tarot for animism 1

Juillet ne commence que demain, mais je commence dès ce matin le challenge proposé par Karlota Alevosia, sur la thématique du territoire. Première question : Quelle est ma relation actuelle avec mon territoire ?

J’ai hésité à faire ce challenge, car mon lieu de vie actuel n’est plus celui qui m’apporte tout ce qu’il me faut. Si j’ai conscience des points positifs de mon nid sur ce territoire, en comparaison avec d’autres, il n’en demeure pas moins que depuis longtemps et de plus en plus fort, ce sont d’autres lieux de vie qui m’appellent, plus sauvages et plus éloignés des remous citadins.
Les arbres et la forêt me rappellent à mes racines profondes, me font continuer de grandir dans ce monde, et c’est donc dans un état d’esprit particulier que je me décide à malgré tout répondre à ces questions autour de mon territoire actuel.

Trois arcanes majeurs se manifestent, alors que j’ai brassé le jeu entier.

Passionnée et entière, mes pulsions de liberté font vibrer tout mon être. Mes désirs sont puissants, mon envie de me défaire des injonctions sociétales est immense. Au point de peut-être, parfois, m’empêtrer dans des frustrations inutiles. Parfois c’est comme si j’étais en colère contre ce territoire qui ne me convient plus. Je m’y sens par moments un peu piégée.
Mes profondeurs remontent à la surface pour le meilleur comme pour le pire. J’essaie tant bien que mal d’harmoniser toute cette énergie à mon territoire actuel. Après tout, mon pouvoir le plus intense, c’est ma tempérance même dans le feu des passions dévorantes.

Mais je veux bouger. Mon territoire doit changer. Pourtant parfois j’ai l’impression de m’enliser, qu’il faut déplacer des montagnes. J’y suis prête mais certains éléments ralentissent le mouvement. Tenace, je ne lâcherai rien. Je crois au pouvoir des cycles, l’heure viendra forcément. Mon territoire est fluide, interchangeable, et prêt à se développer sous mes pieds. Je n’appartiens à rien ni à personne pour toujours.

Peut-être la clé est-elle dans l’écoute de mes guides. Je n’en ai pas 50, un essentiellement, qui m’apprend à accepter que je deviens guide à mon tour. Il y a aussi de la sagesse sacrée dans mon territoire actuel, je le sais. Au-delà de mes envies endiablées et de mon regard tourné vers la suite du chemin. Pour l’instant je suis ici. Ce territoire a aussi besoin de ma sagesse. Peut-être même plus que la forêt. J’ai besoin de la forêt, mais elle n’a pas besoin de moi. Par contre, ce territoire ci, il a besoin de guides et de sacré, pour exprimer la force qui est la sienne et que le brouhaha citadin ne sait plus écouter. Je devrais sans doute davantage tourner ma passion et ma volonté sur ce territoire, puisque pour l’instant il est le mien dans le quotidien. Alors j’entendrai sûrement ce qu’il a à me transmettre.
Le pire c’est qu’au fond je le sais parce que quand je l’écoute, ce territoire me raconte son sacré, par le bruit du vent dans les feuilles du jasmin d’hiver, par les toiles d’araignée dans les branches de l’olivier, par la danse des feuilles immense des acanthes, par le cheminement au ralenti des escargots sur le citronnier, par les oiseaux qui chantent encore dans ces quelques mètres carrés préservés de la folie citadine… Ces quelques mètres carrés de territoire intime qui me préservent un peu en attendant la suite, et que je me dois de préserver en retour.

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