journal

Chloé n’a plus peur d’aimer à tort.

Je viens de recevoir le nouveau bébé normand de Blaise. Edité et préparé de façon artisanale par les admirables de la Sauce aux Arts (je mets le lien pour le commander, mais il est actuellement épuisé et je ne sais pas s’il y aura une réédition…).

Je l’ai lu une première fois dans l’après-midi. C’est un roman sous la forme d’un jeu de tarot. Autant dire que je ne pouvais qu’acquiescer une aussi merveilleuse idée.
C’est l’histoire d’un Papa qui perd la boule, racontée par sa fille aînée, sous la forme de 78 cartes qu’elle a créé pour lui, pour l’aider à se souvenir. On peut lire les cartes dans l’ordre, mais de préférence dans le désordre, en les tirant au hasard ou en les ayant mélangées auparavant, ou à plusieurs sous forme d’un jeu collectif… En fait, on le lit comme on a envie, et à chaque fois les sensations ne seront pas les mêmes, puisque les souvenirs n’arriveront jamais de la même façon.

Je me suis retrouvée dans Chloé, la fille cadette, telle que j’étais avant, il y a longtemps, avec ma colère et le gouffre hurlant à l’intérieur de moi. Je me suis encore plus retrouvée dans Agathe, la fille aînée, qui a appris à apaiser son gouffre, et qui peut ainsi se tourner davantage vers les autres pour mieux les comprendre et mieux les aimer.

(clic sur les images pour les voir en plus grand)

Les cartes sont sobres mais jolies, et la boîte cartonnée, montée à la main, est superbe avec ses dorures artisanales. Il y a en plus 3 cartes illustrées dont une en couleur. C’est beau à l’extérieur et à l’intérieur.

‘Perdre toute mémoire, c’est ça mourir.’

‘On ne vieillit pas quand on joue puisqu’on peut recommencer.’

‘En battant les cartes, elles font la nique au temps qui trépasse.’

 

mythic

Le Tarot Mythique que j’ai reçu en cadeau récemment, dans sa première édition des années 80, venait à l’origine dans un coffret avec un livre complet. En effet, le tarot y est revisité selon les mythologies grecques, et les auteures avaient rédigé un contenu riche et hyper intéressant sur le sujet, tel un guide pour pouvoir appréhender les cartes illustrées par Tricia Newell en profondeur.

C’est en tout cas les avis que j’avais pu lire sur les Internets. Je me suis donc procuré ce livre, que j’ai trouvé pour pas cher en occasion sur Priceminister. Et en effet, le contenu est super, et la relecture du tarot de Waite et Smith selon la mythologie grecque est une idée de génie. Ca fonctionne à merveille. Ces mythes racontent en effet les archétypes de l’humanité, dans lesquels chacun·e peut se retrouver et lire son propre vécu. C’est écrit par Juliet Sharman Burke et Liz Greene.

Le Mat est Dionysos, le Magicien est Hermès, l’Impératrice est Déméter, la Grande Prêtresse est Perséphone, le Hiérophante est Chiron, la Justice est Athéna, l’Hermite est Cronos, la Roue de la Fortune est représentée par les Moerae, le Pendu est Prométhée, le Diable est Pan, la Lune est Hécate, le Monde est Hermaphrodite… La série des Coupes retrace le mythe d’Eros et Psyché, les Bâtons racontent celui de Jason et la Toison d’Or, les Epées représentent l’histoire d’Oreste et la malédiction des Atrides, et la série des Pentacles (encore et toujours mal traduit par les deniers, grrr) illustre le mythe de Dédale.

Je n’ai pas encore tout lu mais c’est brillant, et très souvent dans le même état d’esprit que ce que je pense du tarot et pourquoi je l’utilise. Youpi.

mythic tarot book

‘L’être humain est, par essence, un microcosme à l’image de l’univers tout entier. Son premier devoir est donc de faire effort pour se connaître lui-même, c’est-à-dire la nature de son âme ; là est la vraie religion, la voie sacrée qui permet à chacun d’être relié à ses origines divines.’

‘Quand nous sommes prêts à devenir quelqu’un de différent, et que nous avons besoin pour cela de développer telle ou telle qualité, nous rencontrons souvent *la* personne qui nous servira de catalyseur et nous aidera à mieux nous connaître.’

Pour voir des images des cartes, il y a mon précédent article sur ce tarot en lien ici.

un ange passe

‘Trompe la mort et tais-toi.’

Un certain nombre de personnes a depuis des mois ‘invité’ (doux euphémisme) Bertrand Cantat à se taire. A disparaître. Au nom d’une justice estimée (peut-être à raison) trop clémente, ou à cause d’egos en mal de publicité, ou encore à cause de névroses personnelles réveillées par une lutte pourtant noble et juste, bref pour tout un tas de raisons plus ou moins discutables, un certain nombre de personnes a jugé bon de ressortir des affaires jugées depuis des années, pour coller au fond du trou un homme, un artiste, un père aussi (beaucoup semblent l’oublier), qui certes a commis le pire, mais n’en reste pas moins une personne aux facettes multiples, capable de rédemption et digne de pardon. Tout au moins de respect, en tant qu’être humain, dans toutes ses aspérités imparfaites.

J’ai déjà écrit ici combien il m’a fallu du temps pour pouvoir aller au-delà de ce qui s’est passé en 2003, tant la question des violences conjugales me paraît une lutte primordiale, et plus largement la juste place des femmes – et en réalité de tous les êtres quel que soit leur genre et leur espèce – dans le monde. Et puis plus largement l’image que j’avais du gars engagé, poète et sensible, en a pris un coup, évidemment (bien que finalement tout ce qui s’est passé va dans le sens de ce qu’il est, certes à son paroxysme le plus sombre).

Aujourd’hui, un homme, un artiste, un père, après avoir réitéré sa compassion pour les proches des victimes, et son droit à la réinsertion, après avoir annulé ses dates en festival pour calmer le feu des associations manifestant contre lui, aujourd’hui, cet homme, cet artiste, annule ses deux dernières dates de concerts en salle, prévues en décembre. Aujourd’hui cet homme lâche l’affaire et, sous les pressions, dit ce qu’il a sur le cœur en pleurant face à un public médusé, envoie chier ces médias dont il s’est – visiblement à juste titre – méfié toute sa vie et qui se sont emparés de son histoire, et annule ses deux derniers concerts, à bout de nerfs.

Alors oui j’entends déjà qu’on me répond que ses souffrances ne seraient pas grand-chose comparées à la mort de deux femmes, l’une à la suite de ses coups, l’autre par pendaison alors qu’ils vivaient de nouveau ensemble.

Mais en fait qui es-tu pour pouvoir dire ça. Qu’en sais-tu. Quel a été ton chemin personnel, pour pouvoir dire ce qu’un homme, qui dans une dispute violente a fait s’écrouler la femme qu’il aimait, pense et ressent. Qui sont ces personnes qui s’insurgent contre la violence dans une surenchère de la violence. Doit-on condamner à perpétuité ? Doit-on prôner la mort sociale ? Doit-on interdire toutes les chansons, tous les films, tous les livres, écrits par des êtres humains qui auraient commis parfois le pire. Doit-on faire une différence de traitement entre le boulanger et l’artiste. Non non non. Et quelle est donc cette haine personnelle qui encouragerait la vindicte populaire, l’échafaud sur la place publique, et empêcherait le pardon, l’acceptation de la rédemption.

Je comprends la douleur sans fin et l’impossibilité de pardonner d’une famille, des ami·e·s, des enfants. Je comprends et partage le combat. Mais un tel acharnement personnel digne d’une chasse aux sorcières, concernant des faits déjà jugés il y a entre 10 et 15 ans, pardon mais oui je trouve ça un peu excessif.

Je garde au fond de mon cœur une gratitude et une joie infinies, pour avoir pu retrouver cet homme, cet artiste, à deux reprises, avant ces tristes annulations. Je mesure ma chance. La poésie et les idéaux de Bertrand Cantat m’ont enveloppée dès ma pré-adolescence et ne me quitteront jamais. Avoir croisé de si près son regard incendié, pris ses mains dans les miennes, l’avoir vu faire l’enfant en remontant son pantalon en riant et en sautillant sur la scène, avoir ressenti l’énergie fantastique transmise par ses grands gestes de magicien au-dessus de son thérémine, l’avoir retrouvé en symbiose avec son harmonica, avoir mouru au moins deux fois de folie pure pendant Tostaky et Ici Paris, et sifflé avec lui et 800 autres personnes dans un Rockstore en toute intimité, avoir croisé des gens adorables au Silo, et vu dans les airs s’étendre l’aura de sa volonté de faire le bien autant que possible, ses mains jointes au-dessus de sa tête ou sur son cœur… Autant de cadeaux dont je mesure encore plus aujourd’hui la valeur et la lumière.

Je ne suis pas ce qu’on peut appeler une groupie. La musique fait partie de ma vie comme l’air que je respire. J’essaie d’être nuancée, objective, humaine. Ce gars fait partie de ma sensibilité depuis 25 ans. Cet homme, cet artiste. Engagé, passionné, fou, imparfait. J’ai dans ma vie appris à pardonner. Pardonner n’est pas oublier. Mais à travers mon pardon à Bertrand Cantat, j’ai lâché prise sur les violences passées, accepté que ce passé m’a construit telle que je suis aujourd’hui, mais n’a plus à avoir d’impact négatif dans ma vie présente. C’est ce que je souhaite à tout le monde.

Et à lui et ses enfants, sa famille, ses proches, tout comme aux proches des personnes disparues, tout comme à quiconque a souffert de la violence, je souhaite longue et belle vie, autant que possible dans la paix.

manuel leboulanger 01

(photo Manuel Leboulanger, BBC Caen Hérouville-Saint-Clair, mars 2018)

 

doggy bag

Cette nuit et celle d’avant-hier, j’ai fait des rêves étranges et puissants. Forts de sens et de symboles. Et dans chaque rêve, comme veillant sur moi, m’accompagnant ou m’attendant patiemment, il y avait… Un chien. Pas forcément le même à chaque fois, mais pas forcément un autre non plus. Un chien comme une entité, un compagnon, un protecteur.
Au-delà de l’affection profonde que j’ai pour ces animaux, ce chien dans mes rêves prend aujourd’hui pour moi un sens profond, à l’heure où mes lectures et pensées sont tournées vers le chemin chamanique, les mondes invisibles, les animaux de pouvoir, les animaux totem et le sens de leurs visites.
Bref, en ce moment c’est un chien qui vient veiller sur moi quand je fais ces rêves, et pas n’importe quels rêves. Cet animal loyal, fidèle et inconditionnel, vient me délivrer des messages dans mon sommeil. Et cela m’emplit de gratitude.

todo está aquí

La musique est une transe. Un voyage animal hors de soi, au-delà du monde visible. La musique me fait littéralement quitter mon corps et exploser en plein ciel universel.

Papy Bébert s’est bien calmé. Il a pris 25 ans de plus lui aussi. Il ne saute plus aussi haut. Il écrit des chansons quand même beaucoup moins bien. Pourtant, le 12 mars dernier au Rockstore, c’est le même regard d’animal sauvage que j’ai croisé au-dessus des retours. C’est la même électricité qui m’a parcourue quand il a fermement empoigné mes mains avec les siennes. C’était si puissant.

J’ai donc réitéré mon indécence la semaine dernière, en retournant le voir sur scène, au Silo à Marseille.

Je manque de temps et d’espace libre dans mon cerveau pour faire review aussi complète que la première suite au Rockstore de Montpellier (en lien ici si tu veux), mais je suis très heureuse d’avoir fait ces deux dates, très différentes. Si le Rockstore a permis une ambiance très intimiste, le Silo a résonné des mots de Cantat avec sa voix des grands jours, la même férocité bienveillante était au rendez-vous pour envahir la foule, et cette fois-ci, sur la setlist, un morceau supplémentaire et pas des moindres… Marlène ❤

C’est toujours la même, la lutte contre les violences faites aux femmes doit continuer. Il ne faut ni se taire ni oublier. Je n’oublie rien, aucune violence, qu’elles me concernent, qu’elles concernent mes amies, des inconnues, des célébrités comme des anonymes. Mais l’humanité ne doit jamais se laisser dévorer par la haine, la lutte ne doit pas être aveuglée par nos névroses personnelles, et la rédemption doit être acceptée, voire accompagnée avec amour (si on le veut et si on le peut pour cette partie, j’ai moi-même mis un certain temps avant de pouvoir).

Pardon… Pardon pour tout. Comme ça c’est fait.‘ B. C. Marseille, 24/05/2018.

Amor Fati. Amor.

Et en Route pour la Joie ❤

Massilia

A une période de ma vie où j’entends de plus en plus fort le rappel de la nature et à une vie plus sauvage, je reste à l’aise en milieu citadin pour y avoir passé le plus clair de mon quotidien. A ce titre, Marseille est sans doute une des villes les plus chouettes qui soit. Une cité incroyable, colorée et vive, dans laquelle la mixité sociale et ethnique semble se vivre tout en harmonie et en tolérance.

Mention toute particulière et énorme coup de cœur pour le quartier du Cours Julien, coin des artistes, musiciens, rebelles et autres hippies, où je me suis immédiatement sentie extrêmement bien. Des énergies hyper positives dans l’air, un karma bienveillant et un mélange des genres et des cultures absolument divin. Des restos d’à peu près tous les pays du monde, des artisans et des créateurs, des bobos, des familles, des blacks qui jouent au foot, des vieux bizarres, des chiens et des oiseaux, tout ça sur la même place. Quartier merveilleux. Et accessoirement plus gros quartier dédié au street art de France.

Le Panier est aussi un coin à voir. Et le Palais Longchamp avec ses fontaines, sculptures et escaliers qui m’ont beaucoup fait penser à la Ciutadella à Barcelone.

Et puis les calanques, notamment celles de Callelongue, avec ses coquelicots sauvages agrippés partout entre les rochers ❤

Je ne pensais pas que j’aimerais Marseille à ce point. Encore une virée love & gratitude avec l’homme chouette ❤

(clic sur les images pour les voir en plus grand)

 Wild at Heart

Namasté

Certaines traditions veulent que pour pouvoir s’initier au tarot, il faudrait y être invité.e par un.e guide, qui nous offrira alors un de ses jeux pour notre propre apprentissage. Ce jeu devient alors un tarot personnel, c’est un cadeau intime qui devient profondément nôtre.

En réalité on peut tout aussi bien acheter son tarot personnel, pour peu que l’on donne du sens à cette démarche, et que l’on prenne soin de créer un lien avec les cartes, par des rituels divers, si l’intention est sincère et ancrée, c’est tout aussi bien.

Mais voilà. Puisque mon 38ème anniversaire dans cette vie terrestre semble revêtir un caractère particulier, exprimer un nouveau chapitre de vie, et même une renaissance… J’ai donc reçu pour cette occasion le tarot de jeunesse d’un des principaux guides de ma vie spirituelle. Le tarot de ses 20 ans.

Quand il me l’avait montré très brièvement, juste quelques cartes il y a longtemps, je l’avais trouvé magnifique. Mais j’ai assez vite déchanté quand j’ai compris que je ne le trouverais pas dans le commerce. En effet il a été récemment réédité mais avec les illustrations refaites par un autre illustrateur, lui arrachant ainsi tout son charme, le rendant fade et banal.
La version originale a été illustrée en 1986 par l’artiste Tricia Newell. Le dos des cartes noir et or, et les contours dans les tons beiges, mettent en valeur ses illustrations, que je trouve sublimes. Sensibles et proches de la nature, poétiques et expressives.

Par exemple cette Etoile me touche en plein coeur et me fait beaucoup penser à une personne que j’aime d’amour…
Et que dire de cette Lune si mystérieuse…

J’aime aussi beaucoup l’Hermite si cher à mon coeur, et le Hiérophante en version Centaure métalleux est tout simplement parfaite.

(clic sur les images pour les voir en plus grand)

Hier lors de mon rituel de lien avec lui, j’ai eu la Consécration du Monde, et l’Accord des Amoureux.

Encore quelques autres…

(clic sur les images pour les voir en plus grand)

Voilà. Je ressens beaucoup de gratitude en ce moment. J’ai le sentiment que l’Univers se penche sur mon cas ces derniers temps, et me donne moult signes, messages, m’envoie des énergies très positives et constructives, qui me font faire des pas immenses dans mon chemin personnel. Il paraît que la nouvelle lune récente a vu entrer Uranus en Taureau, et que les 7 années à venir seront chargées de choses surprenantes. En juillet je vais déjà revoir ma cousine et ma tante que je n’ai pas revues depuis 15-20 ans, et faire la connaissance de 6 petits-cousins et petites-cousines…
Les énergies circulent et inter-agissent de plus en plus fort depuis que j’ai pris un engagement, celui de prendre mes responsabilités en travaillant davantage sur une mutation intérieure, spirituelle, qui doit continuer dans mon chemin de vie pour être complète. Grace à un petit cahier conçu comme un guide pour ce travail, j’ai consigné par écrit cet engagement, cette responsabilité, les raisons, les conséquences probables, les liens de cause à effet, etc… Depuis, la magie est partout plus puissante que jamais. L’Univers entier est lié, je le savais déjà mais aujourd’hui je ne vois plus que ça.
Les fluxs énergétiques s’entre-nourrissent. Quand on s’engage dans un chemin de bienveillance, quand on s’ouvre au-delà du monde visible, tout change, pour soi mais aussi pour les autres. Nous créons des champs d’énergies qui agissent aussi sur nos entourages. Je le savais déjà mais le quotidien prenait trop souvent le dessus, et je ne nourrissais pas assez ces aspects, cette magie. Ce temps-là est révolu. Tout a changé. Gratitude infinie ❤

le royaume secret des loups de lumière

Ces derniers jours furent ceux de l’amour, de la bienveillance et de la liberté. J’ai rencontré des ânes d’argent et un coq d’or, un chien de feu et des enfants-loups, le chat le plus zen du monde, la rivière de turquoise, je me suis lavée à l’eau d’une source sauvage, et ce fut sans doute mon plus bel anniversaire sur les 38 déjà passés.

38. Quand je l’écris j’ai assez l’impression que c’est ma pointure plutôt que mon âge ahah.
Pourtant ce week-end j’ai mesuré le chemin parcouru et les étapes franchies dans ma vie. Ce week-end j’ai encore plus profondément regardé dans les yeux celle que je deviens, la ligne de vie qui est la mienne, bien au-delà de mon patrimoine familial, bien plus fort que mon héritage générationnel. Depuis ce week-end je sais mieux que jamais qui je suis, et pourquoi j’en suis là aujourd’hui. Je me sens libérée de certaines croyances limitantes, je me sens capable de tous les possibles.
J’ai pu me reconnecter à mon instinct sauvage, à ma nature, à la magie.
Ce n’était pas prémédité, même si je le sentais, comme une intuition, mais ce week-end était vraiment le plus beau cadeau d’anniversaire dont je pouvais rêver.

Ces derniers jours, quelque chose d’essentiel, d’intime, a changé. S’est accéléré. Le cheminement que je fais ces dernières années sur ma place dans l’Univers a fait un bon en avant incroyable. Grâce à une rencontre incroyable. Des rencontres incroyables. Je ne me souviens pas avoir été autant gâtée, accueillie avec tant de chaleur et de sincérité. J’ai trouvé le chemin du paradis, un royaume de liberté. Un lieu où la magie est présente partout, tout le temps.

J’ai vécu quelque chose que je cherchais depuis longtemps, quelque chose que j’espérais trouver un jour, et j’ai sans doute pris le bon chemin, car c’est arrivé.

Et tout a changé.
J’ai une chance inouïe.
Gratitude infinie ❤

(clic sur les images pour les voir en plus grand)

 

l’avenir appartient au dernier orage

J’ai attrapé la rage il y a très longtemps, à peine sortie de l’enfance. Elle m’a mordue à en arracher mes chairs, s’est plantée dans mon coeur toutes griffes dehors, et j’ai mis environ un quart de siècle à m’en débarrasser. Aujourd’hui la rage en moi a quasiment totalement disparu. Si ce n’est une rage d’aimer que, je crois bien, rien ni personne ne pourra jamais briser. Cette rage d’amour qui m’a fait tenir debout, en toutes circonstances, quels que soient les coups, physiques comme psychologiques.
Bertrand Cantat, avec sa poésie et avec Noir Désir, est le premier artiste qui a su apaiser un peu cette furie qui me rongeait de l’intérieur, dès les bancs du collège. Là où Kurt Cobain nourrissait ma colère, Cantoche me donnait à voir une lumière d’espoir, un peu de beauté.
Alors maintenant que j’ai réussi à accepter ce qui est, même le pire, même l’impardonnable, je crois que plus on crachera sur Bertrand Cantat, plus je lui réitérerai mon salut, mon soutien dans sa rédemption, avec indécence trouveront certain.e.s, mais surtout, avec la rage d’aimer.

Je n’ai plus le temps. D’attraper la rage.

***

J’écrivais ça hier soir en écoutant en boucle ‘La Rage’ de Noir Désir. Et puis de fil en aiguille, de lien en lien, YouTube m’a amenée à découvrir quelques trésors inestimables. Un live de ND de 1987 à Montpellier absolument surréaliste. Le Printemps de Bourges 1988. Puis leur démo de 1985, avec 4 titres. Dont celui-ci. Qui n’a pas fini de me mettre en transe encore et encore, tant ce qu’il dégage me fait monter le coeur au bord des lèvres. Un diamant noir, d’amour fou et enragé ❤