Wuthering Heights

Les Hauts de Hurle-Vent est un chef d’oeuvre, en tout cas pour la première moitié où j’en suis. La folie et la violence des personnages n’ont d’égal que le rythme effréné de l’écriture, tout le monde est fou et effréné là-dedans, il y a cette urgence de vivre dont j’ai souvent parlé et qu’on suit parfois pour le meilleur et pour le pire, et emporté-e par les mots on ne peut tout simplement plus s’arrêter de lire, et quand on y est obligé-e, on ne peut de toute façon penser correctement à rien d’autre. Les obsessions des personnages deviennent les nôtres, on devient fou face à tant de passion enragée, nous aussi on pourrait bien finir par se jeter contre les murs après une étreinte désespérée. Bref.

Pour l’instant mon seul bémol, serait ce signe qui rappelle que le roman a été écrit par une jeune fille qui est morte sans avoir jamais rien vécu autrement qu’à travers ses nombreuses lectures, n’ayant jamais connu ni l’amour ni la passion ni la dépendance affective qu’elle dépeint pourtant si habilement, si intelligemment nourrie par tout ce qu’elle a lu au fin fond de sa lande perdue. Mais voilà le problème : 200 pages déjà d’amour brûlant qui détruit tout et survit à tout même dans les flammes de l’enfer, mais pas une seule scène de cul.

Si je ne lis aucun passage sexuel avec Heathcliff dans la 2ème moitié du livre, je l’écrirai moi-même.

john-william-waterhouse-boreas(image : John William Waterhouse, Boreas)

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