ce moment, j’ai doré les bordures de mon RWS Centennial, et je l’ai passé au talc, dingue comme les cartes glissent super bien, oui je sais c’est over passionnant, mais j’avais envie d’écrire pour ne rien dire :3

La douceur guillerette des vacances me manque…

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Bougnan et la centaure

Aujourd’hui j’ai renoué avec un lien puissant que j’espère arriver à préserver en le nourrissant régulièrement. J’avais sans doute minimisé ce que j’étais en train de laisser de côté depuis presque 20 ans, alors que ca a fait partie de ma vie pendant si longtemps. Ce n’est pas pour rien si dès l’enfance ce lien a été une évidence. Les chevaux m’ont sauvée de beaucoup de choses quand il y avait trop de noir dans ma vie. J’étais une enfant centaure et je ne veux plus l’oublier

 

Ici avec Bougnan (ça veut dire Voleur en patois du sud)

(clic sur les images pour les voir en plus grand)